Saveurs ibériques : quelques tapas au Tortilla 10

Le Tortilla 10

Le Tortilla 10

Arrivées en début de soirée, nous n’avons pas peiné, avec Sophie, à trouver un endroit où nous installer au Tortilla Dies… C’est un cas exceptionnel, au moment où nous en sommes parties, ce bar à tapas de la rue de Lappe commençait déjà à pas mal se remplir !

Le Tortilla Dies est un petit bar tout en longueur. Les tapas dévoilent leurs jolies formes dès la petite vitrine qui partage l’entrée avec avec la porte. A ne pas confondre avec le resto espagnol qui se trouve juste en face et qui crie un peu trop “¡ viva España !”, alors que le bar à tapas dans lequel nous entrons dit seulement “¡ bienvenida !”, un peu plus sincèrement… Tables hautes, en bois, taureaux et drapeaux ici et là me rappellent à la fois Grenade, Madrid et Barcelone…. en un peu moins ” ¡ olé ! “. Normal, il est assez tôt dans la soirée et nous sommes à Paris. Le mur du fond, en mode plus ou moins street art ne gâche rien au décor !

A la carte, une sélection de tapas “du monde”, comme l’indique la devanture, mais tout de même très inspirés de l’Espagne… Salades diverses, assiettes de jambon ou de chorizo, poivrons farcis, calamars et anchois,… c’est 5€ la portion, 1€ la croqueta, 2,5€ les patates sautées à l’ail et comptez 13€ pour un pichet de sangria. C’est à la fois pas donné et pas excessif… Le choix est difficile, tout est attirant !

Pour ce soir ce sera poivrons farcis, steak de calamars et patates sautées à l’ail… ¡ Tiengo hambre ! Pour Sophie, patates aussi, avec un gaspacho et du fromage.

Les poivrons farcis sont une intéressante surprise. Ils sont à la fois savoureusement garnis, légèrement frits et il sont présentés dans un petit plat en terre cuite, dans une sauce faite de tomate et de crème… C’est un petit régal ! Le steak de calamar, servi avec du riz safrané, est assez sympa lui aussi. On retrouve la texture douce et lisse du calamar, mais c’est un peu moins caoutchouteux qu’à “la romana” et plus fondant. Les patates ne sont pas mal non plus, l’ail est présent juste ce qu’il faut. Goûter le gaspacho et le fromage espagnol de Sophie me font constater que les différents plats sont dans l’ensemble de bonne qualité.

Une petite adresse à retenir, où le personnel est agréable et les tapas réussis !

Le Tortilla 10
10, rue de Lappe
75 011 Paris
M° Bastille (1, 5… enfin pas en ce moment ou 8)

Camille Jochaud du Plessix

Les Embruns, une crêperie idéale pour éviter les creux pendant la séance de ciné qui suit !

Les embruns, pour éviter le ventre qui gargouille pendant une séance de ciné !

Les embruns, pour éviter le ventre qui gargouille pendant une séance de ciné !

J’adore les crêpes, mais pas vraiment les crêperies… La plupart du temps, ce n’est pas super copieux et plutôt cher. Pourtant…

Dimanche soir, avant d’aller savourer le fabuleux Minuit à Paris de Woody Allen, à l’UGC de gare de Lyon, Manu et moi, le ventre creux, cherchions un resto pour remplir nos estomacs plaintifs. Après être passés devant plusieurs cartes (trop cher et pas adapté, pas assez convaincant…) nous nous sommes dirigés vers une crêperie, pas vraiment convaincus. Sauf que la carte propose dès les premières lignes un menu entrée-plat-dessert-boisson, pour un peu moins de 17€. Banco !

L’endroit est plutôt agréable et d’une grande sobriété. Nous sommes vite installés et faisons rapidement notre choix, ne parcourant pas plus que la première page, celle du menu “tout compris”.

Avant de commander, une petite question au serveur sur nos chances d’arriver à dévorer le menu complet avant notre séance, prévue une heure plus tard. Le serveur nous dit que c’est juste, tant les entrées sont copieuses ! D’un regard, nous décidons de le tenter quand même, quitte à ne pas voir toutes les bandes annonces, il fait trop faim ! Le serveur nous propose d’emporter les desserts… Bonne idée, ça semble parfait !

Au choix, parmi les entrées, des assiettes fraîches et salades en tous genres : auvergnates, crudités, poissons fumés, melon avec verre de Porto, entre autres… Question crêpes, le choix est plutôt attrayant, dans l’ensemble plutôt classique avec quelques variantes un peu plus créatives : endives cuites, ratatouille, épinards ou andouille s’ajoutent aux ingrédients plus traditionnels. Pour le dessert, le choix est laissé entres crêpes et autres denrées sucrées, elles aussi assez classiques. (Désolée, mais je n’ai pas pris le temps de parcourir le reste de la carte.)

C’est parti pour une assiette de poissons fumés, une crêpe forestière (andouille campagnarde, oignons, emmental… même pas peur, mais très faim ! ), une beurre-sucre – regrettant la sirop d’érable, pas pratique à emporter) et naturellement, du cidre.

C’est en voyant arriver l’assiette de poissons fumés que j’ai pris ma décision de rédiger cet article, pas du tout prévue à la base. Il y a du haddock, du hareng et … je ne sais plus trop, mais c’est bon, frais et effectivement copieux, très copieux ! La crêpe qui arrive est appétissante et je ne suis déçue : les oignons sont fondant et l’andouille savoureuse… Son goût ne passe pas inaperçu (ça tombe bien , ce n’est pas ce qu’on lui demande) !

Le serveur a si bien anticipé que nous n’avons pas manqué la moindre bande annonce… Et la crêpe beurre-sucre (cachée dans mon sac à main pour entrer dans la salle) était parfaite pour le début du film !

Une bonne adresse pré-ciné !

Les Embruns
8, rue de Lyon
75 012 Paris
M°Gare de Lyon (1 ou 14)

Camille Jochaud du Plessix

Voyage dans le temps chez un incontournable de Paris : Chartier !

Chez Chartier - Menu du 30 avril 2011

Chez Chartier - Menu du 30 avril 2011

Samedi soir, ma mère est à Paris, un programme sympa s’impose ! Shopping, galerie et comme tout ça, ça creuse, le troisième acte de la journée se joue autour d’un resto. J’ai choisi pour l’occasion Chartier.

La file qui s’impatiente devant l’entrée suscite une petite hésitation… mais je n’ai pas d’autre suggestion en tête (de mule) et je n’ai pas trop de mal à faire passer l’idée qu’attendre vaut le coup. Au bout d’une petite demi-heure, c’est bon, nous avons une table… Le “maître-d’hôtel” nous invite à le suivre.

Alors que nous sortons de la rue pour entrer dans le resto, nous passons du silence au brouhaha, et j’entends derrière moi : “C’est génial…” Avec grand plaisir, j’enterais ces mots souvent au cours de la soirée.

Des conversations animées, des serveurs en noir et blanc, nœud-pap et tabliers.

Des globes qui jaillissent des plafonds hauts, des tables et chaises en bois, du cuivre et de grands miroirs.

J’ai pour habitude de dire que Chez Chartier, on a l’impression que l’on va apercevoir un écrivain griffonner dans un carnet de cuir… C’est une grande feuille qui arrive avec le menu, daté du jour.

Ça va sans dire, le menu est traditionnel ! Du céleri rémoulade au hareng-pommes à l’huile, en passant par les escargots et crevettes avec du beurre pour les entrées… et ça commence à moins de 2€. Pour les plat, la symphonie franchouillarde continue : bœuf bourguignon, pièces de bœuf sauce au poivre, choucroute garnie et j’en passe, sentant d’ici les appétissants fumets ! La fourchette est savoureuse et largement accessible (8 à 12 € le plat), tout comme le “lever de coude” (moins de 7€ la bouteille de Cuvée Chartier ! ) ou la note sucrée.

Ce soir, c’est carottes râpées, tartare de bœuf, bleu d’Auvergne (même pas peur) ! Le regard maternel est celui d’une petite fille devant le ballet de danse des serveurs, rythmé par les voix s’élevant dans les airs. Pour ma mère, c’est salade carottes-concombres, pavé de bœuf, sauce au poivre vert et pêche melba… C’est frais, gourmand, plein de saveurs simples.

Il y a des touristes à gogo, des vrais parigots, des personnes de tous âges, dans tous les genres. C’est une cantine reluisante, hors du temps, incroyable, comme dans les films et plus vraie que nature… C’est magique, c’est Chez Chartier.

Chez Chartier
7, rue du faubourg Montmartre
75 009 Paris
M° Grand Boulevard (8 ou 9)

Camille Jochaud du Plessix

La P’tit Cantine est… traditionnelle !

Le menu de la P'tit Cantine - Rue des Lombards

Le menu de la P'tit Cantine - Rue des Lombards

Petite terrasse, rue des Lombards… C’est agréable, parce que la rue et piétonne : pas de gaz d’échappement en supplément d’assaisonnement ! Ça compte. Du coup, difficile de proposer le petit laïus habituel sur la déco et l’ambiance du resto… Plutôt calme et posée, en l’occurrence. De l’extérieur, on devine tout de même un intérieur sobre et confortable…

La carte est proposée sur de grandes ardoise. Elle est essentiellement composée de plats traditionnels, parfois revus et corrigés.

Niveau prix, le menu entrée-plat, ou plat-dessert est à une vingtaine d’euros, il faudra en compter 5 de plus pour le menu complet. En gros, ce n’est ni bon marché, ni excessif… n’oublions pas que nous sommes en plein coeur de Paris, dans une rue sympa, ça se paye ! La carte fait elle aussi très envie, mais elle est franchement un peu plus cher et ce soir, il fait trop faim pour se contenter d’un plat.

Je choisis la cassolette de fruits de mer et la pièce du boucher sauce au poivre (saignante), avec des frites maison. Sophie, pour ce soir plus tentée par du sucré, prendra plutôt un dessert. A nous deux, on fait le tour complet d’un menu en évitant une additions trop salée.

La cassolette arrive… Avant de faire attention au goût, un constat, c’est très chaud ! Dans a le plat en terre cuite, des moules, des calamars, des poulpes… c’est bon et brûlant. Dans le jus, on devine rouille et crème… Dégustée en terrasse, dans une petite rue piétonne assez, assez éloignée des voitures pour arriver à les oublier, il ne manque que et chant d’une mouette pour que la cassolette ait un petit goût de vacances !

Le plat dans lequel moult morceaux de pain sont passés part et arrive la pièce du boucher, sauce au poivre… Je ne me risque pas à dire de quelle partie du bœuf il s’agit (je regrette de ne l’avoir pas demandé). C’était bon, mais… Disons que la viande aurait pe être plus tendre. C’est dommage, par ce que la sauce, servie à part, était excellente, douce et relevée à la fois. Tout ce que l’on attend d’une sauce au poivre, finalement. Et les frites maison (très chaudes), étaient bien dorées, parfaites elles aussi… une pincée de sel en plus (c’est bien de pouvoir doser à son goût). Il ne faut pas exagérer, Sophie et moi nous sommes régalées.

La note sucrée… Goûtée du bout de la cuillère. je ne suis pas adepte des desserts, donc pas une référence en la matière. Je l’ai trouvé bon. Sophie, qui m’avoue à cette occasion que le crumble aux pommes est un de ses pêchers mignons, le trouve très réussi. On sent bien le goût de la cannelle, dit-elle. les fruits semblent bien cuits et le croquant du crumble la satisfait.

Repues, nous quittons la terrasse en nous disant : “la P’tit Cantine, pourquoi pas une autre fois ?!”

La P’tit Cantine
22, rue des Lombards
75 004 Paris
M° Hôtel de Ville (1, 11),
ou Châtelet-Les Halles (1, 4, 7, 11 ou 14)
ou Rambuteau (11)

Camille Jochaud du Plessix

Formes, couleurs et saveurs des vapeurs d’Asie au Taï Yien

Le Tai Yien, mon resto chinois préféré de Belleville

Le Tai Yien, mon resto chinois préféré de Belleville

Le Tai Yien est mon resto favori de Belleville. Bon, j’avoue, j’en connais finalement peu, mais c’est une bonne adresse dont je n’arrive pas à démordre, préférant en croquer la carte ! C’était un des exercices prévus mardi soir.

C’est un endroit où je retourne régulièrement, je passe donc sur les détails  du décor aseptisé, de minimum « syndical » de l’accueil (on se croirait chez « Colette food ») et de l’abondante carte qui décline viandes et bêbêtes aquatiques à l’infini…

Au lieu de prendre un « gros plat », j’opte ce soir pour quelques vapeurs, mais je ne maque pas de piocher dans le porc laqué de Manu. Notre verdict est sans appel : « encore une victoire de canard » ! Plus fin, moins sec que le porc qui est malgré tout savoureux et bien caramélisé (les tranches du dessous sont les meilleures) !

Mes boîtes de bambou arrivent…

Les ravioli aux légumes. Un ravissement visuel ! Les feuilles de riz sont vert tendre. Elles forment de petits ballotins aux bordures retroussées. Niveau saveurs, une pointe d’amertume relève avec subtilité les légumes coupés très finement. Le mélange est tel qu’il est difficile de les identifier, mais qu’importe, c’est dans leur alliance qu’ils se révèlent dans une feuille de riz rendue un peu gluante par la vapeur. A reprendre !

Les brioches au porc rôti. J’ouvre la boîte et découvre deux étranges boules blanches de la taille de balles de tennis ! C’est le moment où je me sens un peu plus aventurière… Il s’agit en fait de sortes de brioches sans croute, cuites à la vapeur qui renferment, comme leur nom l’indique, des morceaux de porc rôti, qui ont un petit goût sucré. Ça colle pas mal pour quelque chose qui se mange avec des baguettes… C’est assez marrant et inattendu, très moelleux. Je suis contente d’avoir testé !

Les seiches sautées à la vapeur. Une pointe d’amertume, du sucré-salé, il manque à l’appel… une touche de piquant ! Après avoir fait répéter trois fois au serveur le nom du plat, et sans être très sûre que ce soit le mien qui soit posé sur la table, je découvre ces vapeurs en sauce. On dirait des tubes avec des cheveux, c’est rigolo. On retrouve le côté un caoutchouteux et tendre de la seiche. C’est relevé sans être agressif, ça a quelque chose de très lisse. C’est bon. Je n’en reprendrai pas à chaque fois mais l’essai était amusant !

Est-ce que je risque les suggestions farfelues de Manu, qui compliquent mon choix, la prochaine fois ? Pourquoi pas… l’envie de poser mes mots sur les restos me mène à chaque fois (ou presque) vers un peu plus de bravoure gustative !

Tai Yen
5, rue de Belleville
75 019 Paris
M° Belleville (2 ou 11)

Camille Jochaud du Plessix

Tapas à gogo au BerimBar ! Olé !

Tapas à gogo au BerimBar !

Tapas à gogo au BerimBar !

C’est un “petit bar à vin et à cocktails”, comme l’indique la devanture…

Berim… ça fait penser à Berlin, mais ne vous y trompez pas, aucun accent allemand dans ce troquet de la rue Oberkampf. La vitre du BerimBar, sur la rue, donne le ton avec son affiche de corrida peinte. Ici, c’est l’Espagne et ses tapas qui sont à l’honneur.

L’invitation au voyage est manifeste : une maquette d’avion fend le ciel du bar aux couleurs de la péninsule ibérique. Depuis le plafond, des globles aux noms de marques d’alcool éclairent l’endroit d’une lumière douce. On retrouvera, à l’intérieur, des références à la corrida parmi les ardoises qui informent des choix de dégustation possibles. Le Berimbar embarque dans un voyage espagnol aux accents sixties, comme la valise accrochée au mur en témoigne…

Ce mercredi soir, avec la bande de joyeux lurons que je rejoins, nous nous attablons pour choisir quelques victuailles. Au choix, tapas chauds ou froids, tortillas, croquetas, jambon et autres pinchos…  (Les tapas sont à 5/6€ et les assortiments entre 12 et 15€ environ)… Quoi de plus convivial ? Chacun fait son choix mais c’est un tour de la carte auquel nous procédons, en picorant dans les plats des uns et des autres. Ce soir, il n’y a plus de pas mal de choses (les croquetas de crevettes que je voulais commander, notamment), mais le sourire désolé du taulier fait passer le tapas que l’on ne verra pas.

On fait un peu partie de cette ambiance de début de printemps qui anime les terrasses de la rue Oberkampf… il fait bon et très vite, je ne peux m’empêcher d’évoquer Grenade, Séville… et le parcours andalous de l’été dernier… Mention spéciale (que je ne manque jamais de faire) pour les tapas du bar des arènes de Grenade (dont malheureusement je ne me rappelle pas le nom…) une merveille… à déguster avec un rafraîchissant Tinto de Verano… Ok, retour à Paris.

Ce soir, j’ai choisi des calamars et petite friture (un de mes nombreux péchés mignons) et des gambas à l’ail flambées au pastis… une merveille de saveurs. On sent l’anis, juste ce qu’il faut et le mariage avec l’ail crée un équilibre parfait… Les gambas sont à la fois moelleuses et croqauntes… un délice ! Pour finir…j’opte pour des patatas bravas. Bonnes mais pas comme les vraies de vraies goûtées en Espagne. Cette soirée est aussi l’occasion de tester le lomo, les champignons à l’ail, les croutons au chorizo, j’en passe est des toutes aussi bonnes !

En gros, c’est la bonne terrasse pour un bon moment… Et si la carte fait rêver mais que les mets restant sont plus limités, qu’importe, il y a pas mal de choix… Un autre endroit qui aurait vocation à devenir une de mes cantines… et question fidélisation, on sait y faire : avant de partir, le barman nous propose de prendre un shooter avec lui. Si senor, y muchas gracias !

Le Berimbar
131, rue Oberkampf
75 011 Paris
M° Ménilmontant (2)

Camille Jochaud du Plessix

 

Le Bistro Beaubourg, parisien jusqu’au bout du tablier !

Le Bistro Beaubourg... et ses plats du jour !

Le Bistro Beaubourg... et ses plats du jour !

Ce lundi soir, je retrouve Sophie que j’ai l’impression de n’avoir pas vu depuis des siècles. Nous nous se retrouvons chez moi et partons, sans trop savoir où nous allons. Je me rappelle un petit resto sympa, rue Quincampoix, que j’ai testé une fois et que j’ai adoré… Nous en prenons le chemin quand je tombe en arrêt devant le panneau du Bistro Beaubourg… Une carte traditionnelle et souriante. Le bistro, devant lequel je suis pourtant passé cent fois, a une bonne tête, peut-être encore plus que d’habitude. C’est décidé, ce sera notre fief de la soirée.

A l’intérieur, des affiches de spectacles plein les murs, les vins inscrits sur des morceaux sets de table, les serveurs en long tablier bleu… Cette fois, à l’inverse de la semaine dernière, les conversations vont bon train tout autour de nous, le léger brouhaha met une touche finale à l’atmosphère…

La carte est fidèle au décor. Les plats du jour sont inscrits à la main, sur un menu morceau de papier, glissé dans la première page transparente. Ce soir, c’est fricassé de poulet, lapin à la moutarde, rôti de veau “with” gratin de choux-fleurs. A la carte, il y a un steak tartare (qui me fait des clins d’œil), une andouillette (…), une entrecôte, entre autre. Dans les entrées, bien que ce soir un plat soit suffisant, des escargots, des poireaux vinaigrette… Comme j’aime cette simplicité…

Je délaisse le tartare, auquel Sophie fait honneur, et je tente le rôti de veau avec le gratin de choux-fleurs et un verre de Brouilly… Le gratin monte sur plusieurs centimètres de haut. Impressionnant sur le moment, il reste léger. Les deux tranches de rôti de veau sont arrosées de sauce, juste ce qu’il faut pour déguster la viande et finir mon morceau de pain. Goûtées dans l’assiette de Sophie, les frites sont bonnes. Je regarde le tartare et lui dit “à la prochaine fois ! “.

Le plat est à l’image de l’endroit : simple, savoureux, presque un peu gouailleux, à ce coins de rue entre Châtelet et Beaubourg. C’est bon et malgré l’emplacement, c’est pas cher du tout. Les plats sont entre et 8 et 12€ (plutôt 8 d’ailleurs), le vins sont à prix raisonnable. Par envie ou comme alternative au “je sais pas trop”, je reviendrai dans ce bisrto !

Bon à savoir : le Bistro Beaubourg est ouvert tous les jours et sert jusqu’à 1 ou 2h du matin.

Le Bistrot Beaubourg
25, rue Quincampoix
75 004 Paris
M° Hôtel de Ville (1, 11),
ou Châtelet-Les Halles (1, 4, 7, 11 ou 14)
ou Rambuteau (11)

Camille Jochaud du Plessix

Le Dogs café, les meilleurs chiens chauds en ville? Un début de réponse.

Le Dogs Café, les meilleurs chiens chauds en ville?

Le Dogs Café, les meilleurs chiens chauds en ville?

J’ai souvent eu envie d’aller au Dogs Café, spécialise des hots dog, aux Halles. Le ventre creux, je pousse la porte et entre dans le resto auto-déclaré “meilleurs chiens chauds en ville”. Je parcours la carte, agréablement surprise : je pensais les prix beaucoup plus élevé… Disons qu’entre 7 et 12€, il y a de quoi sortir repu. Un bon point de plus s’ajoute à ce lieu qui revisite l’Amérique industrielle des années 1930-1940 avec ses chaises hautes tournantes collées à la vitre, son bar au revêtement métallique et ses photos de Marylin (ok, léger anachronisme… qu’importe c’est ce qu’on attend dans un resto comme celui-là).

Au programme hot dogs classique, américain (avec du chou) ou le Miller, avec des oignons… au choix, avec une ou deux saucisses de Francfort ou volaille, servis avec des patates sautées. La carte propose aussi une sélection de salades (désolée, mais quand je vais dans ce genre d’endroit, ce n’est pas en pensant à ma ligne) et une série de burger, cheeseburger, spécial big burger, hamburger… qui me font tous un peu plus saliver. Il y a aussi des plats tex-mex, qui m’inspirent moins. Les assiettes lunch, elles, sont proposées en version américaine (hamburger), anglaise (un steak avec œuf à cheval) ou tex-mex (il doit y avoir une histoire de chili derrière tout ça)…

J’opte pour un classique : le Miller 2 saucisses, celui avec des oignons ! En attendant mon plat, je découvre au dos de la carte  quelques mots sur le Dogs Café et une citation de Paul Morand, de retour des Etats-Unis, dans les années 1930′s : “C’est un coin de petites échoppes, de boutiques de crèmes glacées, où l’on vend aussi ces saucisses populaires sorties de l’eau bouillante et servies en sandwich dans un pain que l’on nomme Chiens Chauds”….

Ces quelques mots me plongent un peu plus dans l’ambiance. Déjà, mon assiette arrive, bien accompagnée d’un “porte-sauce” contenant sauce aigre-douce, moutarde, oignons confis, Savora (ou presque… ça n’a pas le même goût, mais c’est également plein d’épices et bon ! ). C’est visuellement parfait, juste ce que je voulais. Le pain ouvert sert de lit à deux saucisses recouvertes d’oignons fondants, tout blotti contre une petite montagne de patates sautées aillées et persillées… Des volutes de fumées chatouillent mes narines, il est temps de déguster.

Les patates sont moelleuses et savamment assaisonnées… et le hot dog… Le pain au sésame est grillé, croquant, la texture de la saucisse est nickel (oh, ça va, je le vois d’ici ce petit sourire…)  et le tout est couronné des oignons fondants. Pas de doute, c’est dans les oignons qu’est la clé.

Bref, tout serait parfait si la musique, en fond, était autre qu’un morceau plus ou moins rap ou les pérégrinations d’une minette qui doit pleurer d’avoir perdu ses fringues.

La prochaine fois, je test un burger !

Le Dogs Café, les meilleurs Chiens Chauds en ville
65, rue Saint Denis
75 001 Paris
M° Châtelet-Les Halles (1, 4, 7, 11, 14)

Camille Jochaud du Plessix

De Pékin à Belleville, il n’y a qu’un coup de baguettes au Da Lat !

Le Da Lat, Le Président ou le Royal Belleville, au choix!

Le Da Lat, Le Président ou le Royal Belleville, au choix!

Après le vernissage du collectif la Base à la galerie Second Sight, à Saint-Ouen, Alix et moi prenons le chemin de Ménilmontant pour prendre un verre “post expo”. Depuis Place de Clichy, notre bout de gras, c’est la cuisine. Nos papilles frétillent tant, qu’au bout d’un moment, c’est décidé, nous descendrons à Belleville pour déguster quelques chinoiseries !

Loin d’être attirée par tous ces restos dont la facture d’élec  est plus élevée que le budget Nuoc-Mâm (néons de l’enseigne obligent), à Belleville, c’est différent. Il y a quelques petites merveilles, fréquentées principalement par des “locaux”, ce qui est plutôt bon signe pour ce genre de cuisine.

Nous nous dirigeons vers Le Président, ou le Royal Belleville, ou le Da Lat… Trois noms, un seul resto. Le design en vigueur dans le quartier : de grands espaces aseptisés, des alignements de tables et une lumière crue. Aussi surprenant que ça puisse paraître, il y a quelque chose de typique dans tout ça. La carte, comme le veut l’usage, est une longue liste de plats déclinés dans différentes viandes et crustacés : bœuf, porc, canard, crevettes, il y a aussi des plats à base de seiches ou de cuisses de grenouilles…

Le choix de l’entrée s’avère difficile (pour le plat, c’est déjà prévu : un canard laqué ! ) J’opte finalement pour des crêpes de riz aux crevettes à la vapeur, histoire d’essayer quelque chose d’un peu nouveau. Alix prend des rouleaux de printemps et un canard laqué. Une Singha (bière thaïlandaise) arrosera tout ça.

Focus sur les crêpes de riz aux crevettes à la vapeur. Première impression : c’est moche, vraiment. Trois rouleaux mous et blancs baignent dans du Nuoc-Mâm. Pas facile à attraper avec les baguettes, et encore plus compliqué à manger. C’est gluant et fondant à la fois, les crevettes donnent un brin de croquant. C’est pas extraordinaire mais textures et saveurs se marient bien. Je ne suis pas mécontente de la tentative. Bourratif, tout de même. Le canard Laqué est un peu trop cuit, ce qui le rend un peu filandreux. Il n’en est pas moins savoureux. La Singha es douce, comme la plupart des bières asiatiques. Bien, mais je préfère celui d’en face.

Avec Alix, nous décidons que c’est une première expérience. La prochaine fois, nous viendrons en nombre plus important et nous partagerons plein de plats différents, histoire d’expérimenter un peu plus la carte, et de tester sans trop de risques un des plats à la sauce d’huitre !

Le Da Lat ou Le Président ou le Royal Belleville
19 rue Louis Bonnet
75 011 Paris
M° Belleville (2 ou 11)

Camille Jochaud du Plessix

Un vent de déception souffle sur le Zéphyr

Sceptique sur le Zéphyr

Sceptique sur le Zéphyr

Dimanche après midi, lors d’une promenade qui m’a menée des Lilas au Louvre, je repère, entre la rue de Belleville et la rue de Pyrénées, un resto avec une belle terrasse. Sur la vitrine de ce “bar à vin”, est indiqué que des pique-niques sont proposés les dimanches et jours fériés. Je me dis assez rapidement que l’endroit est idéal pour un resto prévu avec Manu pour le lendemain.

Quand nous arrivons, la trouvaille se confirme, mais de manière assez inattendue. La terrasse en bois ne laisse pas deviner ce qui se cache-là. L’intérieur est totalement Art Déco, des grands miroirs en passant par les boiseries et les parties peintes.

La carte arrive. Et là, premier choc : le choix est assez limité, à l’inverse des prix, si bien que rapidement, mon regard s’oriente sur les tarifs plus que sur les plats… Foi gras et Saint Jacques, on avait pas prévu ça pour ce soir.

Ce sera donc deux burgers saignants (il aurait été surprenant qu’il en soit autrement et le petit Bourgueil qui fait un peu grise mine à côté des autres appellations… mais dont le prix dépasse déjà celui du burger. Le vin est moyen, le plat remonte un peu le niveau, sans s’inscrire dans le haut du pavé des burgers testés. Petite mention spéciale pour les frites, tout de même, dont la forme incurvée est parfaite pour attraper une peu de ketchup italien.

Bref, on a attendu pas mal, pour quelque chose de bon sans être extraordinaire. L’endroit en lui-même est sympa mais pas assez rempli pour retrouver cette vraie ambiance de brasserie qui fait voyager dans le temps… Le vent ne me mènera probablement pas au Zéphyr une deuxième fois.

Le Zéphyr
1 rue de Jourdain
75 019 Paris
M° Jourdain (11)

Camille Jochaud du Plessix

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