Nomades + Street art = un coup de coeur pour Artiste Ouvrier à la galerie Gabriel & Gabriel

Artiste Ouvrier à la galerie Gabriel & Gabriel

Artiste Ouvrier à la galerie Gabriel & Gabriel

Hier soir, j’étais lancée dans une interminable conversation au téléphone quand je suis arrivée devant la galerie Gabriel & Gabriel.

La lumière s’éteint. Mon visage se décompose. Elle se rallume, telle une invitation à entrer quasi-personnelle ! Mon visage, se rallume, lui aussi.

C’est alors que je fais la rencontre de Gabriel et Gabriel, Athy Gabriel Poulin et Gabriel Bardaux, publicitaire et architecte devenus galeristes, je l’apprendrai par la suite. Ils présentent dans leur galerie, spécialisée dans les arts graphiques, numérique et la photographie, “Nostalgie du temps présent”, une expo d’Artiste Ouvrier.

C’est une véritable révélation ! Si un premier regard d’ensemble me charme, je suis définitivement séduite lorsque je prends le temps de m’intéresser aux oeuvres avec plus d’attention.  Artiste Ouvrier, street artist qui travaille au pochoir, est un orfèvre.

Ses pochoirs sont faits de centaines, parfois de milliers, de découpes. Et si la précision est de mise pour les concevoir, elle l’est aussi dans la composition des couleurs. Artiste Ouvrier crée des nuances, joue sur les contrastes au travers des morceau de dentelles, “empreintes en creux” de ses œuvres.

Son travail est rendu plus extraordinaires encore par les supports choisis. Le plexi, sur lesquels les œuvres sont faites de multiples couleurs, apporte une belle transparence et raccroche d’une manière particulièrement intéressante le street artist du mur. Une des reproductions, inspiré par Klimt (peintre de mon top 2 personnel), m’éblouit, sa technique s’adaptant à merveille à l’oeuvre d’origine. Le béton composite, sur lequel les œuvres sont réalisées en bichromie, lui aussi, présente un rapport spécifique au mur, se rapprochant de celui de la rue. Les noirs et blancs, en positif ou en négatif, constituent une approche complémentaire au traveil sur plexi.

Au sous-sol, est proposée une installation de tiroirs, à propos desquels Garbiel & Gabriel m’expliquent que c’est un support surprenant : Artiste Ouvirer a opté pour la récup’. Portraits et reproductions au pochoir, les fonds de tiroirs sont sublimés par l’artiste. L’installation dans sa forme est parfaite. Je pourrais rester là pendant des heures, cherchant à voir le moindre détail, à observer les aplats de couleurs.

Mon parcours du travil d’Artiste Ouvrier a été rendue plus intéressant encore par les explications de Gabriel & Gabriel. Une visite, trois rencontres, de belles images plein la mémoire et une conviction un peu plus forte qu’être nomade, c’est passer de la rue à la galerie pour y trouver des trésors… de la rue !

Artiste Ouvrier, Nostalgie du temps présent
Gabriel & Gabriel
68, rue du Vertbois
75 003 Paris
M° Art et Métiers (3 ou 11)

Camille Jochaud du Plessix

Une passion politique, première phase d’”Histoires directes” à La Place Forte, conclusion efficace de la nuit Nomade

Histoires directes à La Place Forte

Histoires directes à La Place Forte

Manu d’la fac et moi clôturons notre parcours Nomade de ce jeudi soir à la Place Forte. Vous vous en souvenez ? C’est la galerie du passage des gravliers, où j’ai découvert le travail d’Amandine Urruty, en mars dernier.

Cette fois la place forte accueille “une passion politique”, une expo qui ouvre la thématique “Histoire Directe”, nouveau programme de la galerie. La Place Forte propose ainsi une réflexion sur l’histoire en marche et la révolution, ses symptômes, ses acteurs, son contexte, ses armes, ses conséquences et son théâtre : la rue. Une mise en scène très intéressante de la violence politique.

Comparé à la fois où j’ai fait l’expo Amandine Urruty, la galerie a complètement changé visage. les murs sont recouverts de photos de rues en très grands formats et en noir et blanc. Elle sont une sorte de base de l’installation de Jérôme G. Demut, faite de visuels, collages, objets, panneaux… La rue est dans la galerie. Un vélo, un jour malmené, des cocktails molotov dans des bouteilles de bière, matraques et pavés sont à découvrir au fil de la visite.

L’installation est ponctuée d’œuvres numériques, une série de visuels proche de l’univers du  jeu vidéo de Vincent Elka. L’artiste illustre à sa manière la violence politique, à l’instar de ce caddie en feu, dans un univers gris et métallique.

Enfin, au sous-sol, est proposé la projection du film qui porte le nom de ce premier opus : “une passion politique”. Un film réalisé par Anna Vocéra et le groupe I-I. C’est un univers étrange qui est donné à voir. La torsion, le corps, la douleur de vivre, un cri (auto-)destructeur… je ne suis pas sûre de vraiment comprendre ou apprécier. Mais Manu souligne la cohérence de l’ensemble, la progression dans la violence, avec raison.

Histoires directes
Une passion politique
La place Forte
8 passage des gravliers
75 003 Paris

Camille Jochaud du Plessix

Macadamisme #2, parce que l’on peut aussi être Nomade(s) sur le macadam !

Macadamisme à la galerie Chapon Eleven

Macadamisme à la galerie Chapon Eleven

Le deuxième opus du concept Macadamamisme, a lieu pendant les Nomades, à la galerie Chapon Eleven.

Déjà présent lors du premier opus de Macadamisme, Fazer fait à nouveau partager sa conception de la ville. C’est dans des formes géométriques, proches de l’abstraction que l’univers urbain se révèle. Il se rapproche de l’environnement d’origine du street art en présentant l’une de ses oeuvres sur des planches de bois regroupée pour former un grand panneau.

Si, au premier abord, le travail de Julien Navarre semble familier, c’est probablement parce que le graphiste est à l’origine de pochettes de disques et a travaillé pour la SNCF. Dans ses compositions, on devine les visages, au travers d’une univers floral, japannisant, dynamique.

Enfin, le travail de Mister White, alias Frédéric Blanc, est numérique, virtuel, proche de l’image de synthèse. Si l’on doit rapprocher son travail de l’urbain, c’est probablement dans une conception d’une ville future et imaginaire.

Dans la cave, où une partie de l’expo a lieu, une vidéo incarnant, selon Manu d’la fac, la naissance de la ville défile en continu, rythmée par un son que je qualifierais d’expérimental…

En toute sincérité, j’ai trouvé la première expo plus riche et intéressante. Je m’attendais à retrouver le coup de coeur de la première fois. Je ne regrette pas pour autant d’avoir vu ce que donnait ce deuxième opus. Pour ceux qui connaissent pas encore Macadamisme, ça reste une bonne approche. A l’initiative de Zoé Monnier, Sophie Guillaumin et Philippe Lefranc, le projet Macadamisme reste pour moi une initiative passionnante dont j’ai hâte de partager, avec vous, chers lecteurs, les prochains opus !

Macadamisme
Galerie Chapon Eleven
11, rue Chapon 
75 003 Paris

Camille Jochaud du Plessix

“This is not that” : réflexion sur la photographie indienne contemporaine à la Galerie Duboys

This is not that, à la galerie Duboys

This is not that, à la galerie Duboys

Manu d’la fac retrouvé, nous poursuivons le parcours Nomade des galeries à la galerie Duboys qui présente “This is not that”, une exposition regroupant 10 photographes indiens, donnant, chacun à leur manière, leur point de vue sur leur pays.

La diversité est presque un mot d’ordre de cette exposition. La diversité, c’est celle des multipes visages du sous-continent indien. La diversité, c’est aussi celle des approches photographiques de l’Inde moderne. On découvre lors de cette expo plusieurs réalités, celles de Binu Bhaskar, Dhruv Bashkar, Fabien Charunau, Niel Chowdhury, Pradeep Dalal, Soham Gupta, Swapan Parekh, Zubin, Pastakia, Brijesh Patel et Mahesh Shantaram.

Le quotidien, le rural et l’urbain, les gens… l’Inde se dévoile, elle retire son sari et se révèle par les regards contrastés et complémentaires des artistes. Si l’on montre l’effervescence d’un peu plus d’un milliard de personnes, on ne donne pas seulement à voir. Les photos exposées n’agissent pas que sur la vue, ce sont aussi des odeurs d’épices, des mouvements de foule, la ville qui résonne, une sorte d’invitation dans un ballais moderne, une danse qui n’en fini pas, jour comme nuit. on trouvera pet-être un peu plus de quiétude dans un cinéma ou sur une route de campagne.

Une petite mention spéciale pour les oeuvres de Niel Chowdhury, dont les extraordinaires photo-montages sont une synthèse efficace et haute en couleurs de l’Inde d’aujourd’hui, entre héritages et dynamisme économique.

This is not that
Du 20 mai au 19 juin 2011
Galerie Duboys
6 rue des Coutures Saint Gervais
75 003 Paris

Camille Jochaud du Plessix

La galerie Art’et Miss invite au collage comme d’autres invitent au voyage ! Les Nomades

La galere Art'et Miss présente l'art du collage, ma première étape des Nomades

La galere Art'et Miss présente l'art du collage, ma première étape des Nomades

Pour cette nouvelle édition des Nomades (évoquées ici), mon point de départ est ma galerie de coeur, la galerie Art’et Miss, qui met ce mois-ci l’art du collage à honneur. Je n’ai pas encore eu l’occasion de le montrer sur ComCam&Co, mais le collage est un art auquel je suis particulièrement sensible.

Cette nouvelle exposition est l’occasion de découvrir ou de re-découvrir les oeuvres d’Hélène Donadieu, Véronique Brosset, Martine Ravignon, Karim Saifou, Kristina Viera Wolf, Walter Righetti, Yo, Nadia Geslot-Gilmore, Nathalie Jacques et Christian Cadelli. Envie d’en savoir plus, je vous laisse découvrir mon dernier article pour la galerie.

Une petite précision avant de poursuivre le parcours de ce jeudi soir : dimanche, la galerie Art’et Miss et Hélène Donadieu invitent au collage, le temps d’un atelier destiné aux 8-12 ans… Plus d’info sur Facebook (info du 7 mai) !

Galerie Art’et Miss
14, rue Saint Anastase
75 003 Paris
M° Saint Paul (1)
ou Chemin Vert (8)

Camille Jochaud du Plessix

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