A New York, quand on a pas le nez levé vers les gratte-ciel, on peut voir… (2/2)

Dans le premier billet, l’art moderne et contemporain apprécié durant mon parcours new-yorkais… dans celui-ci, place au street art !

Détail de l'installation permanente de Faile, 104 North 7th Project

Détail de l’installation permanente de Faile, 104 North 7th Project

Une fois encore, cette sélection n’est largement pas exhaustive mais  composée d’endroits que j’ai particulièrement apprécié !

A New York, quand on a pas le nez levé vers les gratte-ciel, on peut voir…

- This Side of ParadiseThis Side of Paradise, une référence à la fois rêveuse, temporelle et ironique au roman de Fitzgerald. Un endroit étonnant, dans le Bronx. Dans les années 1920, Andew Freedman fait de cet imposant bâtiment un lieu d’accueil pour fortunés déchus issus de l’immigration massive de l’époque. L’endroit rempli ses fonctions jusque dans les années 1980… Quelques aléas plus tard et nous voilà en 2012. L’association No Longer Empty investit la Freedman House et propose à des artistes contemporains, parmi lesquels les graffeurs Crash et Daze, d’écrire une nouvelle histoire du Bronx. (à découvrir jusqu’au 6 juin).

- La Pandemic Gallery… Bob le chat et le galeriste y présentaient une expo de Sti(c)kman, “20 : Clebrating 20 years of playing with sticks in the streets”, au moment où j’étais à New York… In the streets et pas seulement ! Papier, panneaux, planches, cadres, enseignes, portes, murs de la galerie, l’artiste s’en ai donné à cœur joie pour installer ici et là “l’homme-bâtons” qui parcourt les rues depuis plus de 20 ans  !

- L’installation permanente de Faile dans le cadre du “104 North 7th Project”… Découverte les derniers jours, sur le coup avec ma partenaire de balade, on s’est demandées s’il s’agissait bien de Faile, comme le laissait supposer les carreaux marqués par les artistes. Je m’explique : dans cette rue du quartier de Bedford, Brooklyn, l’endroit est recouvert de carreaux de faïence. Confirmation obtenue de retour à Paris. L’art de l’assemblage, l’art de faire vivre l’art dans la rue, l’art de l’inattendu… pour revenir sur le parcours des Patrick (Miller et McNeil) et avoir un point de vue plus général de cette installation, je vous recommande cette vidéo de Vice.com.

- La Galerie Mighty Tanaka… Dans l’excellent quartier de Dumbo, situé face à Manhattan, sur les bords de l’East River. J’y ai vu “Color & motion”, par JMR et See One et “Birds & bees”, par Gigi Cheng et H Veng Smith… Steret art ou pas, la Mighty Tanaka Gallery se donne pour mission de faire la promotion d’artistes de la “Nouvelle Génération”. Un objectif rempli avec brio…

Quelques notes comme ça mais les endroits où en prendre plein la vue sont bien sûr bien plus nombreux… Marchez, usez vos chaussures (excellent prétexte pour en racheter), laissez-vous surprendre, c’est encore le meilleur moyen de croquer la grosse pomme !

La page New York tournée, il est temps de se réinventer sur un terrain qui m’est plus familier, celui de Paris  ! A suivre !

A New York, quand on n’a pas le nez levé vers les gratte-ciel, on peut voir… (1/2)

Difficile de retrouver ses marques après 5 semaines à New York… Peu de publications depuis le retour, des idées d’évolution de ComCam&Co en tête…. Avant de tourner la page, petit tour d’horizon de ce que je suis réellement allée chercher outre-atlantique : de quoi en prendre plein la vue..

Keith Haring: 1978–1982 - Brooklyn Museum

Keith Haring: 1978–1982 – Brooklyn Museum

A New York, quand on a pas le nez levé vers les gratte-ciel, on peut voir (adresses et info à portée de liens)…

- Le MoMA La très riche collection permanente offre un panorama de l’histoire de l’art remarquablement construit. Ce qui était jusqu’alors une illustration dans un livre est là, sous vos yeux… et c’est une impression récurrente !!! J’y suis retournée plusieurs fois pour profiter comme il se devait des expo Cindy Sherman (jusqu’au 11 juin 2012) et Pintin’-Print/Out !

- Le Brooklyn Museum Trop facile d’être séduite par l’expo Keith Haring : 1978-1982 (jusqu’au 8 juillet 2012) ! Elle retrace les premières années de la carrière de l’artiste et présente une collection exceptionnelle d’œuvres sur papier. C’est sans oublier vidéos, collages, extraits de journal… et certains de ses premiers travaux dans le métro !!! Pour en voir et en savoir plus, je vous recommande la lecture de cet article de Brooklyn Street Art !

- Exit Art Il s’agit d’un espace d’exposition et d’une organisation qui fait la promotion des arts alternatifs et des nouvelles formes d’expression. Lieu de créativité par excellence, des événements, ateliers et performances y sont souvent organisés. C’était notamment le cas lors de l’expo que j’y ai vu, “Collective/Performative” !

- Le Studio Museum in Harlem..Le musée met à l’honneur la culture black et ses influences. Des installations, des vidéos… et du collage à gogo ! Les générations d’artistes se croisent au travers de sélections de la collection permanente, notamment “Who, What, Wear”, sur l’évolution du style. Le Studio Museum in Harlem propose également des expositions temporaires, à l’image, notament, de la reconstitution des rues de Harlem sur les murs du musée, par Kira Lynn Harris (jusqu’au 27 mai).

- La Dia Art Fondation Il faut sortir de New York “City” et parcourir l’état pour se rendre à Beacon. C’est curieux de découvrir cette fondation d’art contemporain, située dans une ancienne imprimerie, dans une sorte de Pleasantville, un concept en soi ! La Dia Art Fondation présente notamment des installations in situ de Sol LeWitt, Louise Bourgeois, John Chamberlain (dont j’ai vu quelques semaines plus tôt l’expo au Guggenheim) et Richard Serra, pour ne citer que ceux qui m’ont le plus impressionnée…

A New York, quand on a pas le nez levé vers les gratte-ciel, on peut aussi voir… du street art ! Et ça c’est pour le prochain billet !

My own New-York… Le jeudi, direction Chelsea #2

Le jeudi précédent arrivée tardivement, cette fois, j’étais à Chelsea vers vers 18h… et si je n’ai pas parcouru autant de galeries que je l’imaginais, c’est parce que j’ai rencontré d’autres curieux en recherches d’aventures artistiques… Quand les conversations ralentissent les visite mais les enrichissent… rien de tel qu’échanger des idées pour voir plus clair dans la démarche des artistes, pour voir plus qu’avec son propre regard, aussi !

Les galeries de Chelsea, parcours du jeudi #2

Les galeries de Chelsea, parcours du jeudi #2

C’est parti pour un rapide tour d’horizon, rapide…

La Lyons Wier Gallery présente jusqu’au 28 avril 2012, “Misbehaving”, par David Lyle. Il réinvente l’iconographie américaine des années 1950 – 1960, au travers de toiles en noir et blanc. Il détourne des images familières avec une ironie critique et nostalgique ! Lyons Wier Gallery, 524 West 24th street, New York, NY 10011.

La Doosan Gallery, présente “No dog walking on the roof”, par Donghee Koo, jusqu’au 5 mai 2012. L’artiste Koréenne interroge sur les différentes interprétations que l’on peut donner à une œuvre, un concept. Une réflexion proposée au travers d’une installation. Doosan Gallery, 511 West 25th street, New York, NY 10011.

L’espace New Century Artist Gallery, présente une expo collective. Les travaux sur et à propos du bois de Wunderwald, la mise en regard de formes abstraites, colorées et de sonnets de Shakespeare, par Fritz Erismann, les collages de Barabra N. Cuthel, les compositions épurées de Linda Dujack et les dessins à l’encre de Mark Lerer sont autant d’occasions de découvrir techniques et démarches. New Century Artists, 530 West 25th street, New York, NY 10011.

Enfin,la Noho Gallery présente, jusqu’au 28 avril 2012, “Complexity” une exposition de Marilyn Henrion. Celle-ci utilise de l’impression sur tissu et donne du mouvement à son travail en jouant sur les coutures. Noho Gallery, 530 West 25th street, New York, NY 10011. 

Pour la semaine prochaine, le rendez-vous est donné ! Sara, Joel, Alan et d’autres seront probablement là pour échanger avis et points de vue… I hope so !

Stikman à la Pandemic Gallery

Stikman à la Pandemic Gallery

Hors Chelsea et hors jeudi…

Je profite de ce billet pour mentionner l’expo de Stikman, à la Pandemic Gallery. Ok, c’est pas sympa de ma part, elle est déjà terminée… Elle avait pour but de marquer 20 ans de bonshommes en battons ! Prints, travaux en volume sur des supports issus de la rue ou pas… J’ai adoré ! La prochaine expo dans cet espace a lieu peu de temps avant mon départ… Il s’agit d’une installation, par un collectif d’artistes. Je n’en sais pas plus pour le moment… mais je suis quasiment sûre d’être à la Pandemic Gallery pour le vernissage qui doit avoir lieu le 28 avril 2012 !

Pandemic Gallery, 37 Broadway (between Wythe and Kent), Brooklyn, NY 11211

Incontournable pour ceux qui seraient du côté de New York, d’ici au 8 juillet 2012, l’expo Keith Haring 1978 – 1982, qui retrace les premières années de travail de l’artiste. Une expo exceptionnelle et sur support papier, qui donne un éclairage passionnant sur l’œuvre de l’artiste, mais plus largement sur la mission de l’art. A titre d’exemple, cette citation :

“The public needs art, and it is the responsability of a “self-proclaimed artist” to realize the public needs art, and not to make bourgeois art for a few and ignore the masses… If the public is afraid of art, should we [the artists] be afraid of what we have done to make the public afraid of art ?”

Keits Haring, Journal entry, October 14, 1978

De quoi faire réfléchir, non ? Mon regret : il ne semble pas y avoir de réel catalogue d’expo consacré exclusivement à ce qui y est présenté… Dommage. Cet extrait de son journal ainsi que les travaux présentés et d’autres citations me donnent sincèrement envie d’approfondir ma connaissance de cet enfant terrible des années 1980 !

Pour revenir à l’expo et pour ceux qui ne pourront la découvrir, voilà une présentation complète et passionnante de cet “Early Ketih at the Brooklyn Museum” !

Brooklyn Museum, 200 Eastern Parkway, Brooklyn, New York 11238-6052

My own New York… Le jeudi, direction Chelsea #1

Dans le billet-anniversaire de ComCam&Co, nombreuses étaient les hésitations sur la manière de partager mon voyage à New York… Au bout d’un an de blogging, finalement, difficile de renoncer à certaines habitudes…

C’est donc en évoquant les galeries de Chelsea que je vais commencer. Si à Paris, des vernissages ont lieu plus ou moins tout au long de la semaine, ici le D-Day, c’est le jeudi… Hier soir, je me suis donc aventurée dans ce quartier clé  des galeries pour y découvrir :

Premier jeudi à Chelsea !

Premier jeudi à Chelsea !

- Les photos de David Mitchell à la glaerie Jim Kamner Fine Art qui expérimente les couleurs dans l’abstraction. Des œuvres d’autres artistes également (je crois, disons que le parcours était à peine assez balisé…). Jusqu’au 5 mai 2012. 501 West 23rd street – New York.

- Les toiles convexes, concaves et également abstraite de Ron Gorchov à la galerie Cheim&Read. Les volumes créés par les formes des toiles invitent à adopter différents points de vue… Jusqu’au 28 avril 2012. 547 West 25th street – New York.

- Le travail de Reed Danziger à la galerie Mac Kenzie Fine Art, à mi-chemin entre art et science, l’observation des éléments, dans une approche abstraite, une fois encore. Des œuvres qui ne sont pas sans rappeler des choses vues dans le street art… Mouvement, connexions entre les éléments, jeux de couleurs et de formes, c’est probablement l’expo que j’ai préféré… Jusqu’au 28 avril 2012. 511 West 25th street – New York.

- Côté figuration, à la Betty Cuningham Gallery, j’ai pu apprécier les toiles de Willam Bailey Un trait précis et doux, des jeux entre les différentes pièces de l’expo où l’on retrouve des éléments similaires, il appartient au spectateur de faire le lien ! Jusqu’au 12 mai 2012. 541 West 25th street – New York

- Et enfin, Gino Rubert à la galerie Claire Oliver. Un travail probablement très anticipé, au croisement de la photo, du collage et de la peinture. Son univers est un peu particulier, sombre et poétique, mat et brillant, une approche très intéressante. Jusqu’au 28 avril 2012. 513 West 26th street – New York

Jeudi prochain, je tente d’être dans le quartier un peu plus tôt : à 20h30, fin des vernissages, ce qui peut parfois limiter les visites…

Et me direz-vous, le steert art, dans tout ça… ça vient ! S’il est légèrement présent à Manhattan, Brooklyn est, selon mes sources, LE quartier où peinture, papier et autres matériaux de l’art urbain sont à l’honneur… Dès vendredi, direction Willamsburg !

De l’objectif à l’acrylique… Alex Perret et le Collectif 2AC Anartchik se donnent rendez-vous sur toile à Frichez-Nous la Paix !

Imprévu, quand tu nous tiens…

Hier après-midi, je rentre chez moi, en partie à pieds, parcours non-programmé qui invite à un détour du côté de Frichez-nous la Paix ! Depuis jeudi, et jusqu’au lundi 13 mars 2012, (… on se dépêche !), la galerie de la rue Dénoyez accueille “Photographée”. Alex Perret et le Collectif 2AC Anartchik se rencontrent sur toile, pour une expo qui mêle diverses techniques, angles de vues et destinations…

De ses voyages en Bolivie, en Tunisie, au fil de prommnades parisiennes, Alex Perret fait des images. Scènes de vie, de rue, du quotidien, de la réalité saisies ici et ailleurs… ses inspirations deviennent celles du Collectif 2AC Anartchik , qui présente avec le photographe un deuxième volet du projet “Photographée”. Alex Perret plante le décor sur toile. Les univers explorés au travers de l’objectif sont alors interprétés par Dja’Louz, Pesca, Toux, Rashe et Hakic. Une nouvelle occasion pour eux de laisser la trace de leur passage dans de nouveaux environnements urbains. Ils réinventent la scène et y font intervenir le graff comme un nouveau personnage, un autre intervenant, incontestablement différent. Jeux sur les contrastes, prologation du matériau de base, la frontière entre la photo et la peinture devient ténue… Etonnant !

Au détour de l’un des murs de l’espace d’exposition, découvrez également une fresque réalisée par le collectif !

Frichez-nous la Paix
Alex Perret et le Collectif 2ac Anartchik
Jusqu’au 13 mars 2012
22 bis rue Dénoyez
75 020 Paris

“Paris Wood, Naturellement urbain”, Artiste-Ouvrier raconte son voyage au pochoir…

Suite et fin de ce mercredi-vernissages, avec “Paris Wood, Naturellement Urbain”, par Artiste-Ouvrier au Centre Musical Fleury Goutte d’Or-Barbara. Des inspirations idéales pour conclure une soirée parcourue “De la Sérigraphie au pochoir, schémas cognitifs…”, avec Isa Zaro, poursuivie avec une illustration du “Paganisme”, par Kashink… Du pochoir encore, de la spiritualité aussi… Départ pour l’ultime voyage artistique de cette soirée… La destination, c’est l’Inde, avec Artiste-Ouvrier !

Paris Wood, Naturellement Urbain, par Artiste-Ouvrier, au Centre Musical Fleury Goute d'Or

Paris Wood, Naturellement Urbain, par Artiste-Ouvrier, au Centre Musical Fleury-Goutte d'Or

Il y a dans le pochoir la suggestion de la répétition. Avec Artiste-Ouvrier, elle intervient comme un refrain, elle rythme le joueur de sitare, la danseuse de bharatanatyam. Vishnu, Krishna, Ganesh, la plus célèbre des lignées indiennes fait naturellement partie du voyage… La route des Indes empruntée par Artiste-Ouvrier, est faite de dentelles délicatement découpées pour mieux être partagées… avec le spectateur mais aussi avec Jérôme Mesnager. Ici ou là, Corps Blanc, désarmé par tant de bras, fait une apparition dans l’iconographie hindouisto-pochoiriste.

Passionné par le détail, attiré par des univers spirituellement connotés, Artiste-Ouvrier rapporte de son voyage des images traditionnelles et safranées. Les épices jalonnent le chemin de l’ancienne Madras proposé par l’artiste. C’est par la couleur qu’elles expriment leur richesse : leur saveur est visuelle. Lors de ce vernissage, elles étaient à découvrir sur des bâches peintes dans le Tamil Nadu, au Sud de l’Inde, alors que défilaient sur grand écran des photos aux accents tamouls, faisant découvrir l’artiste in situ.

Allumer de l’encens (Nag Champa, s’il vous plait), écouter un peu de Ravi Shankar, savourer des chutneys colorés, sentir la maille légère d’un Bénarès, à faire toute l’année pour mettre un peu d’Inde dans le quotidien… Mais en ce moment, l’Inde se voit dans le prisme du street art et c’est à “Paris Wood” que ça se passe, jusqu’au 25 mars 2012 !

WCA Rules, à la galerie Boucherie Vaudran

WCA Rules, à la galerie Boucherie Vaudran

Sur le point de m’envoler outre-atlantique à ce moment, je ne pourrais pas assister au vernissage, ni voir l’expo “WCA Rules”, à la Galerie Boucherie Vaudran (39 rue Auguste Rey, à Saint Prix). Working Class Artist, l’Ecole de pochoir, crée par Artiste-Ouvrier en 2005, y présente les travaux individuels et collectifs d’Artiste-Ouvrier, Jana & Js, Sane2 et Adel… A découvrir dès le vernissage du 22 mars et jusqu’au 14 avril 2012 !

“Paris Wood, Naturellement urbain”, par Artiste-Ouvrier
Jusqu’au 25 mars 2012
Centre Musical Fleury Goutte d’Or
1 rue de Fleury
75 018 Paris
M° Barbès-Rochechoir (2 ou 4)

Kashink emprunte un chemin spirituel, avec “Paganisme”, à la Galerie Ligne 13 !

Paganism, par Kashink, à la Galerie Ligne 13

Paganism, par Kashink, à la Galerie Ligne 13

Deuxième étape de la soirée de mercredi, avec “Paganisme”, par Kashink, à la Galerie ligne 13. Après le vernissage de l’expo d’Isa Zaro, “De la sérigraphie au pochoir,Schémas cognitifs…”, détour street-rituel dans une voie religieuse qui reste pour moi assez floue. Quelques brèves définitions lues avant visite… entre polythéisme, culte hédoniste et non-croyance, mon cœur balance. Un petit dessin (des plus grands, des masques et bien d’autres choses !) valant mieux qu’un long discours, cette expo est l’occasion de découvrir  une illustration du concept, par Kashink, jusqu’au31 mars 2012 !

Le paganisme, version Kashink, semble trouver sa résonance dans les cultures amérindiennes. Amulettes, masques d’apparat maquillés de couleurs soutenues, les personnages de l’artiste se font guérisseurs ou gardiens de croyances traduites au travers de totems et de symboles.

Approchez-vous pour observer l’assemblage de petites toiles et découvrir les amulettes de la tribu imaginée par l’artiste… Penchez-vous légèrement pour vous étonner des installations, petits “cimetières” colorés où crânes et bombes cohabitent dans des coulées vives… Rapprochez-vous de ce cadre de laine colorée pour voir le trésor doré qu’il renferme… des coins de tous leurs yeux, les personnages de Kashink, devenus mi-hommes, mi-animaux vous surveillent !

Il souffle un vent de spiritualité pastelle, profonde, éclatante, tout en rondeur et en maquillages rituels, à la Galerie Ligne 13… Un “Paganisme” aux dimensions diverses et délirantes qui surprend, à découvrir en parallèle de l’expo “permanente” où retrouver des familiers de la galerie.

Suite et fin du parcours de ce mercredi avec “Paris Wood, Naturellement urbain”, par Artiste-Ouvrier, au Centre Musical Fleury Goutte d’Or – Barbara, c’est pour demain, sur ComCam&Co !

Paganisme par Kashink
Jusqu’au 31 mars 2012
Galerie Ligne 13
13 rue la Condamine
75 017 Paris
M° La fourche (13)

Une impression peut en cacher une autre, avec Isa Zaro…

Isa Zaro, à la galerie Batignolles's Art

Isa Zaro, à la galerie Batignolles's Art

Un mercredi riche en vernissages… Direction le Nord parisien ! On commence tout de suite avec Isa Zaro, chez Bartignole’s Art. Elle y présente “De la sérigraphie au pochoir, schémas cognitifs…”, jusqu’au 18 mars 2012.

Comme une drôle d’impression ?! Non, pas exactement… Avec Isa Zaro, Les impressions, explorées dans une grande diversité de techniques, sont ici support, là sujet principal… Un travail en superpositions,  qui se devine par étape. Si le personnage appelle à la lecture du message, c’est pour mieux attirer vers les effets de motifs et s’abandonner dans un univers aux fonds colorés et nuancés, musicaux parfois, à l’image des partitions qu’elle intègre à ses toiles ou sur lesquelles elle compose en couleurs.

Si les schémas cognitifs auxquels Isa Zaro fait appel sont multiples, le principal relève d’une recherche esthétique. Des envies et des explorations que l’artiste partage. L’exposition est en effet l’occasion pour elle de présenter des collaborations avec Gregos, Mosko & Associés, Epsylon Point et Max Living Art. De quoi placer ces approches de l’impression, de la sur-impression, dans des perspectives supplémentaires. Complémentarité dans les approches au pochoir ou le travail en volume, l’artiste étaye sa palette technique au travers de rencontres sur toile, sur bois ou sur vinyles.

En droite lignée de cette idée de partage et de mélange des genres, l’artiste propose des performances et des ateliers pour enfants ou adultes, à la galerie Batignolle’s Art, les 14 et 17 mars. Mêler et mêler encore, pour cette expo, les partitions ne sont pas là par hasard, elles sont annonciatrices ! Le 18 mars 2012, Isa Zaro conclura son expo en musique, avec un Happy End Musical qui réunira ses amis musiciens, parmi lesquels elle compte Troy, Kouka, Mikko et Michael !

La suite du parcours de ce mercredi en remontant la rue la condamine, avec “Paganism”, par Kashink, à la Galerie Ligne 13, puis direction Barbès et “Paris Wood, Naturellement Urbain”, par Artiste-Ouvrier, au Centre musical Fleury Goutte d’Or – Barbara, c’est dans les jours à venir, sur ComCam&Co… A suivre !

“De la sérigraphie au pochoir, Schémas Cognitifs”, par Isa Zaro,
Jusqu’au 18 mars 2012
Galerie Batignolles’s Art
35, rue la Condamine
75 017 Paris
M° La Fourche (13)

Goudemalion : la rétrospective des Arts Décoratifs sounds Goude !

Goudemalion, jusqu'au 28 mars 2012 aux Arts Décoratifs

Goudemalion, jusqu'au 28 mars 2012 aux Arts Décoratifs

Au mois de décembre, un collage A Nous Paris me donnait l’occasion d’évoquer Goudemalion, la rétrospective sur Jean-Paul Goude qui a lieu aux Arts Décoratifs jusqu’au 28 mars 2012. Si être ric-rac pour voir les expo est malheureusement devenu une habitude en ce moment, c’est avec un peu de marge encore que je suis allée me délecter de cette expo délirante, où la démesure est l’étalon de référence…

Photographe, publicitaire, metteur en scène… C’est dans ses multiples facettes qu’il est ici donné de redécouvrir l’œuvre de Jean-Paul Goude. 40 ans d’une carrière incroyable, dont la star est incontestablement le corps féminin, exploré dans ses courbes aguicheuses, sa souplesse et sa superbe. Goudemalion, le titre de l’expo ne pouvait être plus explicite… Grace Jones, Farida Khelfa et d’autres encore sont là pour rappeler que la femme, son corps, renferment une infinité de possibilités créatives. Femme objet, parfois automate mangeuse de Citroën CX (pas de commentaire sur le design automobile de l’époque… ça, c’était l’innovation !), il n’y a là aucune misogynie mal placée, seulement une imagination bouillonnante, sans limite, une passion pour la sensualité, qui a su se donner les moyens de ses idées. Souvent, c’est cette impression que laisse la visite des différents espaces d’expo : Jean-Paul Goude est un visionnaire.

Visionnaire parce qu’il a influencé nombre de talents, publicitaires ou pas… Plus largement, il a influencé des générations dans la perception qu’elles ont eu d’elles-mêmes. Faiseur d’images, compositeur pictural, il laisse une empreinte audacieuse, riche d’une libération des mœurs relativement récente et illustrée dans la provocation mais jamais dans la vulgarité.

Visionnaire parce qu’il semble guidé par ses visions… Ah comme j’aimerais pouvoir, 5 minutes (ou plus) dans ma vie, chausser des lunettes qui face voir la vie en Goude… Elles seraient jaunes, à rayures, avec des verres à l’effet miroir, pour réfléchir un monde haut en couleurs (néons), en sonorité (métalliques), en envolées lyriques (“prends garde à mon courroux, égoïste !”). Ce qui se passe sous les yeux du visiteur curieux et/ou passionné a quelque choses d’à la fois immédiat et de très précisément construit.

Photos, extraits de carnets, automates, mannequins, objets, installations, vidéos…. Ce sont 40 ans de réflexions, de réalisations surprenante, d’idées mises en perspective, de concepts esthétiques que les Arts Décoratifs exposent. Une occasion unique de suivre le parcours  rugissant de ce Pygmalion des temps modernes, un Jean-Paul Goude sur qui l’on compte encore et toujours pour nous étonner…

Un petit détour côté collage avec cet exercice A Nous Paris… Good, je ne sais pas mais “So Goude”, assurément !

A Nous Paris 7_Décembre 2011

A Nous Paris 7_Décembre 2011

Goudemalion
Jusqu’au 28 mars 2012
Musée des Arts Décoratifs
Du mardi au dimanche, de 11h à 18h
(nocturne le jeudi jusqu’à 21h)
107 rue de Rivoli
75 001 Paris
M° Palais Royal – Musée du Louvre (1 et 7)

Au M.U.R., Mardi Noir “garde la pêche”… et elle est tricolore !

Hier soir, le MUR était recouvert par l’œuvre de Mardi Noir, qui succède à Rafael Gray. Un brin de dripping, un brin de politique, un brin d’humour. Avec Mardi Noir, portait et message s’affichent en bleu-blanc-rouge !

Mardi Noir au MUR

Mardi Noir au MUR

A découvrir jusqu’au 17 mars ! Plus d’images et d’info sur le site ou la page Facebook de l’Association le M.U.R.

Le MUR ou le MUR sur Facebook
Par Mardi Noir, jusqu’au 17 mars 2012
A l’angle des rues Obrerkampf et Saint Maur
75011 Paris
M° Parmentier (3)
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