Du street art au street artist : parcourir les Abbesses avec FKDL (2/2)

FKDL - Les Abbesses - Juillet 2011

FKDL - Les Abbesses - Juillet 2011

Hier, sur ComCam&Co, j’évoquais le contexte d’un samedi “street artistique” passé avec FKDL dans les rues de Paris. Collagiste, habilleur d’ombres éclatantes, Franck Duval m’a donné l’occasion de le suivre lors de l’une de ses expéditions ! Parcours de l’artiste, parcours dans Montmartre… maintenant, place au collage !

Le rendez-vous est donné dans le quartier des Abbesses. Petites rues, passages et escaliers sont pour lui des toiles de fonds urbaines idéales. Lorsque je le retrouve, pas en avance et un peu essoufflée, tout est prêt. Colle et eau ont été mêlées et reposent dans un cabas aux couleurs psychédéliques. Le temps de laisser passer des agents de nettoyage de la Ville de Paris et…

FKDL sous le sourire d'un Gregos - Les Abbesses - Juillet 2011

FKDL, sous le rire d'un Gregos Juillet 2011

FKDL se prépare. Sa besace noire renferme un petit univers dont les étoiles filantes sont des personnages. Visages, regards et expressions accrocheuses sont pliés en huit dans des combinaisons de couleurs vives… Il parcourt ce petit univers comme un endroit familier. Il en sort un qu’il déplie rapidement pour s’assurer de son choix. Dans la poche de son jean, il met une signature et un flashcode. L’élu de cette petite rue patientera vaguement replié sur la besace.

Le cabas entre en scène. FKDL en tire une lourde brosse à colle et prépare le mur dans des mouvements vifs et réguliers. Il plonge la brosse dans le sac à plusieurs reprises et badigeonne le mur. La bonne texture obtenue, le moment est venu pour un nouveau personnage de s’étirer.

C’est un peu la fin d’un sommeil. Un éveil. Franck Duval déplie la silhouette, pour de bon cette fois. Il prend un léger recul. Il avance à nouveau vers le mur… et lui attribue sa place, commençant par les coins supérieurs. De haut en bas, il plaque le personnage d’énergiques caresses. Une fois installé, il lisse son ouvrage, faisant sortir les bulles d’air, corrigeant un petit raccord. Si chaque collage est différent, les étapes révèlent incontestablement l’habitude de gestes répétés au fil des rues.

FKDL - Les Abbesses - Juillet 2011

FKDL - Les Abbesses - Juillet 2011

Une nouvelle couche de colle imprègne un peu plus les nouvelles locataires du quartier, principalement des femmes ce jour-là. Elle salue les passants d’un “vive la détente”. Elle serpente sur un fond rouge et ajouré. Elle s’envole vers une île mystérieuse. Elle confirme, aguicheuse, que nous sommes bien à Paris.

La signature vient compléter le collage, comme un rebond de ces histoires d’hier… et définitivement d’aujourd’hui ! Un flashcode, constitue la touche finale ou un point de départ vers le site de l’artiste. Quelques photos du “nouveau né” de Montmartre et… Le bac de colle est refermé, la brosse rangée, portés jusqu’au prochain personnage.

FKDL - Les Abbesses - Juillet 2011

FKDL - Les Abbesses - Juillet 2011

D’un collage à l’autre, j’observe les réactions des gens. Étrangement, lorsqu’il y a pas mal de passage, les gens sont intrigués mais pas vraiment surpris. Dans les rues un peu moins fréquentées, les comportements sont finalement plus spontanés. Ça commence avec un “ça fait un moment qu’on attendait de vous voir !” et se termine sur un “pas là ! Vous allez vous faire tuer”, dans une incitation à aller coller sur le mur d’en face…

Une journée haute en couleurs, une occasion de découvrir le street art du point de vue de l’un de ses acteurs. Merci à FKDL de m’avoir fait partager cette épopée citadine et artistique. Mes prochaines rencontres avec l’une de ses silhouettes feront apparaître sur mon visage un sourire plein de souvenirs !

Envie d’en savoir plus sur Franck Duval ? Quoi qu’il soit plus sympa de scanner un des ses flashcode au détour d’une petite rue parisienne, signe que vous avez croisé l’un de ses personnages, pourquoi pas passer par l’un de ces liens pour faire un tour sur le site ou le blog de FKDL !

Du 12 octobre au 14 novembre 2011, Franck Duval exposera à la Little Big Gallery, 45 rue Lepic, à Paris. Le vernissage de l’expo aura lieu mercredi 12 octobre, à partir de 18h.

Camille Jochaud du Plessix

Du street art au street artist : parcourir les Abbesses avec FKDL (1/2)

FKDL et Gregos pour Empreintes Urbaines

FKDL et Gregos pour Empreintes Urbaines

Juillet touche à sa fin et je ne vous ai toujours pas parlé de cette formidable aventure du début du mois…

Un samedi, du soleil. Les conditions sont idéales pour… suivre un street artist dans son parcours parisien ! Une première. L’artiste, c’est Franck Duval, connu dans la rue sous le nom de FKDL.

FKDL se démarque, dans le monde du street art, par ses collages, ses silhouettes élancées habillées de coupures de vieux journaux (vieux, dans tout ce qu’ils ont de magique). Est-ce bien nécessaire de préciser que je suis complètement adepte ? Quel plaisir d’observer les détails de ses collages de collages, mises en abymes qui redonnent du mouvement au passé…

Marchant le long des rues sinueuses des Abbesses, FKDL retrace les grandes étapes de son parcours, autant de lanternes qui s’allument et éclairent son cheminement créatif. D’un mur à l’autre, nous passons voir sa collaboration avec Gregos pour Empreintes Urbaines, la vente aux enchères pour SOS Racisme, il en a été question sur ComCam&Co ! Cette expérience à quatre mains a d’ailleurs fait l’objet d’une vidéo que je vous invite à découvrir.

Soignant son personnage, FKDL déplace un sticker. Il me parle de ses collaborations avec d’autres street artists dans le quartier ou ailleurs, passées ou à venir. Il les raconte comme les épisodes d’une grande aventure. Les protagonistes sont Mimi le Clown, Suriani, Titi from Paris, Kouka ou très récemment Specter… D’une question à l’autre, Franck Duval m’explique comment il en est venu au street art, le tournant “Aux arts citoyens”, en 2006, à l’Espace des Blancs Manteaux. C’est l’occasion d’apprendre comment son travail de rue a évolué, des silhouettes aux habillages.

Il évoque dans les grandes lignes les rencontres et les événements qui ont particulièrement compté, les surprises que le monde du street art lui a réservées ces dernières années. C’est aussi le moment d’en savoir plus sur la colle, le papier, les “bons” murs, son rejet des bombes aérosol. Cette incroyable balade est ponctuée par les œuvres de certains de ses amis ou d’endroits riches en souvenirs…

Au cours de cette conversation enthousiaste, quelques pauses, le temps d’un collage dans une rue, un passage… N’en manquez rien ! La besace pleine de personnages et la brosse à colle c’est pour demain sur ComCam&Co !

Une suggestion, en attendant, pourquoi pas patienter en allant faire un tour sur le blog ou le site de FKDL ?!

A suivre…

Du 12 octobre au 14 novembre 2011, Franck Duval exposera à la Little Big Gallery, 45 rue Lepic, à Paris. Le vernissage de l’expo aura lieu mercredi 12 octobre, à partir de 18h.

Camille Jochaud du Plessix

Paris quartier d’été : Alice Russell envoute le public des arènes de Montmartre

Paris Quartier d'été - Alice Russell aux Arènes de Montmartre

Paris Quartier d'été - Alice Russell aux Arènes de Montmartre

Il y a peu, Bill Haley me faisait découvrir la voix d’Alice Russell et me proposait d’aller la découvrir en concert aux Arènes de Montmartre, dans le cadre de Paris quartier d’été. Une telle invitation ne se refuse pas !

C’est mon premier spectacle aux Arènes de Montmartre. Ce petit amphithéâtre est génial : quelques étages, quelques arbres, une scène ni trop grande, ni trop petite… Bref, l’endroit est idéal et la grisaille judicieusement a décidé une trêve…

Le temps que les spectateurs s’installent, grimpent ici et là et les artistes entrent en scène. Pianiste, violoniste, choriste, batteur et bassiste installés, c’est une petite blonde, dans une veste à poids noirs et blancs, perchée sur de hauts talons, qui salue le public d’un large sourire et de quelques mots, in french…

Time has come. Quelques notes et la voix d’Alice Russell remplit l’amphithéâtre. Les premiers morceaux accompagnent la fin du jour. Ils sont teintés d’influences riches et métissées, presque épicées, ils sont portés par un timbre grave, suave… Si au début, le public est un peu timide, il se détend peu à peu… Peut-être l’artiste semble-t-elle aussi s’amuser de plus en plus au fil du concert… Sa musique a quelque chose de très personnel. Alice Russell touche ses spectateurs en chantant avec ses émotions et ça fonctionne à merveille.

Et puis… il y a les autres, ses musiciens. Dans les apparences, chacun semble avoir son style bien à lui. Musicalement, ils offrent une jolie rencontre.

Le pianiste a cette allure de passionné, un peu dans son monde… Il se déchaîne sur les touches de ces deux claviers pour le plus grand plaisir de spectateurs qui ne peuvent être qu’impressionné. Le violoniste, qui troque de temps en temps son instrument pour une mandoline, est assez impressionnant, lui aussi. Avec ses airs de joyeux irlandais il révèle son incroyable capacité à s’approprier des styles qu’il semble décliner… Il a également le rôle de choeur de temps à autres, accompagnant la choriste black, dont la voix est très complémentaire à celle d’Alice Russell… N’oublions pas le bassiste et le batteur, qui donnent le tempo de cette soirée soul, lui apportant un balancement de rigueur.

Une excellente soirée passée avec Bill Haley. Merci encore, je suis ravie de ce joli partage…

Paris Quartier d’Eté
Jusqu’au 9 août 2011
Les Arènes de Montmartre
Croisement rue de Chappe et rue Saint-Eleuthère
75 018 Paris

Camille Jochaud du Plessix

Paris, galerie à ciel ouvert : visite guidée de Romuald Stivine et Vito del Forte avec Paris Street Art

Paris Street Art, visite guidée de Romuald Stivine et Vito Del Forte

Paris Street Art, visite guidée de Romuald Stivine et Vito Del Forte

Ayant commencé, il y a quelques mois déjà, mon initiation au street art parisien, est venu le moment de me trouver des repères. En effet, si certains artistes sont pour moi de plus en plus identifiables, la galerie à ciel ouvert qu’est Paris reste parfois un peu confuse.

Il y a quelques semaines, j’ai donc (enfin) investi dans Paris Street Art, de Romuald Stivine et Vito del Forte, publié en 2008, aux éditions Prestel. Ce petit bouquin permet de se familiariser avec quelques grands noms du milieu, de repérer leur graphisme, d’admirer des oeuvres qui ont été remplacées par d’autres.

Si la riche série de photo est le plus souvent identifiée, on y trouve également quelques “Unknown” dont on se délecte également des oeuvres… Les “identifiés” sont nombreux dans ce “catalogue d’expo éphémère” : Space invader, Zbs, 36Recyclab, Duster 132, Wk Interact, M.BW, Sich, Pq, David Gouny, Poch, Spizz, Gilbert, Mezzoforte, André, Fremantle, Dolk, Mimi le clown, Sixo, Teurk, Krsn, Aches, Kros, Turbo, 3615, Le cyklop, Titi Freak, Zezão, Alexandro Vasmoulakis, Koeurélé, June, Mesnager, Jean-Luc Duez, Jb.Leonardi, L’Atlas, Popay, Nekotwo, Koléo, G, Dan23, Lem, Jana&JS, Mosko&Associés, Artiste-ouvrier, Marybel, Belleville jungle, Le Chevreuil, Olivia, Nemo, C215, Monsieur qui, FKDL, Honet, Daniel Melim, Jef Aérosol, Miss.tic, Lyl, Koléo, Wanda Savy, Native, Pixal Parazit, Shaka&Nosbé, Teurk-Jaya, hao, Gorelaume, Microbo, Disco shoes, Aleteia, The Plug, Peripheral media project et Dominique Larrivaz.

Une petite merveille qui éclaire pas mal de lanternes et donne envie de compléter la collec avec les éditions consacrées à Munich, Berlin, Londres (une acquisition prochaine en prévision de quelques jours so british au mois d’août) et New York (juste pour le plaisir en attendant “the big day”)…

Sreet Art Paris,
Romuald Stivine et Vito Del Forté
Éditions Prestel
2008

Camille Jochaud du Plessix

Nouvel article pour la galerie Art’et Miss – Le verrier Tomasz Laczynski présente son tour d’Europe

Tomasz Laczynski à la galerie Art'et Miss jusqu'au 31 juillet 2011

Tomasz Laczynski à la galerie Art'et Miss jusqu'au 31 juillet 2011

Dans mon billet sur le vernissage de “L’Europe et son arbre magique” du verrier Tomasz Laczynski, j’annoçais un billet plus délayé… Il est désormais disponible sur le blog de la galerie

Je vous laisse découvrir ce chemin spirituel, un voyage en toute transparence à parcourir du 13 au 31 juillet 2011 à la Galerie Art’et Miss.

Tomasz Laczynski
“L’Europe et son arbre magique”
Galerie Art’et Miss
14 rue Sainte Anastase
75 003 Paris
 M° Saint Paul (1) ou Chemin Vert (8)

Camille Jochaud du Plessix

Give me a wall so I can escape – The drip series d’AM à la Galerie 154

AM à la Galerie 154

AM à la Galerie 154

Jeudi soir, après avoir jeté un coup d’oeil au travail du Collectif France Tricot au MUR d’Oberkampf, je ne pouvais manquer de passer à la Galerie 154, pour voir l’expo de AM. Dans le cadre du festival Give me a wall so I can escape, Alice Mizrachi y présente “A piece of wall – The drip series”.

Dès l’entrée, sur les murs mêmes de la galerie, l’artiste new-yorkaise  interpelle les passants… ou su moins, les personnages qu’elle y a réalisé s’en chargent !

A l’intérieur de la Galerie 154, elle expose des séries de portraits marqué par les “drips”, qui, tel des larmes ruisselantes ou les marques d’une pluie nostalgique. Elles couvrent des visages serins, songeurs. Sur de grandes feuilles de papier blanc, reposent les personnage alanguis d’AM. Ses fonds au pochoir sortent parfois de ses supports, pour s’échapper sur le mur de la galerie, dans des couleurs différenciées.

Une expo à découvrir jusqu’au 31 juillet, à la galerie 154 !

Retrouvez tous les articles sur Give me a wall so I can escape publiés sur ComCam&Co et l’intégralité du programme du festival !

La galerie 154
A piece of wall – The drip series, par AM, Alice Mizrachi
154 rue Oberkampf
75011 Paris
M Ménilmontant (2)

Camille Jochaud du Plessix

Give me a wall so I can escape – Le Collectif France Tricot habille le MUR

Le MUR par le Collectif France Tricot

Le MUR par le Collectif France Tricot

Le week-end le dernier, le programme du festival Give me a wall so I can escape était particulièrement chargé… Pas sur Paris, j’ai poursuivi, cette semaine, ma cession de rattrapage…

Hier soir, c’est donc au MUR que je suis passée. Un détour qui m’a fait plus encore regretté de n’avoir pas pu assister à la performance du Collectif France Tricot.

Sur un fond en gros chevron, prend place une énorme pelote dans laquelle sont plantées deux aiguilles. Ces outils de conquête de la rue sont entourés des initiales CFT. Tous ces ornements sont faits, en toute logique, de laine… Parfaite maîtrise du point mousse, il n’y a rien à redire ! Dans les coins en haut du mur, les noms des artistes (tricotés, bien sûr) : Ematric, Dury, Quinc et Soso. Bravo à eux, le résultat est génial… et la laine d’actualité en ce pluvieux mois de juillet !

Retrouvez tous les articles sur Give me a wall so I can escape publiés sur ComCam&Co et l’intégralité du programme du festival !

Le MUR
A l’angle des rues Obrerkampf et Saint Maur
75011 Paris
M° Parmentier (3)

Camille Jochaud du Plessix

Give me a wall so I can escape – Conception masculine de la féminité par Wers et Jade à la galerie Frichez-nous la Paix

Désolée, j'ai oublié de prendre une photo de la galerie...

Désolée, j'ai oublié de prendre une photo de la galerie...

Lundi soir, après un tour au vernissage de Sistebam et Pierre-Loup Auger, c’est vers Frichez-nous la paix que je me suis dirigée vers Frichez-nous la Paix pour un autre vernissage, celui Wers et Jade.

Les deux artistes péruviens présentent leurs ouvres, dans le cadre du festival Give me a wall so I can escape et dans la continuité de la thématique Fémicité. Il interprètent chacun à leur manière des féminités bien particulières.

Wers, présente une série de toiles aux fonds cuivrés sur lesquelles apparaissent des sortes de génies. Au travers de ces toiles et de ses dessins, j’ai eu l’impression de retrouver l’iconographie de contes orientaux. Formes rondes, dans lesquelles apparaissent des lignes nettes, vapeurs et fumées donnent à son travail un caractère très apaisant. Dans ses œuvres, quelques mots se dessinent comme des mystères à découvrir.

Les personnages de Jade illustrent notamment les différentes relations d’une femme à l’autre. Rouge passion pour l’amour, lumineux orange pour la mère, le vert de l’intelligence pour l’amitié, ce triptyque pose une réflexion intéressante sur le thème de la féminité. On découvre également à Frichez-nous la Paix, une toile grand format plus proche de ce que l’on peut avoir l’habitude de voir dans l’univers du graff. L’artiste expose également une sculpture aux inspirations cubistes et une série de six dessins faits de portraits et personnages.

Une exposition qui donne à voir la féminité/fémicité dans ses multiples facettes…

Retrouvez tous les articles sur Give me a wall so I can escape publiés sur ComCam&Co et l’intégralité du programme du festival !

Ellas par Wers et Jade
Jusqu’au 31 juillet
Frichez-Nous la Paix
20 rue Desnoyer
75020 Paris
M° Belleville (2 ou 11)

Camille Jochaud du Plessix

Sisteban et Pierre-Loup Auger prennent leur quartier d’été au Musée en Herbe

Pierre-Loup Auger en pleine performance au Musée en Herbe

Pierre-Loup Auger en pleine performance au Musée en Herbe

Lundi soir, le Musée en Herbe présentait son septième opus de l’”Explosition”. Sistebane et Paul-Loup Auger ont pris leurs quartiers d’été au sein de “Ma Première Galerie” et ça dure jusqu’au 4 septembre 2011 !

Sistebebane, le parrain. Des toiles de l’artiste émergent des héros, super ou tout simplement sorti d’un univers passé, revu et corrigé. Sur fond de manga, il recrée une iconographie inspirée des années 1950 à 1980. Il y appose des pictogrammes délirants, faisant ainsi porter à ses oeuvres une réflexion sur la société dans laquelle nous vivons.

Pierre-Loup Auger, le filleul. Le principe de Ma Première Galerie veut que pour chaque exposition un artiste confirmé parraine un talent en devenir. Le jeune artiste, qui totalise tout juste 18 printemps, est prolifique. Ses dessins au noir, univers délirants faits de joyeux monstres (entre autres), envahissent les cadres au point de donner l’impression qu’ils vont en sortir !

En pleine performance pendant le vernissage, Pierre-Loup Auger, imperturbable, fait évoluer un dessin qui couvre un morceau de mur. Les conversations me font comprendre que le jeune artiste fait évoluer son oeuvre au gré de son imagination, revenant sur tel élément, en ajoutant un autre ici ou là… Au moment où je croque dans un splendide cup cake aux myrtilles (c’est si bon que j’en ai jusque sur le bout du nez), il est en train d’orner la casquette de son personnage… Ou de le coiffer de la sienne (je vous laisse observer le visuel !)

Une expo adaptée aux petits mais également géniale pour les grands, à découvrir tout au long de l’été ! Si vous passez par le Musée en Herbe, profitez-en pour parcourir l’expo “Les hiéroglyphes de Keith Haring”, une rétrospective, elle aussi adaptée aux culottes courtes et aux adultes cullottés ! Une suggestion, au passage : par ce temps pas terrible, pourquoi ne pas faire participé vos bambins à l’un des ateliers du musée ?!

L’Explosition : Sistebane et Pierre-Loup Auger
Du 19 juillet au 4 septembre 2011
Le Musée en Herbe
21, rue Hérold
75 001 Paris

Camille Jochaud du Plessix

Give me a wall so I can escape – Petit rattrapage du week-end, Däg et AM sur le mur de Confluences

Lady Alézia sur les finitions du mur de Däg et AM à Confluences

Lady Alézia sur les finitions du mur de Däg et AM à Confluences

Pas à Paris ce week-end, je n’ai pas pu me rendre à Confluences pour le Street Brunch et le Street Market, dans le cadre du festival Give me a wall so I can escape… Au même moment, avait lieu une performance de Däg et AM… Si j’ai loupé une partie de l’événement, je suis passée à Confluences ce lundi pour un petit rattrapage !

J’ai alors pu découvrir le graff que Däg a entrepris (la finalisation est prévue pour mercredi 20)… Du rouge, du noir et du blanc, à nouveau, cette fois-ci teinté également de orange, couleur que l’on retrouve sur l’ensemble du mur et qui, par touches, fait l’effet d’une toile de fond.

AM a peint deux portraits aux couleurs chaudes pour l’un, plus froides pour l’autre…Ce n’est pas le seul jeu d’opposition de la fresque : yeux ouverts ou fermés, langueur ou regard fixe, la graffeuse a fait de ce mur une sorte de miroir inversé.

Au moment où je suis passée, la “calligraffeuse” Lady Alézia est en train d’apposer la signature du festival entre les graff d’AM, un “Give me a wall so I can escape” élancé, féminin !

Retrouvez tous les articles sur Give me a wall so I can escape publiés sur ComCam&Co et l’intégralité du programme du festival !

Cofluences
190, boulevard de Charonne
75 020 Paris
M°Alexandre Dumas ou Philippe Auguste (2)

Camille Jochaud du Plessix

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