L’Art urbain contemporain en vente et en live chez Artcurial !

Artcurial - Vente Art Urbain Contemporain - 15 février 2012

Artcurial - Vente Art Urbain Contemporain - 15 février 2012

Hier soir, c’est Tanc qui donnait le ton de la soirée d’ouverture de l’expo-vente Artcurial consacrée à l’Art Urbain Contemporain, à l’hôtel Dassault. Donnait le ton, en couleurs ?! Pas exactement… Représenté dans cette vente, c’est en musique que Tanc s’est illustré lors de ce vernissage ! De quoi se laisser porter pour visiter une expo offrant un panorama exceptionnel du street art international… A découvrir vite, puisqu’elle a lieu sur trois jours seulement, au cours d’un programme “live”…

Figures emblématiques, précurseurs, acteurs majeurs et talents confirmés ces dernières années font partie d’un catalogue riche de 120 artistes (à découvrir sur le site Artcurial – lien en fin d’article). Graff, pochoir, collage, peinture, photo, c’est dans la diversité des techniques et des supports, que s’illustre l’Art urbain contemporain. 200 lots faits de pièces récentes et d’autres qui témoignent d’étapes passées de parcours artistiques. Une synthèse aussi passionnante qu’éphémère, pour cette courte exposition.

Très largement représenté, le graffiti “des origines à nos jours” fait notamment l’objet d’un “focus” sur le train et le métro. Une manière de rendre hommage aux supports urbains qui ont vu naître un mouvement artistique. C’est d’ailleurs avec cette sélection que s’ouvrira la vente aux enchères du mercredi 15 février. Elle débutera à 14h30, sous la direction d’Arnaud Oliveux, Spécialiste Art urbain contemporain et Commissaire-priseur pour cette vente.

Mais avant la vente, le live… avec des performances d’artistes ! Au programme (chaque jour, à partir de 14h) :

  • Samedi 11 février : Cope 2,
  • Dimanche 12 février : Speedy Graphito et JonOne, pour une réalisation à qu
  • Lundi 13 février : Nasty,
  • Du 11 au 13 février : Skii.

Ce samedi 11 février, à partir de 17h, pourquoi ne pas en profiter pour faire signer le livre Francky Boy – Boy C’est la Vie, de Christian Lois Eclimont, publié aux Editions Volum. Francky Boy, des Musulmans Fumants, dédicacera l’ouvrage qui lui est consacré  ! (… c’est peut-être l’occasion de lire ou de relire le billet sur le retour des Musulmans Fumants, à la Galerie Intuiti, publié sur ComCam&Co).

Petite info en plus… Si vous êtes dans le quartier, c’est peut-être le moment d’en profiter pour voir Futura 2012 – Expansions, par Futura 2000. C’est à deux pas, à la Galerie Jérôme de Noirmont, jusqu’au 29 février 2012.

Découvrir les résultats de la vente.

Vente Art Urbain Contemporain
Le 15 février 2012, à partir de 14h30
Expo du 11 au 13 janvier 2012
ARTCURIAL Briest – Poulain – F. Tajan
Hôtel Marcel Dassault
7, rond-point des Champs Elysées
75 008 Paris
M° Franklin Roosvelt (1 ou 9)

Escapade berlinoise… de la rue aux galeries !

Petit tour de galeries street art berlinoises

Petit tour de galeries street art berlinoises

Après la douceur du sud de l’Europe lors de mon week-end à Lisbonne, le froid et l’explosion créative berlinoise… C’était le week-end dernier, avec les S Sisters aux chevelures de feu… Une aventure presque vécue comme un pèlerinage : un an plus tôt, jour pour jour, j’étais déjà dans la capitale allemande pour une semaine de folie ! Un déclencheur pour mon regard porté sur le street art, devenu depuis une véritable passion.

Cette fois, mon parcours des rues était assez différent puisque les connaissances acquises depuis quelques mois m’ont permis d’identifier plus d’artistes que la dernière fois, et notamment du “made in France” (Mimi le Clown, Rero ou Pioc PPC, pour ne citer qu’eux)…

Pour les locaux, d’un SP38 à un El Bocho, d’ un Alias à un Little Lucy je suis arrivée au Gestalten Space. Il s’agit en fait d’une librairie, d’un magasin de design et d’une galerie située dans un charmant passage… Dans le cadre de l’expo “Happilly Ever After”, sont exposés des artistes de là-bas et d’ailleurs, des noms plus ou moins familiers… Sérigraphies ou photos aux effets doubles, oeuvres sur toile ou sur des matériaux de recup’ ce sont les travaux de Brad Downey, Fail, Vhils, Hort, Broncho, Petra Börner, Cyclo, Jean Ray, Dzine, Martin Eberle, Naesden Control Center, ou encore Olaf Hajek que le Gestalten Space fait découvrir… Des approches variées, un tour d’horizon diversifié, du street art, mais pas que… une bonne première étape question galeries !

La seconde se à seulement quelques mètres de là… Il s’agit de la Circleculture Gallery. Elle présente en ce moment et jusqu’en janvier “Give”, une expo qui regroupe des éditions limitées de Raymond Pettibon, Katrin Fridriks, David Shrigley, Jaybo Monk, Harmony Korine, Aaron Rose, Stefan Strumbel, Stohead, Kevin Earl Taylor, XOOOOX, Jonathan Yeo, Larry Clark, Terry Richardson, Ed Templeton, Tobin Yelland & al. Une partie des bénéfices des ventes est destinée à une oeuvre de charité. Là encore, des styles très différents et des artistes aux noms plus ou moins familiers… Quelques jolies surprises à découvrir.

Enfin, un endroit où je suis retournée avec plaisir et impatience… C’est au Neurotitan Shop&Gallery ! Rien que pour l’arrivée par la Rosenthaler Straße, c’est génial… Il s’agit d’un véritable vivier du street art berlinois et international… Arrivée au premier étage, j’ai parcouru “Simple is Rare”, une expo présenté jusqu’au 7 janvier 2012. Pour le coup, les artistes présentés me semblaient bien moins familiers… Constructions en carton, installations suspendues ou composés de vieilles télés étaient assez impressionnante. De la vidéo, du print également et des supports plus traditionnels étaient là aussi pour illustrer cette rare simplicité… Côté librairie, de quoi se faire plaisir… Livres, sérigraphies, sacs, badges, magnets, stickers, fringues… de quoi s’éclater et y passer des heures !

Pas facile d’en faire beaucoup plus en si peu de temps, dans un programme déjà chargé, dont je vous passe les détails (Tacheles, puces de Mauerpark, sans oublier la galerie à ciel ouvert qu’offre Berlin, au niveau de l’East Side Gallery et partout ailleurs)… Une seule envie, donc, y retourner le plus vite possible (peut-être à une autre saison cette fois, j’ai envie de voir Berlin sous le soleil) pour revenir sur ces pas et trouver de nouveaux chemins et bonnes adresses…

Les adresses de cette étape…
Gestalten Space
Sophien Straße 21
10178 Berlin
 
Circleculture Gallery
Gips Straße 11
10119 Berlin
 
Neurotitan Shop&Gallery
Rosenthaler Straße 339
10178 Berlin
 
Pour toutes ces galeries (très proches les unes des autres) : 
U-Bahn => Weinmeisters Straße
S-Bahn =>Hackescher markt

Camille Jochaud du Plessix

Le paradoxe comme bonne étoile de Corinne Dauger pour l’expo “Eclats de Chantier”…

Corinne Dauger et Christofle présentent « Eclats de Chantier »

Corinne Dauger et Christofle présentent « Eclats de Chantier »

Jeudi soir, avait lieu le vernissage de la nouvelle exposition personnelle de Corinne Dauger, “Eclats de Chantier”. Un titre inattendu dans un endroit où l’idée de chantier semble assez surprenante : aux Salons Christofle. Une expo placée sous le signe du paradoxe… un paradoxe qui semble être une bonne étoile pour l’artiste ! A découvrir jusqu’au 10 novembre 2011.

Le premier espace place le visiteur dans le contexte. Plots, casques, gravas, pas de doute, l’installation confirme que Corinne Dauger traite du chantier au sens littéral du terme. Un montage vidéo offre un parcours de chantier se déroulant à travers le monde, évocateur du voyage de l’artiste.

La mise en contexte passée, l’expo peut alors commencer. Tout d’abord, Corinne Dauger présente une série de photos. Ayant parcouru le monde d’un chantier à l’autre, elle en a saisi les détails. Rapports de taille mis en exergue, ouvertures curieuses, perspectives interminables, c’est particulièrement lorsque les matériaux créent des effets de motifs que l’artiste décline le chantier au féminin… ou encore lorsqu’une mèche s’échappe, ici ou là.

Deux dimensions pour ces visites de chantiers, d’un triptyque à l’autre. Mes préférés, les petits formats. Les photos proposées sur les deux faces obligent à tourner autour des installations. L’épaisseur du plexis suggère la photo suivante pour former un parcours guidé. Le rapport de taille renversé n’est pas sans faire penser à l’idée de maquette, de reconstitution.

Arriver dans l’espace suivant, donne tout son sens à la collaboration de Corinne Dauger avec Christofle. L’artiste a fait des plaques de la célèbre argenterie son support. Ses photos sérigraphiées sur ces bases à l’éclat particulier sont ensuite travaillée à l’huile par l’artiste. Le résultat, tant par le fond que par la forme, témoigne de l’intérêt de Corinne Dauger pour la matière.

Ses travaux sur plaques d’aluminium présentés lors de “Féminin singulier” à l’espace Lhomond m’ont laissé une impression de transparence. Cette fois, la brillance mate de l’argent donne un éclat différent aux œuvres. Détails de chantiers, toits parisiens, gares, les structures sont omniprésentes. Il y apparait parfois l’un des énigmatiques personnages féminins de Corinne Dauger, toute de sensualité vêtu.

Si les chantiers sont des univers masculins à l’extrême, Corinne Dauger a su se les approprier pour leur donner sa dimension féminine… à découvrir, chez Christofle, jusqu’au 10 novembre 2011.

Eclats de chantier, par Corinne Dauger
Jusqu’au 10 novembre 2011
Les salons Christofle
9, rue Royale
75 008 Paris

Camille Jochaud du Plessix

Shadows and Reflections ou les multiples dimensions du pochoir à la galerie Magda Danysz

Group Show à la galerie Magda Danysz

Vhils - Shadows and Reflections à la galerie Magda Danysz

Il y a déjà près d’une dizaine de jours que j’ai (trop rapidement) parcouru le vernissage de Shadows and Reflections, à la galerie Madga Danysz… mais il n’est pas trop tard pour vous parler de cette expo collective. Jef Aérosol, Blek le rat, C215, Miss.Tic, Kris Trappeniers et Vils se sont donnés rendez-vous pour mettre en regard leurs approches du pochoir.

La féminité et les jolis mots de Miss.Tic, les malicieux rongeurs de Blek le Rat, les étonnantes découpes de Vhils, les visages filaires de Kris Trappenniers jalonnent les murs et donnent au pochoir des dimensions multiples, dégageant des émotions nuancées.

A l’étage, on commence par retrouver le “Chuuuttt”, de Jef Aérosol, celui que l’on peut voir à grande échelle Place Stravinsky, depuis quelques semaines. Puis c’est la découverte des toiles et d’une installation de C215, qui a fait entrer dans la galeries certains des supports favoris de ses portraits, “glanés” dans la rue (le mot est faible compte tenu des volumes…).

… Et lorsque j’arrive dans le troisième espace d’exposition, Jef Aérosol est là… il prend la pause, dans sa dégaine tout droit sortie d’un album rock. La photo est prise face à un angle de murs que l’artiste s’est approprié. Le parcours “fléché”, où l’on retrouve des personnages familiers, il invite à découvrir une série de toiles aux fonds colorés, un chemin dont les visages font voyager d’un continent à l’autre. Le pochoir se propose ainsi de devenir une empreinte de l’humanité…

Galerie Magda Danysz
Shadows and Reflection
Jusqu’au 30 juillet 2011
78, rue Amelot
75 011 Paris
M° Saint Sébastien-Froissard

Camille Jochcaud du Plessix

Give me a wall so I can escape… les bombes ne sont peut-être pas celles que vous imaginez !

Give me a wall so I can escape, du 1er au 24 juin 2011

Give me a wall so I can escape, à Paris, du 1er au 24 juin 2011

Du 1er au 24 juillet 2011, a lieu à Paris, la 3ème édition du festival Give me a wall so I can escape. Un titre génial, inspiré mur de Berlin, pour un événement qui a pour thème cette année “Fémicité”, un hommage rendu à l’art de rue au féminin !

Si le programme du festival décline l’urbain au travers du street art, de la danse, de photos, de projections et de débats, ce sont (sans grande surprise) les expo et les murs que je compte principalement parcourir… Voilà mon programme, non-exhaustif !

Confluences.

Aujourd’hui, Dey et Kashink se sont exprimées sur le mur de Confluences, que j’irai découvrir dès demain.

En effet, le vernissage du jeudi 7 juillet sera l’occasion de se ballader dans Tag’n'Tof, une ville reconstituée par le PhotoGraff Collectif, dont les environnements invitent au graff… L’expo permettra à une cinquantaine de graffeurs, de donner leurs couleurs à cet univers urbain au Posca, partenaire de cet événement évolutif.

Le 16 juillet permettra de voir comment ce travail a évolué, mais pas seulement : Däg et Am s’approrieront à leur tour le mur ! Une journée qui s’annonce street artistiquement riche, puisque seront également proposés un brunch et un street market où dénicher des créations en tous genres !

Enfin, le 24 juillet, pour la clôture du festival, Confluences accueille C_CIL & MX & ô pour une soirée faite de musique, de vidéo et de performances !

Cofluences
190, boulevard de Charonne
75 020 Paris
M°Alexandre Dumas ou Philippe Auguste (2)

La galerie Frichez-Nous la Paix.

“Paysages sauvages” par Anaïs Barelier (du 1er au 8 juillet), “Undelivered Message” par Lady Alezia (du 10 au 17 juillet), Ellas par Jade&Wersers (du 19 au 31 juillet)… De la photo et du graff au féminin, différentes facettes de la femmes vues par le graff… A cours de ce festival Frichez-Nous la Paix laisse le choix dans les approches.

La galerie s’inscrit également dans le programme de Fémicité avec une série de performances sur le mur d’en face. Le 9 juillet, c’est à Lady Alézia et Marko 93 que le rendez-vous est donné. Ils précèdent Jade et Wesr, dont la performance est prévue pour le 19 juillet.

Frichez-Nous la Paix
20 rue Desnoyer
75020 Paris
M° Belleville (2 ou 11)

La Glaerie 154

Le vernissage de l’expo d’AM aura lieu le dimanche 17 juillet. Avec “A piece of wall, the drip series”, l’artiste new-yorkaise ballade le visiteur curieux dans un souvenir citadin.

La galerie 154
154 rue Oberkampf
75011 Paris
M Ménilmontant (2)

Le Mur du Square Karcher.

Après le premier round du mois dernier, on y retrouvera, Dey, Kashink, Lady Alezia, Däg mais également Shupa, Stoul,… Je vous passe les détails que vous pourrez découvrir bientôt sur ComCam&Co !

Le mur du square Karcher
163 rue des Pyrénées
75020 Paris
M Gambetta (3)

Le MUR (Modulable, Urbain, Ractif)

Puisqu’il est question de mur, celui d’Oberkampf fait inévitablement partie du périple. C’est le samedi 16 juillet que le Collectif France Tricot l’habillera !

Le MUR
A l’angle des rues Obrerkampf et Saint Maur
75011 Paris
M° Parmentier (3)

Pas sûre de pouvoir parcourir ces événements, programme, je le rappelle, non exhaustif… C’est le mois de juillet, moment favorable à l’idée de se mettre au vert… Mais j’en parcourrai un maximum comme vous pourrez le constater bientôt sur ComCam&Co !

Retrouvez tous les articles sur Give me a wall so I can escape publiés sur ComCam&Co et l’intégralité du programme du festival !

Camille Jochaud du Plessix

Faire son marché (de l’art) au Bazart de la galerie Art for Smile !

C'est bien la galerie Art For Smile mais pas la bonne photo, je corrige vite !

C'est bien la galerie Art For Smile mais pas la bonne photo, je corrige vite !

Retour à la galerie Art For Smile, découverte il y a quelques mois déjà (c’était aux baluciements de ComCam&Co) lors du vernissage de l’expo de La Street sur le Gâteau. Cette fois, la galerie prospose quelque chose de différent. Dans l’idée de rendre l’art accessible à tous, Art for Smile propose  Bazart, une sorte de “supermarché” de l’art.

Le concept : mettre en libre service les oeuvres d’art d’une quarantaine d’artistes d’ici et d’ailleurs à des prix allant de 79 à 199€. Plutôt pas mal comme idée et intelligemment mise en scène. En effet, les 400 oeuvres disponibles sont installées sur des structures métaliques avec des pieds, des bras et une photo de l’artiste… on a donc l’impression que chaque artiste est porteur de ses oeuvres, c’est intéressant !

Au niveau des styles, il y en a pour tous les goûts : dessisn, peinture, collage, figuratif, le plus souvent, abstrait de temps en temps… Le plus étonnant est que malgré la diversité, il y a une vrai cohérence d’ensemble dans cette large collection.

Les aristes représentés sont Andrea Allen, Ann Abel, Marie Barbé, Béranger, Valérie Blanchard, Castro Alonso, Mélina Catoni,Chloé, Cécile Colombo, Dagnell, Mirielle Dejasmin, Bruno Foeglé, Mercedes Gallardo,Izabelle Hébrard, Abelardo Hernandez, Yolanda Hessenbruch, Jargot, Kalinowski, Carme Llevadot, Guadalupe Masa, Yolanda Martín, Greg Massardier, Viviane Michel, Monestier, Catherine Monmarson, Elena Ocaña, Gemma Palau, Marie Hélène Piquart, Piquet, Ros Puiguriguer, Jean Claude Quillet, Hervé Ringer, Riverol Rojas, Denis Roussel, Anna Selva, Victòria Tubau, Nina Urlichs, Cecilia Valese, Sophie Van Moffaert et Pascale Vergeron.

Trop nombreux pour entrer dans le détail, je vous laisse plutôt aller découvrir ces oeuvres et ce concept, au gré d’une prommeande entre le pont des Arts et le Pont-Neuf (la galerie est ouverte le dimanche, c’est idéal !). Une petite info tout de même, intrigué par tel artiste ou tel autre, retournez l’oeuvre qui vous intéresse, vous y trouverez quelques mots sur celui qui l’a réalisée et son certificat d’authenticité…

Bonne balade et bon marché !

Bazart
Du 16 juin au 16 août 2011
Galerie Art for Smile
28 quai du Louvre
75 001 Paris
M°Pont Neuf (7)
ou Louvre-Rivoli (1)

Camille Jochaud du Plessix

La galerie itinérante Art 23 s’installe à la galerie Art’et Miss du 13 au 19 juin

La galerie itinérante Art 23 à la galerie Art et Miss

La galerie itinérante Art 23 à la galerie Art et Miss

Du 13 au 19 juin, la galerie Art’et Miss accueille la galerie itinérante Art 23. “Sur tous les tons” est l’occasion pour la galerie nomade de présenter les travaux de Stanislas Mazuy et de Caroline Poulet.

Stanislas Mazuy propose une large série de toiles abstraites. Sa variation sur des couleurs contrastées où se rencontrent énergie et sérénité.

Caroline Poulet, elle aussi a choisi pour territoire l’abstrait. Elle le pare de courbes et ondulations sculptées qui donnent une étonnante impression de mouvements de rubans aux couleurs vives.

Le vernissage du mercredi 15 juin a donné sa sonorité à l’exposition. Le ténor Jean-Philippe Guibert, accompagné au piano par Sophie Partouche m’a donné l’impression d’entendre les airs forts et profonds de Caruso, une belle mise en perspective de cette exposition “Sur tous les tons” !

Sur Tous les Tons
Du 13 au 19 juin 2011
Galerie Art 23 à la galerie Art’et Miss
14, Rue Sainte Anastase
75 003 Paris
M Saint Paul (1)
Ou Chemin Vert (8)

Camille Jochaud du Plessix

Room 13 ou comment TBWA cultive la créativité en herbe

Première expo de l'atelier Room 13

Première expo de l'atelier Room 13

Après avoir découvert, lundi soir, les nouveaux locaux de Fred&Farid, dans le cadre de son déménagement et de son opération sur Foursquare, c’est chez BDDP Unlimited que je me suis rendue hier (décidément, ça laisse rêveuse)…

L’évènement ? La première expo de Room 13… Room 13, c’est une initiative du groupe pour cultiver des talents naissants (8-13 ans) dans les quartiers difficiles et suivre leur évolution. Il en existe 65 à travers le monde.

Hier soir, “Exportrait”, une expo-vente dont le but est de pérenniser l’expérience, était l’occasion de découvrir les créations de l’atelier du collège Lucie Aubrac de Villetaneuse. Un vernissage qui a eu lieu en présence des artistes !

J’arrive donc devant l’agence et réalise que l’opération n’est pas forcément ouverte au grand public, mais plutôt réservée au personnel du groupe. Ma curiosité pour l’art, la com et la créativité présentées comme carton d’invitation suffisent pour que je puisse entrer.

Je m’avance donc dans cet antre de la créativité et découvre dans la transparence de cette galerie éphémère une série de portraits haute en couleurs. Dans une approche presque pop art, les jeunes artistes ont peint des photos pour faire ressortir les traits de leurs sujets par effet de contrastes. Cette technique, dont j’ignore le nom (n’hésitez pas à laisser un commentaire si vous le connaissez), a permis à ces collégiens de marquer sourires et émotions.

J’avoue que je suis assez impressionnée par ces travaux. Si certains sont “expérimentaux” mais pas dénués d’idées, d’autres sont bluffants… Quelques gommettes collée sur les cartons, supports de l’expo témoignent d’ailleurs du succès de certaines oeuvres.

Faisant le tour de l’exposition, je constate que le portrait n’est pas la seule technique abordée par les élèves du collège Lucie Aubrac. Certains de ces jeunes artistes ont plutôt travaillé les matières, comme la mosaïque et le sable, alors que d’autres ont composé “à la manière de”.

Les ateliers Room 13, le groupe les place sous le signe de la continuité et du suivi… je suis impatiente de découvrir les prochaines créations des talents en herbe, impliqués dans cette initiative à sa manière disruptive !

Pour en savoir plus sur TBWA France

Camille Jochaud du Plessix

1000 ? Non, ils étaient bien plus nombreux au vernissage de l’expo de Space Invader !

Le 1000 èmes invader (j'y retourne et je fais une photo de meilleure qualité)

Le 1000 ème invader

Hier soir, c’était le grand soir : le vernissage de l’expo 1000, de Space Invader à la Générale !

Vers 20h, je m’aventure dans le quartier…La rue est bloqué parce ce que c’est aussi le jour du coup d’envoi du festival “Onze Bouge”. Coïncidence ou pas, c’est plutôt une bonne chose, tant la foule qui se bouscule au “portillon” est dense. Ça et là, curieux et fan se demandent s’ils s’aventurent ou pas dans l’antre du pixel. Ni une, ni deux, je me lance…

Après une heure de queue à écouter blagues et tentatives de négociations avec les vigiles (l’un semble tout droit sorti d’un jeu vidéo), je valide la mention “Enter the game” indiquée à l’entrée d’un conteneur dans lequel une “Invad’boule à facettes” forme une constellation d’invaders. Quel est cette sensation étrange se demandent mes escarpins madrilène ?!

La réponse n’est pas pour tout de suite… peut-être vous, qui lisez cet article, êtes sur le point d’aller voir cette expo. je ne saurai gâcher votre plaisir et votre envie de découverte. Ce billet posera donc, pour le moment, quelques questions sur l’expo, pour animer plus encore votre curiosité.

Pour ceux qui lisent ce billet à à défaut de pouvoir voir l’expo, loin de moi l’idée de vous laisser sur votre fin. Les réponses à ces questions seront délivrées dans un nouvel article prévu pour le jour de la fin de l’expo, le samedi 2 juillet 2011… Maigre consolation, les questions vous tiendrons en haleine, et en attendant, je vous propose de retrouver à la fin de ce billet quelques liens pour patienter !

Bon, quelques éléments tout de même : sortie du conteneur, je m’interroge sur les personnes qui attendent près d’un bar et je comprends vite qu’il s’agit de l’endroit où se procurer une “Space Invad’gauffre”, promise par Space Invader sur Nova. Que dire ? C’est carré, c’est drôle, ça requinque après toute cette attente ! La dégustant je fais le tour du aussi nommé “Vespa Cocodylate”, scooter de Space Invader  de 1999 à 2003. Le vant le nez, je découvre le 1000ème Invader… Bon, celui-là, je vous l’ai livré tout de suite… Mais j’ai promis de ne pas top en dire, voilà les premières questions :

  • Qu’est-ce qui fait “krik-krik” sous les pieds dans le conteneur ?
  • Que contient le coffre du scoot de Space Invader ?
  • Que distribuent les distributeurs pour 1€ ?

Je m’aventure vers l’espace dédié au Rubicubism, guidée par un space invader en néon. Entrant dans le Rubix Cub géant, je découvre les fameuses pochettes d’albums en Rubix Cub… c’est génial, en plus du fait que la technique soit complètement hallucinante, je constate que j’ai ou j’aime une grande partie des albums exposés… Dans la continuité de l’expo, je constate que l’artiste n’a pas envahit que l’univers de la musique… Portraits, reproduction, hommage (je pense) parfois, Space Inverder Rubix tout ! Aller quelques questions de plus…

  • Quel est le meilleur moyen de voir les pochettes de disques en Rubix Cubs de Space Invader ?
  • A quel autre street artist Space Invader fait-il référence dans l’un de ses Rubik ?
Où se tourouve ce space invader ?

Où se tourouve ce space invader ?

Une fois à l’étage du Rubix Cub, j’accède à l’espace dédié à l’Invasion… Je ne peux trop en dire, ce serait dommage d’arriver moins surpris. les questions, tout de suite, j’en dirai plus le 2 juillet :

  • Qu’y a-t-il sous les semelles d’Invader ?
  • Quel est le top 3 des villes où Invader a marqué le plus de point ?

Je redescends de cette planète merveilleuse et bien peuplée. Le temps de jeter un coup d’oeil au canapé de mes rêves et de prêter attention à la signalisation… Et dans un sursaut, je vais découvrir la Speed Ball Machine…

Pour finir, je vais voir le film “In Bed With Space Invader”,  pour ce qui concerne la réalisation, la bande son à mi-chemin entre électro et musique de jeu-vidéo, je vous laisse aller lire les commentaire dans lesquels “Doudou” a eu la gentillesse de donner les détails… (j’ai eu un peu de mal à rendre à César ce qui lui appartient, il/elle a plus de repères que moi…). Naissance, pose et vie d’une série de space invaders, c’est l’occasion de comment travaille l’artiste pendant que nous, heureux invadés, partageons un moment de grâce avec Morphée… Les questions :

  • Quel numéro porte la voiture de Space Invader ?
  • Quand les space invader du film ont-ils été posés ?
  • Qu’est-ce qui prête à sourire au moment où Space Invader colle celui de la rue Mongalet ?
  • Plutôt Mac ou PC ?
Space invad'gauffre

Space invad

Avant de partir, j’investis dans ce que j’appellerai le “kit de la groupie” : la carte de l’invasion de Paris, éditée spécialement l’occasion et le catalogue de l’expo… Dont je dirai quelques mots le 2 juillet, en même temps que je donnerai les réponses aux questions ici posées ! Le rendez-vous est donné !

Pour compenser cette attente, pour ceux qui ne l’ont pas encore vu, pour ceux qui ont envie de la revoir, voilà la vidéo de l’interview de Space Invader dans la matinale de Canal+… et pourquoi pas se refaire l’annonce de l’expo par l’artiste lui-même sur Nova… et un peu aussi sur ComCam&Co ?!

Et puis, entre temps un intermédiaire : la prochaine étape, c’est la galerie Lefeuvre !

D’ici là, si vous avez des questions à ajouter pour rendre cette expo plus mystérieuse encore, n’hésitez pas, laissez un commentaire !

1000, par Space Invader
Du 7 juin au 2 juillet 2011
La Générale
14, avenue Parmentier
75 011 Paris
M° Voltaire (9)
 
Et aussi… du 7 juin au 2 juillet
Galerie Lefeuvre
164 due du faubourg Saint-Honoré
75008 Paris
M°Saint Philippe du Roule (9)

Camille Jochaud du Plessix

1 mur, 7 graffeurs : le Square Karcher sous le coup les bombes… de couleurs !

Popay - 163 rue des Pyrénées (1)

Popay - 163 rue des Pyrénées (1)

Dimanche 5 juin 2011, ne suivant que mon instinct (et un peu aussi l’agenda des arts de Canal Sreet), je me suis rendue au Mur du 163 rue des Pyrénées. Sur 2 jours, y était prévu la réalisation d’une fresque par 7 graffeurs, un projet rendu possible par Elise, de l’association Artazoï et Nathalie Maquoi, élue de la mairie du XXème.

L’objectif ? Faire vivre le mur. A la différence des murs légaux que l’on trouve ici et là dans Paris, celui-ci est destiné à l’association. Chaque mois, elle fera venir de nouveaux artistes pour le faire évoluer.

Sun 7 - 163 rue des Pyrénées (2)

Sun 7 - 163 rue des Pyrénées (2)

Avec l’objectif, l’idée : faire durer les travaux des graffeurs. “Pas de karcher au Square Karcher”. Pas de karcher et idéalement, aussi, peu que possible d’”initiatives personnelles” qui viendraient ternir les œuvres de cette galerie à ciel ouvert.

Quand j’arrive, la plupart des graffs sont terminés. Yeemd, lui, continue à travailler. Nous échangeons quelques mots et je profite de l’abribus qui se trouve là pour me poser, finissant moi aussi mes travaux, laissant de temps en temps trainer une oreille lorsqu’il échange quelques mots  avec les passants.

Yeemd - 163 rue des Pyrénées (3)

Yeemd - 163 rue des Pyrénées (3)

Je change de place de temps en temps histoire d’adopter d’autres point de vue. Et je traverse à nouveau la rue, carnet à la main, pour préparer ces quelques mots. Un “tu prends des notes”, facilite le début de la conversation (“en fait j’ai un blog et…”).

Je demande, pas très sûre de moi, si quelqu’un qui connait les artistes peut me faire faire une petite visite guidée. On me recommande Cristobal Diaz, réalisateur et photographe, qui commence par un “je sais pas trop…” suivi d’un semblant de conférence sur le sujet.

Speedy Graphito - 163 rue des Pyrénées (4)

Speedy Graphito - 163 rue des Pyrénées (4)

La visite commence avec Popay (1), qui travaille sur une “palette” de couleurs infinie, jouant sur les nuances et les contrastes. Cristobal souligne la proximité avec le dessin “traditionnel”, la continuité dans le mouvment.

Nous remontons la rue. Il me présente le portrait en lettrage de Sun 7 (2). L’artiste cache. Sa signature au travers de l’enchevêtre de signes devenus motifs. C’est cette fois sur les effets de volume que le photographe attire mon attention.

Rero - 163 rue des Pyrénées (5)

Rero - 163 rue des Pyrénées (5)

Le suivant, c’est celui de Yeemd (3). Suivre l’évolution du graff permet de voir les formes se préciser. Le guide continue son explication : il s’agit d’une approche plus contourée, d’un lettrage en volume, le graffeur étant adepte des effets de matières.

Nous arrivons devant celui de Speedy Graphito (4), un nom familier et pour cause, ça fait déjà 25 ans qu’il pare les murs ici et là. Là, des lapins délirant, mais surement pas crétins (oui,facile). Pas crétins, subtiles. Si les “profanes”, m’explique Cristobal, y voient des bêbêtes aux grandes oreilles, les initiés décryptent la signature haute en couleurs de l’artiste.

Tanc - 163 rue des Pyrénées (5)

Tanc - 163 rue des Pyrénées (6)

Nous continuons à remonter la rue. Rero. Lui aussi, je le reconnais ! et les choses deviennent très clair quand Cristobal cite “j’airais préféré un mur blanc plutôt que cette affiche de merde”. Le lettrage est très clair, très lisible, toujours barré d’une ligne et à chaque fois assez symbolique ou énigmatique.

Tanc (6) est aussi un artiste qui travaille le lettrage très lisible, mais c’est dans le mouvement qu’il inscrit une marque qui me donne l’impression d’un cri métalique. Comme une astérisque à “son blaz”, il fait appraitre le nom de son  crew : VAO.

L'Atlas - 163 rue des Pyrénées (7)

L'Atlas - 163 rue des Pyrénées (7)

Pour finir, nous arrivons devant travail de L’Atlas (7). Nom qui ne m’est pas inconnu non plus. Pendant une partie de ce parcours, j’ai parfois eu l’impression de réapprendre à lire. Le professeur poursuit sa leçon, soulignant une calligraphie à la fois arabisante et abstraite.

Les graffs sont là pour un mois environ, jusqu’au 10 juillet. Le rendez-vous est pris. Dans le cadre du festival “Give me a wall, so I can escape”, ce sont des graffeuses qui s’exprimeront sur le mur sur le thème “Fémicité”. En avant-première (avec pas mal d’avance), j’ai fait la rencontre de Däg, qui a commencé avec au stickers pour aller vers le pochoir.

Voilà pour le premier round sur le Square Karcher. Très vite, sur ComCam&Co, plus d’info sur le festival… en attendant, pourquoi pas passer par les pyrénées, on y voit des bêtes curieuses et de la peinture sur les murs !

Pas de karcher au Square Karcher
Jusqu’au 10 juillet 2011 et un peu plus encore
163, rue des Pyrénées
75 020 Paris

Camille Jochaud du Plessix

Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.

Joignez-vous à 433 followers