La Dame de Fer, haute en chevelure mais…
22 février 2012 Laisser un commentaire
La Dame de Fer en deux mots : Magaret Thatcher, cumule près de 80 printemps. Rattrapée par ses souvenirs, elle revient sur sa carrière politique, avec pour principal interlocuteur le fantôme de son mari disparu depuis quelques années déjà.
Côté salles obscure… C’est avec curiosité que je suis allée voir, avec Sophie, La Dame de Fer… Curieuse de la prestation de Meryl Street bien-sûr, mais aussi curieuse d’en savoir plus sur une femme politique qui a su se faire une place dans l’un des milieux les plus difficiles d’accès pour qui porte la jupe, surtout à l’époque et qui a donné une impulsion assez incroyable au libéralisme.
Sceptique… La prestation de Meryl Streep est assez impressionnante. De la laque comme s’il en pleuvait mais un travail sur la ressemblance qui dépasse largement le capillaire… Les attitudes, le faciès, l’actrice compose effectivement à merveille pour coller à l’originale.
Oui mais… tentée de qualifier le film de fresque politico-gérontologique… Pour le politique, le combat d’une femme, fille d’épicier, qui accède au pouvoir… Oui, elle se bat, mais j’ai l’impression d’avoir déjà vu des combats plus fervents dans ce même rapport femme/politique… Si son mari a pris le parti d’avoir pour épouse une femme qui s’engage, c’est un peu la seule exception à la règle. L’incontournable “on ne te voit plus à la maison” est compensé par l’idée que monsieur était prévenu, et ça passe comme une lettre à la Royal Mail… Dame de fer lorsqu’elle humilie en public, une fois, peut-être à titre d’exemple, on est loin du tyran souvent décrit.
Quelques décisions qui passent de force… La crise et quelques images d’archive pour souligner la tension qui a fait rage, dans les années 80, outre-Manche, mais j’ai l’impression qu’écouter un album des Clash est presque plus éloquent sur le sujet… Dans les fait, dans la vie des Britanniques, pas sûre de sentir ce qui se passe vraiment. Puis le succès… Le libéralisme fleurissant… un peu. Idem pour les Malouines. On a bien compris qu’elle a opté pour la résistance mais la voir le doigt sur la bouche devant une carte du monde et quatre bateaux en plastique n’éclaire pas franchement l’Histoire…
Bref, un film pas inintéressant mais pas extraordinaire non plus et qui ne justifie peut-être pas une place de ciné à 10€… Une conclusion tout de même, c’est pas beau de vieillir… Un sujet peut-être une peu plus développé que les autres dans le film. Mais là dessus aussi, c’est un peu facile. Si les problèmes liés à la perte de mémoire pouvaient se résoudre aussi simplement que c’est le cas dans le film, la vie serait probablement beaucoup plus simple… Dans d’autres ces, on aurait pu dire “c’est une fiction” et faire preuve d’indulgence… mais ce n’est pas exactement une fiction et c’est là que le bas blesse…
La Dame de Fer, de Phylidia Lloyd, Avec Meryl Sreep, Jim Broadbent et Suzan Brown, 2012.









