Collage : l’exercice A Nous Paris de la semaine ! #6

Sortir de nul part, courir, faire face à de multiples perspectives, aller de l’avant, voir du monde, marcher vers les étoiles… C’est un peu tout ça le collage de la semaine !

A nous Paris - A mes collages #6

A nous Paris - A mes collages #6

PS : une fois encore, peu de papier déchiré… mais ce n’était pas non plus le plus adapté… La semaine prochaine, peut-être !

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Tout est matière, Vik Muniz au Museu Colecção Berardo de Lisbonne

Vik Muniz au Museo Berardo de Lisbonne

Vik Muniz au Museo Berardo de Lisbonne

Silence radio tout le week-end… et pour cause, j’ai quitté Paris pour la douce Lisbonne ! Novembre… et un temps qui rappelle le printemps. Une vingtaine de degré pour crapahuter, je ne pouvais rêver mieux !

Bon, je ne vais clairement pas refaire le détail de tout le voyage… mais il y a une expo que je veux évoquer absolument sur ComCam&Co… il s’agit de Vik, une expo de l’artiste brésilien Vik Muniz présentée au Museu Colecção Berardo.

Si déjà la collection permanente offre un parcours riche et passionnât de 1900 à 2010, cette expo, c’est un peu la cerise sur la gâteau, le chocolat chaud sur cette profiterole artistique…

Le chocolat, justement, c’est l’un des matériau utilisé par l’artiste pour travailler l’une de ses série de reproductions. Des matières les plus nobles aux plus méprisées, Vik Muniz a recours à tout ce qui fait plus ou moins notre quotidien, que l’on remarque encore ou pas…

Jouets miniatures et perles multicolores, poussière, fil, pigments secs, végétation, papier mais aussi diamants et caviar… Pour Vik Muniz, pas de limite dans le choix des matériaux. Les choses les plus insignifiantes peuvent par leurs couleurs, leurs aspects, leurs textures, leurs nuances, devenir partie intégrante de l’oeuvre. A l’inverse, on imagine que c’est parfois la matière elle-même qui suggère le sujet.

Si l’artiste s’est souvent attaché à reproduire des oeuvres, il a aussi créé des portraits, à l’image de ces visages dont le lieu de travail et d’habitation n’est autre qu’une décharge Sao Paulo (la plus grande du monde)… Certaines des plus belles rencontres que l’artiste a eu l’occasion de faire dans sa vie. Le résultat est assez incroyable, fascinant… Un coup de coeur particulier pour Les Raboteurs de Caillebotte, réalisé en collage… (je sais, c’est facile, l’original étant déjà splendide…) Si je suis moins amatrice de ses travaux en caviar ou diamants, je trouve que la démarche est intéressante : précieux ou pas, toutes les matières sont mises dans la même perspective.

Superbe découverte de ce voyage liboète, Vik Muniz a une capacité incroyable à réinterpréter le quotidien. Il invite à ne pas voir les choses que pour ce qu’elle sont mais pour le potentiel qu’elles renferment et leur capacité à exprimer des choses…

Vik, par Vik Muniz
Jusqu’au 31 décembre 2011
Museu Colecção Berardo
Praça imperio
1443-003 Lisboa
M°Belèm

Camille Jochaud du Plessix

Rire et émotion avec les intraitables Intouchables !

Intouchables, d'Eric Todelano et Olivier Nakache

Intouchables, d'Eric Todelano et Olivier Nakache

Intouchables, d’Eric Todelano et Olivier Nakache, avec François Cluzet, Omar Sy et bien d’autres.

Retour vers le théâtre il y a peu… et le cinéma n’a pas tardé à suivre. Si l’intention, hier soir, était d’aller voir The Artist avant qu’il ne soit plus diffusé (dix métros de retard, je sais), c’est finalement Intouchables qui a eu les faveurs de la soirée (Jean Dujardin attendra la semaine prochaine !)

En trois mots, c’est la rencontre d’un riche tétraplégique, Philippe, et d’un jeune de banlieue, Driss. Le croisement de deux modes de vies, de deux univers que tout oppose.

Bon, ok, au début on peut se dire que deux mondes que tout oppose, réunis par la magie de la vie (et du cinéma), c’est un peu déjà vu… Première précision, tout cela repose sur une histoire vraie de vraie (on nous donne même des nouvelles des personnes qui ont inspiré le film à la fin)…

OK, mais c’est pas tout… Le duo de choc, formé par François Cluzet et Omar Sy, offre une incroyable tranche de fraîcheur ! Rencontre de deux mondes, on y revient… mais cette fois pour en souligner le bénéfice, celui d’une autre vision des choses qui permet de passer de la dramatisation d’une situation… au rire ! Un humour familier, qui a un petit goût de “SAV des émissions”, disait Bill Haley après la séance. Placé dans un contexte différent, cet humour franc et moqueur permet de rire de tout, ou presque. Une sauce pleine de tendresse, relevée avec vigueur !

Chez les deux acteurs, on sent qu’une véritable complicité s’est crée. Ils sont entourés d’une galerie de personnages peut-être un peu convenus mais incarnés avec efficacité. Les uns et les autres donnent ainsi du volume au sujet.

… en dire plus ? Ce serait peut-être gâcher le plaisir de découvrir ce film !

En y allant, avec en tête nombre de critiques élogieuses, petite crainte d’être déçue (même si je ne suis pas du genre à détester par principe ce qui plait en général, j’assume complètement mon petit côté bon public ! )… Situations choisies, échanges et réalités, C’est finalement ravie que je suis sortie du cinéma, le sourire aux lèvres !

Camille Jochaud du Plessix

Collage : l’exercice A Nous Paris de la semaine ! #5

Hier soir, coup de flip en constatant qu’A Nous Paris n’était pas aux rendez-vous, à Croix de Chavaux, en sortant du boulot… Heureusement à République, je trouve la matière de  mon exercice de la semaine…

Si pour le collage de lundi dernier, je me suis donnée pour ce qui est de déchirer, cette semaine est placée sous le signe de la  découpe ajustée…

A nous Paris - A mes collages #5

A nous Paris - A mes collages #5

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Collage : sous le signe de Fli-Flap !

Ce week-end, suite et fin d’un nouveau collage entrepris suite à celui que j’ai fait sur Moulinex il n’y a pas si longtemps… A nouveau, les traits du passé (années 1960), de la rondeur et des rayures… La technique évolue peu à peu pour un résultat plus propre mais qui reste à optimiser… ça viendra (peut-être, je l’espère)

Fli-Flap, placez vos cheveux sous le signe de l'oeuf !

Fli-Flap, placez vos cheveux sous le signe de l'oeuf !

Quoiqu’il en soit, voilà le résultat !

Sous surveillance : 1984, Big Brother vous Regarde au Théâtre de Ménilmontant

1984, Big Brother vous Regarde au Théâtre de Ménilmontant

1984, Big Brother vous Regarde au Théâtre de Ménilmontant

1984, Big Brother vous Regarde, de George Orwell, adapté par Allan Lyddiard, mis en scène par Sébastien Jeannerot. Avec Jean-Pierre de Lavarene, Florence Nilsson, Sébastien Jeannerot, Hervé Terrisse, Sébastien Antoine et Anne-Sophie Barla.

Du théâtre… ça faisait si longtemps et ça commençait à manquer !

Vendredi soir, avec Morgane, direction le Théâtre de Ménilmontant pour 1984, Big Brother vous Regarde. Une pièce pas évidente d’approche, vue dans un souvenir relativement vif du bouquin, mon accompagnatrice l’ayant lu il y a peu. C’est donc très curieuses que nous sommes arrivées au théâtre de Ménilmontant.

Dès l’entrée dans le théâtre, le ton est donné. Quatre personnages sont assis en tailleur, masque à gaz sur le nez, mitaines et combinaisons. Il tournent le dos à un écran sur lequel défilent déjà des images en noir et blanc… Manifestations, défilés et scènes populaires s’enchainent alors que les spectateurs d’installent. Le départ et donné pour cette pièce sombre dont il est probablement inutile que je rappelle le pitch.

La pièce ne commence pas forcément là où débute le livre. C’est lors de la rédaction de son journal que l’on retrouve Winston Smith. Le décor, composé d’écrans mobiles, représente alors le petit appartement du protagoniste. Il s’adapte tout au long de la pièce, devenant toile de fond ou télécran, et livre au spectateur, par le biais de projections les parties de l’intrigue que le jeux des comédiens ne peut restituer. Ce décor, manipulé par des acteurs le plus souvent silencieux (membres du parti), évolue de manière quasi chorégraphique.

Il constitue l’environnement de Winston Smith, de son petit appartement, au ministère qui l’emploie en passant par la cantine, la chambre qu’il loue chez les prolétaires, l’espace de liberté de Julia, à l’écart de Londres. Sur ces tableaux mouvants les personnages s’enchaînent, offrant le constat d’une condition sous contrôle.

C’est une société grise et triste, où chaque jour compte moins de mots pour contrôler la pensée elle-même, dernier risque avéré qu’est donnée à voir. Le passé mis à jour, ne doit pas avoir de conséquences sur l’avenir… ils sont nombreux les faits qui interpellent, anticipé avec une étonnante lucidité par Orwell.

Du prolétaire au collègue de travail, de l’envie de liberté de Julia à la force de persuasion d’O'Brian, les comédiens se révèlent à la hauteur du texte qu’ils portent. Douleur du souvenir, froideur sereine, espoirs vains, menace permanente, les personnages, des plus bavards aux plus silencieux (un effet de choeur très réussi dans la dernière partie), participent à cette tension ressentie dès les premières minutes de la pièce.

Rien d’étonnant à ce qu’il s’agisse déjà de la 3ème saison de 1984, Big Brother vous Regarde dans laquelle mise en scène, jeu, effets audio-visuels ont été travaillés avec subtilité. Une petite recommandation si projetez allez voir la pièce : il est préférable d’avoir un minimum l’intrigue en tête, histoire d’avoir des repères ou d’apprécier la manière dont le roman a été adapté. Une petite relecture du roman ou la lecture d’un résumé glané ici ou là, si l’on manque de temps peuvent permettre d’apprécier plus encore cette belle interprétation.

1984, Big Brother vous Regarde
Théâtre de Ménilmontant
15 rue du Retrait
(suivez les fauves de Mosko et Associés et les hommes blancs de Jérôme Mesnager)
75020 Paris 
M°Gambetta (3 et 3bis)

Camille Jochaud du Plessix

La goutte d’homme qui fait déborder le MUR, par Ema !

Ema au MUR

Ema au MUR

Après Mist à la galerie Lefeuvre et Paëlla au Cabinet d’Amateur, suite et fin de mon parcours de ce jeudi soir au MUR. C’est Ema qui s’y est collée, cette fois !

Si l’on a plutôt l’habitude d’apercevoir ici ou là les faciès de ses hommes gouttes en petit format dans les rues de Paris ou si l’on a parcouru son expo avec Kashink à la galerie Voskel, au MUR, c’est en grand format qu’elle refait le portrait de l’un de ses personnages… Du noir et de la brillance pour le visage de ce personnage au regard lascif…

A découvrir jusqu’au samedi 3 décembre 2011. C’est alors Gabriel Cante qui couvrira à son tour le MUR !

EMA
Le MUR
Jusqu’au 17 novembre 2011
A l’angle des rues Obrerkampf et Saint Maur
75011 Paris
M° Parmentier (3)

Camille Jochaud du Plessix

Paëlla en roue libre au Cabinet d’Amateur !

Cyclages et recyclages, Paëlla au Cabinet d'Amateur
Cyclages et recyclages, Paëlla au Cabinet d’Amateur

Suite du parcours de ce riche parcours du jeudi… Après Mist à la galerie Lefeuvre, direction le Cabinet d’Amateur !

Le mois dernier déjà, Paëlla participait à “Chacun trouve son chat”… Les greffiers ronronnants laissent la place à “Cyclages et recyclage”, expo solo de  l’artiste qui révèle encore une fois son cynisme cyclique !

Cyclages… Les personnages aux visages en spirales de Paëlla sont montés sur roues. Une manière pour l’artiste de remettre en question les bénéfices du progrès… Chargés d’objets en pagaille, c’est dans une forme d’absurdité qu’ils parcourent pages de carnets passées, toiles et objets de recup’…

Recyclage… Parce que c’est de ça aussi qu’il est question dans cette expo. Paëlla a glané ici et là ses supports… Travaux d’artistes inconnus, sacs de transports, entre autres… Le passé est présent dans ces petits cadres aux paysages d’hier ou ces grands formats en toile. Un choc particulier en découvrant l’un de ces objets bordé de dents (oui, oui… vraiment !)

Au-delà des supports, c’est dans une poésie drôle, parfois acide, que l’artiste livre son message. Le trait réfléchi de l’artiste est complété par des traits d’esprit livrant, en rouge, les pensées des protagonistes. Le mot illustre le trait et inversement. Du décalage, de l’ironie… et de quoi alimenter une réflexion sur ce progrès qui va vite, très vite, trop vite…

A découvrir jusqu’au 17 décembre 2011 !

A suivre, la dernière étape de ce parcours avec Ema au MUR !

Cyclages et recyclage par Paella 
Jusqu’au 11 décembre 2011
Le Cabinet d’Amateur 
12, rue de la ForgeRoyale
75 011 Paris
M°Faidherbe-Chaligny (8)

Camille Jochaud du Plessix

Hypoténus haut en couleur : Mist à la galerie Lefeuvre

New Beatle by Mist, à la Galerie Lefeuvre !

New Beatle by Mist, à la Galerie Lefeuvre !

Qui dit jeudi, dit soirée à vernissages…

Un premier court billet sur mon passage express à celui de Mist, qui présente Hypoténus à la galerie Lefeuvre, jusqu’au 17 décembre 2011.

Hypoténus… Curieux nom pour une expo de street art… J’avoue que la nulle en math que je suis a dû rafraîchir sa pauvre mémoire. Incontestablement, Mist a dépassé le “côté opposé à l’angle droit du triangle rectangle”. En fait d’angles parfaits, c’est une explosion de formes et de couleurs qu’a réalisé l’artiste.

Des fonds en nuances de gris pour la base, des lignes noires pour le mouvement, des couleurs à foison pour le dynamisme font les hypoténus de Mist, déclinés dans différents formats ! Le trait décidé, coulures et gouttes de peinture étudiées cultivent une impression d’explosion chromatique !

Dans ses toiles vivifiantes, on devine à l’occasion la silhouette de l’une des curieuses créatures de Mist ! Ces créatures, mi-chats, mi-imaginaires (c’est ce que j’y ai vu), on les retrouve dans cette expo sous forme d’imposantes sculptures sur lesquelles le motif énergique de l’artiste, vu sur toile, est parfois reproduit…

Si ces structures lisses, étranges et drôles sont à elles seules assez impressionnantes, c’est avec plus de surprise encore que l’on découvre la New Beatle customisée par l’artiste !

Une envolée dynamique et colorée à retrouver au fil des pages du catalogue de l’expo !

A venir, les étapes suivantes de la soirée avec Paëlla au Cabinet d’Amateur et Ema au MUR !

Hypoténus par Mist
Jusqu’au 17 décembre 2011
Galerie Lefeuvre
164 due du faubourg Saint-Honoré
75008 Paris
M° Saint Philippe du Roule (9)
 

Camille Jochaud du Plessix

Artaq présente ses talents à l’Espace Commines !

Rensone à l'oeuvre pour Artaq à l'Espace Commines

Rensone à l'oeuvre pour Artaq à l'Espace Commines

Hier soir, comme annoncé sur Parisparis.in (et oui, je m’exporte, parfois), à l’espace Commines avait lieu le vernissage d’Artaq. Dans la continuité du festival du même nom, Artaq propose, à Paris, la première foire dédiée à l’art urbain. L’événement, qui a lieu jusqu’au 20 novembre 2011 présente les 122 nominés et lauréats du festival, dont la troisième édition a eu lieu à Angers, en mai dernier.

L’Espace Commines, par sa conception, est particulièrement à même de mettre à l’honneur les artistes sélectionnés par un jury professionnel. Non seulement l’espace disponible permet de découvrir des oeuvres grand format, mais on y retrouve également certaines des performances réalisées lors du festival ou encore on assiste de nouvelles performances en direct… Pas de problème pour ceux qui ne sont pas allés au vernissage puisque nombre d’artistes s’y succèderont pour des réalisations pendant la durée de l’exposition.

Missy à l'oeuvre pour Artaq à l'Espace Commines

Missy à l'oeuvre pour Artaq à l'Espace Commines

Hier soir, ce sont Rensone, Missy et le collectif Wayla qui travaillaient en direct pour le plus grand plaisir des visiteurs. Une sorte de première approche de la diversité des techniques auxquelles le street art peut avoir recours ou des styles explorés. Première approche qui ne manque pas d’être complétée par l’expo elle-même ! Et pour ceux qui en demanderaient encore… ou qui souhaiteraient voir les travaux des artistes en situation, dans la rue, l’Artaq Bookzine les attend !

Si les noms des artistes présentés ne sont pas toujours familiers, c’est pour deux raisons principales : la première, 47 pays sont représentés ! La deuxième : la sélection a été faite non sur une notoriété déjà acquiuse mais sur la base du talent des artistes… Le bookzine est aussi un moyen efficace d’aller un peu plus loin dans l’idée de découvrir ces talents internationaux…

Le collectif Wayla à l'oeuvre pour Artaq à l'Espace Commines

Le collectif Wayla à l'oeuvre pour Artaq à l'Espace Commines

Aratq voyage… l’expo sera à Bruxelles en fin d’année et à Lyon au printemps 2012 !

Artaq à l’Espace Commines
Du 15 au 20 novembre 2011 de 12h à 20h
Vernissage mardi 15 novembre à partir de 18h
Nocturne jeudi 17 novembre jusqu’à 22h.
Tarifs : 3€/Etudiants et chômeurs 1€
17, rue Commines 
75003 Paris
M° Filles du Calvaire ou Saint Sébastien Froissart (8)

Camille Jochaud du Plessix

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