Eastpak déride Tetris

J’ai annoncé, en début de semaine, une série d’articles sur les accessoires. Après Eram et Colgate, passons à un accessoire indispsensable : le sac. Pas toujours glamour mais toujours pratique et adaptable par sa sobriété : Eastpak !

Un classique entre tous, que la génération dont je fais partie a érigé comme symbole de coolitude, personnalisable et résistant. Nous l’avons tous chargé de kilos de bouquin, de fringues plus ou moins propres, de pique-niques et d’objets divers et variés. On a tous eu au moins une petite merveille de sac-à-dos, comme on a tous joué à Tetris… Si Eastpak a, depuis son âge d’or, décliné couleurs et imprimés, Tetris est peut-être un peu moins populaires aujourd’hui. Pour sa nouvelle campagne, la marque donne un petit coup de jeune au jeu vidéo, indiscutablement lié à Nintendo.

Comment ?

En l’humanisant !

Réalisée par We Are from LA, ce spot s’inscrit dans le dispositif “Play the Game”, de l’agence Satisfaction. Dans cette version “Director’s Cuts”, les briques humaines sont aspirées et rejetées en moreaux, exposant explicitement la solidité des sacs “build to resist”. Une version plus soft se limite à la sortie du sac en un seul morceau, ne laissant sortir du broyeur, qu’un sac intact. La page Facebook de la marque permet de jouer en ligne à cette déclinaison délirante du jeu !

Eastpak, c’est la solidité de sacs fabriqués dans les années 1960, à l’époque par Monte qui fournissait l’armée américaine. La marque est commercialisées sous son nom en 1976. Depuis les années 1990, lycéens, collégiens et ceux qui l’ont été n’ont cessé de les martyriser et ça ne semble pas prêt de s’arrêter !

Tetris, c’est les petites briques carrées, en barres, en L,  S ou T… Des heures passées sur une Game Boy grise, 2 couleurs, pour voir décoller la petites fusée et s’afficher “Congratulation ! “. Le jeu créé en 1984 apr Alexei Pajitnov est le 4ème le plus vendu de l’histoire du jeu vidéo (environ 170 millions d’exemplaires revendu x fois)…

Eastpak a mis Tetris en adéquation avec son message en jouant sur les sentiments d’une génération !

Camille Jochaud du Plessix

Fuck la crise, le dress code de la remise de diplôme…

Fuck la Crise - Remise de diplôme INSEEC - Promo 2010

Fuck la Crise – Remise de diplôme INSEEC – Promo 2010

Ce 28 avril 2011, l’heure des honneurs a sonnée.
2 ans d’études,
Des dizaines de dossier à rendre,
Des tonnes de connaissances accumulée dans un cerveau parfois lessivé,
Des heures de rires, de doutes, de coups de gueule et d’échanges,
Des rencontres,
Des heures de sommeil passées à bosser…

… Et tant d’autres choses pour un résultat : aujourd’hui, être diplômée.

Oui, c’était un peu tout ça l’INSEEC et je crois que ce diplôme, on l’a bien mérité.

Tout a commencé un beau jour de septembre 2008, au moment où la crise a commencé son travail de fourmis pour faire basculer toute une économie.

A la même époque (à quelques semaines près), une idée géniale, un état d’esprit, une marque communautaire, un collectif a été lancée : Fuck la crise.

Initiatrice du concept, Lucile Merra. Elle cherchait à l’époque du travail dans le secteur de la communication et a fait un choix : refuser le fatalisme, ne pas se dire que le monde allait arrêter de tourner, prendre les choses au sérieux tout en gardant le sourire. Elle met alors en place le collectif Fuck la Crise, bien entourée de sa Fuckin’team et soutenu par son agence, alors récemment crée.

Depuis, le concept a passé les frontière, a conquis de nouveaux adeptes par le biais des réseaux sociaux.

A l’époque, une marque communautaire est crée. Elle propose une collection, designée par Marion Benoît. T-shirt et sacs lance à qui veut l’entendre l’optimiste message.

Aujourd’hui, parce qu’une page est tournée,
Parce que la crise est toujours un peu présente mais que le job est dans la poche,
Parce que la crise inseecienne est définitivement terminée,
Pour saluer cette initiative optimiste,
C’est vêtue d’un de ces fabuleux t-shirt que je recevrai mon diplôme !

Fuck la Crise

Camille Jochaud du Plessix

Avec Colgate MaxWhite One, la couleur mode de ce printemps, c’est le blanc !

Poursuivons cette semaine com et accessoires avec… La mode selon Colgate ! Si, si, c’est possible…

La marque en donne la preuve avec son dispositif “bye bye les accessoires”, mis en place par l’agence Hopscotch. Le message ? Votre plus belle parure, c’est votre sourire ! Je vous laisse découvrir la vidéo d’annonce de la campagne, on en reparle après :

A mi-chemin entre le flash mob et le street marketing, Colgate organise, jeudi 28 avril 2011 (dommage, jour de ma remise de diplôme), une chasse aux trésor pas comme les autres, dans les rue de Paris. Lors de deux défilés qui auront lieu à 13h et 18h, des mannequins se débarasseront des accessoires dont elle seront parées. Les modeuses et passantes auront pour mission de se les approprier. Elle découvriront des étiquettes accrochées aux articles de mode, qui les inviteront à se connecter au site de la marque pour savoir si elles ont gagné… (non, pas du dentifrice ! ) Un tour du monde !

Un super voyage, quelques 3 000 accessoires “distribués”, on peut dire que pour l’occasion, Colgate met des bouchées doubles pour vendre la blancheur du nouveau Colgate MaxWhite One. Celles qui ne pourront pas participer, auront toujours la possibilité d’essayer de gagner une nuance de blanc en une semaine, tel que le promet ce dentifrice “révolutionnaire” !

Pour annoncer son opération, Colgate a créé une page dédiée sur Facebook mi-mars, où les lieux des défilés ont été annoncés sous forme de charades. Une page dédiées avec des vidéos déclinées est également proposée sur  YouTube, sans oublier l’annonce du dispositif lors d’une soirée RP…

Les défilés sont prévus à 13h à Opéra et à 18h à Havre-Caumartin. Comme je suis déçue de ne pouvoir y aller… Si des personnes ayant vécu l’opération laissaient un commentaire pour dire comment elles ont vu tout ça, peut-être retrouverais-je le sourire…

Camille Jochaud du Plessix

Eram joue à nouveau la provoc’, cette fois inspirée The Kooples

Eram vs The Kooples

Eram vs The Kooples

Cette semaine, remis de diplôme (et pré-conséquences) oblige(nt), je vais manquer de temps pour parcourir expo et resto… un petit théâtre prévu, tout de même. Ce manque de temps à un bon côté, il va me permettre d’évoquer les domaines de la com et… de la mode et plus particulièrement les accessoires.

Commençons avec le plus formidable des accessoires : les chaussures !

Eram, avec sa nouvelle campagne signée Les Ateliers Devarieux, se rit de The Kooples. Le couple branché est remplacé par des mannequin de cire pour souligner la véracité, seul et unique, du prix des chaussures. Elle reprend pour l’occasion sa signature historique, fredonnée par tous dans les années 80, “il faudrait être fou pour payer plu3. C’tait alors Etienne Chaliliez qui réalisait les spots de la marque. Eram a habitués le public à ses délires et élans publicitaires provocateurs, depuis pas mal de temps !

Souvenez-vous, par exemple, de ce spot de 2004, déjà réalisé par Les Ateliers Devarrieux. Il mettait en scène  une clairvoyante jeune femme, s’adressant à une brochette masculine de recruteurs. Elle affirmait sa conscience d’être prise, en tant que femme, pour une “pondeuse”, avec ce que ça impliquait, ce qui justifiait un salaire inférieur. Elle concluait finalement avec dédain “mais on dépense l’argent tellement moins bêtement que vous”, avant un plan sur ses chaussures. Envie de le revoir ?

Cette fois Eram joue la carte de la parodie tout en adoptant un discours plus que jamais orienté mode. C’est drôle et tout en finesse, ça ne me fera pas forcément acheter plus de chaussures de la marque, mais j’adhère complétement à la com !

Camille Jochaud du Plessix

Ben&Jerry’s met ses vaches à lait au service de la cause d’Emmaüs

La Fair Cone Night, prolongement de la Free Cone Day de Ben&Jerry's

La Fair Cone Night, prolongement de la Free Cone Day de Ben&Jerry's

Ben & Jerry’s est en voie d’être labellisé Max Havlaar. Afin d’affirmer son engagement dans le développement durable et l’action solidaire, la marque de crèmes glacées se lie, aujourd’hui, mardi 12 avril 2011, à Emmaüs. Pour l’occasion, elle enchaîne une “Free Cone Day” et une “Fair Cone Night”.

L’opération a commencé dans la journée en magasin avec la “Free Cone Day”. A Paris, Strasbourg, Lyon, Bordeaux et en Noramndie, la marque a distribué des glaces gratuites, à partir de 13h. Au terme de l’événement, doit être élue le parfum qui aura les préférences du public.

Cette “riche” journée se poursuit avec la “Fair Cone Night” à la Bellevilloise, où la marque met Emmaüs à l’honneur. Après un concours, 200 invités sont attendus pour un concert. Le principe : apporter un vêtement propre et en bon état et en faire don à l’association de l’Abbé Pierre pour entrer. A l’affiche, Naïve New Beaters et DJ Pone des Birdy Nam Nam. Les glaces à volonté au cours de la soirée vont sans dire…

Ben & Jerry’s, enfin, poursuit l’opération sur sa page Facebook, où elle diffusera le concert en direct… Une manière efficace d’enrichir son contenu sur le réseau social.

L’opé (probablement menée par l’agence RP Albien & Co, j’avoue n’être pas très sûre de moi sur ce coup-là) est assez intéressante. On peut y voir, tel que mentionné en début d’article, l’engagement”avant l’heure”, mais également une manière de sensibliser un “autre” public à une cause. Ne nous y trompons pas, aussi “fair” que soit la démarche, cette dégustation à grande échelle est sans doute l’occasion de conquérir le cœur de nouveaux gourmand aussi, et pourquoi pas, de savoir avec quels parfums jouer sur les vent(r)es.

Le concept est en tous cas assez sympa et bien imaginé. Espérons qu’il sera fructueux pour Emmeuh….us !

Camille Jochaud du Plessix

Puma met sur le podium les “athlètes de la nuit”…

Puma - Les Clyde... mes préférées.

Puma, Les Clyde

Depuis pas loin d’une semaine, des Puma ont surgi un peu partout dans le métro et les rues de Paris… et pas n’importe lesquelles : les Clyde (mes préférées, 4 paires… pour le moment), revues et corrigées pour… les”athlètes de la nuit”…

Un néon, une signature, une chaussure… trio parfait pour exprimer mode, sport et soirée.

Pum'abribus

Pum'abribus

Cette campagne Puma Social s’articule autour d’éléments média et hors-media. Un dispositif complet qui comprend notamment  de la presse, de l’affichage, une application, une vidéo, un site, des actions sur les réseaux sociaux… et une série de soirées (à Paris entre le 24 février et le 1er juin) avec baby-foot, billard, ping-pong et autres divertissements entre sport, style et jeux by night. Ce dispositif est mis en place par Thomas & Marko associés (d’après ce que j’ai pu lire…), agence conseil et RP de la marque depuis plus de 20 ans.

Puma social, en tout transparence, rue de Rivoli

Puma social, en tout transparence, rue de Rivoli

C’est bien l’idée que la compétition n’est pas réservée aux sportifs “officiels” que Puma cherche à faire passer à travers cette campagne Puma Social.

Parce que le détournement du mobilier urbain est une forme de communication que j’affectionne particulièrement, voilà les abribus qui ont motivé la rédaction de ce billet !

 

Camille Jochaud du Plessix

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