Rencontre Franco-Japonaise la galerie Art’et Miss – Faites vite, c’est jusqu’au 26 février !

Galerie Art'et Miss

Galerie Art

Une fois encore, c’est sur le fil que je vous parle de cette nouvelle expo à la Galerie Art’et Miss… Une expo mais bien plus : une rencontre, un rendez-vous pris avec une galerie du pays du Soleil Levant… A ne pas manquer, elle se termine demain, le 26 février 2012 !

Le principe : la Galerie Fine Arts Tokyo, de Marie Ohmoura, au terme d’une expo qui a eu lieu en ses murs a élu trois lauréats. Un prix qui se traduit par cette exposition à la Galerie Art’et Miss. Trois lauréats qui s’expriment dans trois techniques différentes, de la sculpture à la photo, en passant par la calligraphie… Rapide tour d’horizon…

Les sculptures, de Caroline Lee -  L’acier, l’aluminium… des matériaux bruts, à la brillance particulière, Caroline Lee compose en soustrayant les mots pour enrichir les émotions. Un travail de découpe, de soudure, pour des sculptures en mouvement où la vitalité des formes rencontre l’ardeur froide des métaux. Des énergies inscrites dans ces assemblages, à lire au travers de la matière et dans leurs jeux d’ombres.

Les photos, de Shigémaru Shiozawa – Observateur de son environnement, l’œil de l’expérience capte la scène. C’est le lieu ou l’instant qui prend la pause et la lumière qui raconte une histoire, sous un regard sage et malicieux que l’on découvre dans un autoportrait. Un regard capable de saisir l’insaisissable, la féminité dans une de ses formes voluptueuses perçues dans les nuages, dans un cliché poétique et étourdissant.

Les calligraphies/sho, de Shuichiroh Takahashi – Ses idéogrammes à l’encre ne sont pas sans évoquer les tests de Rorschach. L’artiste explore dans des flous précis les propriétés de l’encre et du papier. Fidèle à sa culture, ses empreintes expriment des formes pures. La montagne, l’oiseau, la lumière… jusqu’à la folie constituent l’univers de Shuichiroh Takahashi, à découvrir notamment dans la pièce noire de la Galerie Art’et Miss, où les œuvres s’expriment dans une profondeur exceptionnelle.

Peu de temps restant pour ne pas passer à côté de cette belle rencontre… jusqu’à demain, le 26 février pour s’embarquer dans un voyage  dans trois techniques artistiques, chacune riche de son intensité.

Rencontre Franco Japonaise
Jusqu’au 26 février 2012
Galerie Art’et Miss
14 rue Sainte Anastase
75 003 Paris
 M° Saint Paul (1) ou Chemin Vert (8)

Nouveau billet pour la galerie Art’et Miss : Elargir ses horizons avec l’expo photo de la Galerie Art’et Miss !

Galerie Art'et Miss

Galerie Art'et Miss

Ce mois d’octobre, la Galerie Art’et Miss accueille une nouvelle exposition sur le thème de la photographie. Mathieu de Gironde, Olivier Pages, Toxa, Cédrik Mikael Mirande ou encore Christophe Boquet déclinent le paysage chacun à leur manière…

Il ne reste plus que quelques jours pour profiter de cette exposition qui a lieu jusqu’au 30 octobre 2011… Voilà un tour d’horizon en quelques mots (les miens) sur la page Facebook de la Galerie Art’et Miss  !

Galerie Art’et Miss
14 rue Sainte Anastase
75 003 Paris
 M° Saint Paul (1) ou Chemin Vert (8)

Parcours croisé du désert algérien aux univers urbains avec Olivier Billon et Sébastien Castillo à la Galerie Art’et Miss

Expo photo de Sébastien Castillo et Olivier Billon à la Galerie Art'et Miss

Expo photo de Sébastien Castillo et Olivier Billon à la Galerie Art

Du 1er au 10 juin 2011, la Galerie Art’et Miss accueille une exposition croisée des photographes Sébastien Castiello et Olivier Billon.

Si leurs travaux sont très différent, il incontestablement très complémentaires.

Sébastien Castillo, par superposition de clichés en transparence inscrit ses photos aux thèmes urbain dans une dimension de multiple, une vibration.

Ses photos du Sahara algérien, Olivier Billon, les a prises  en noir et blanc puis en a travaillé les couleurs, leur faisant raconté des histoires du passé.

Pour en savoir plus sur l’expo, rendez-vous sur le blog de la Galerie Art’et Miss !

Sébastien Castillo et Olivier Billon
Du 1er au 10 juin 2011
Galerie Art’et Miss
14, rue Saint Anastase
75 003 Paris
M° Saint Paul (1)
ou Chemin Vert (8)

Camille Jochaud du Plessix

De la place de la Com à la “Platz des Roms”, Gabriela Lupu se fait observatrice d’une culture à part entière

Platz des Roms, par Adriana Lupu, à l'Institut Culturel Roumain

Platz des Roms, par Adriana Lupu, à l'Institut Culturel Roumain

Gabriella Lupu présente, du 31 mai au 31 août 2011 Platz des Roms, à l’Institut Culturel Roumain. Au travers d’une série de photos hautes en couleurs, dans une approche plutôt objective, elle invite à la réflexion, à porter un autre regard sur la “question des Roms”.

C’est dans la région de Montpellier qu’Adriana Lupu est allée à leur rencontre. Refusant la polémique ou le débat politique, la démarche de Gabriella Lupu s’inscrit plutôt dans le constat. La précarité du mode de vie des Roms, elle l’observe, sans verser dans la représentation de la misère, vision incontestablement réductrice du sujet. Dans ses photos, contrastes et jeux de lumière aborde le quotidien, des habitudes aux visages colorées.

Ce visage, il est encore endormi lorsqu’il se prépare à partir à l’école, aidé par une voisine. Ce visage est fier : les hommes coupent les cheveux de leurs fils, cultivant l’importance de l’apparence. Ce visage est réjouit, une femme danse entourée de petites-filles. Ce visage a un regard pénétrant, celui d’une femme âgée qui se repose sous l’image aguicheuse du mannequin d’une pub en tenue légère. Ces visages sont solennels, devant leurs habitations de fortune.

On sent, au travers de ces images, une solidarité très forte, une idée de la communauté bien ancrée, qui se précise au fil de quels que mots apportant quelques explications sur ces sourirs et ces regards sérieux. Il y a quelque chose de très authentique, un attachement profond à la tradition et aux valeurs, codifiées à leur manière.

On imagine la musique, celle qui a traversé les générations, teintée des influences du voyage. On entend les cris des voisins et les conseils des anciens. On est invité à la réflexion, à adopter un autre “angle de vue”.

Une question que cette exposition soulève est (ou pose un peu plus), pour moi, est celle de la distance. Ces photos, Gabriella Lupu les a prises à Montpellier mais elle pourraient tout aussi bien être le reflet de bien d’autres réalités à travers le monde. Quel rapport a-t-on aux favelas d’Amérique du Sud ou aux bidon-villes d’Asie ou d’Afrique (sans être sûre qu’il soit nécessaire d’aller si loin) ? Porte-t-on le même regard sur ce qui se passe près de chez soi et sur ce qui s’en éloigne ? Les choses sont-elles vues différemment par celui qui croise les Roms dans les transport, les rues, le quotidien et par celui qui a d’eux uniquement l’image les media en renvoient?

Cette exposition a vocation à “faire se poser des questions”, bien plus qu’à apporter des réponses. Sans dramatisation, Gabriella Lupu illustre des histoires de tous les jours qui donne des couleurs aux idées reçues.

Platz des Roms, par Gabriela Lupu
Institut Culturel Roumain
Du 31er juin au 31 août 2011
1, Rue de l’exposition
75 007 Paris

Camille Jochaud du Plessix

Les photos “non évoquées” pour le concours de critique d’Iles et Archipels de la Galerie Michèle Chomette…

Une invitation au voyage et à participer au concous de critique d'Iles et Archipels à la Galerie Michèle Chomette

Une invitation au voyage et à participer au concours de critiques de la galerie Michèle Chomette

La Galerie Michèle Chomette présente, du 18 mai au 13 juillet 2011, l’exposition Iles et Archipels – Photographies 1850-2010. Les îles sont les photos, les archiples sont les différents espaces de cette exposition. Elle fait l’objet d’un concours de critiques a été ouvert lors des Nomades. 1 500 à 3 000 caractères, sur l’expo dans son ensemble ou une photo au choix, à remettre au plus tard ce 28 mai 2011, à 20h.

Pas du tout en avance mais tenant absoluement à participer, je suis passée, hier soir, à la galerie. Au deuxième étage d’un immeuble à deux pas de Beaubourg, j’arrive dans cette galerie-appartement et commence à naviguer d’un archipel à l’autre, prenant le temps de bien observer chaque cliché, de passer d’une vision ou d’une époque de la photographie à l’autre.

Avant même d’arriver, je sais que c’est d’une photo en particulier que je ferai la critique. Mes maigres connaissances en histoire de la photo et la vaste étendue de l’expo rendent une critique d’ensemble trop risqué. A chaque fois, je m’interroge : celle-ci ? celle-là peut-être ? Un premier parcours d’île en île me permet de faire une première sélection. En bref, les 5 photos en lisse à cette étape de mon voyage, dans l’ordre où je les ai découverts, sont :

- Arctic sea, de Werner Hannapell, 2000. Si ce n’est pas la photo à laquelle je ne suis pas la plus émotionnellement sensible, elle m’évoque instantanément le début de l’histoire de la photographie, à l’époque où les mises aux point étaient si longues et compliquées à faire que les icebergs constituaient de parfaits sujets. Ça me semblait être un axe de réflexion intéressant.

- Clochards couchés sur un quai, Paris, d’André Kertesz, 1927. C’est un tout petit format, sur lequel deux clochards semblent dormir et qui donne envie de leur souhaiter, dans leur sommeil, une évasion dans un univers plus serein.

- L’homme au loup, de Pierre Jahan, 1940. Il submerge. C’est le portrait d’un homme austère, peut-être triste, dont le regard en coins, caché derrière un loup est particulièrement troublant. La photo est splendide, étrange. Elle le devient plus encore quand j’apprends qu’elle a été sauvée d’un incendie en novembre 1948.

- Chambre d’écoute, Dignes-les-Bains, François Mechin, 2003-2004. Ce cliché est tout simplement incroyable, j’ai du mal à trouver les mots pour le décrire. C’est une sorte de grotte, éclairée par un puits de lumière, au milieu de laquelle se trouve un arbre déshabillé de son feuillage, celui-ci s’étant répandu dans la pièce “du sol au plafond”. Stupéfiant.

- Ouvriers sur échafaudage, de Willy Zielke, 1935. Fernand Léger est l’un de mes peintres préférés. Cette photo me fait l’effet d’un flash. Le squelette de fer des Constructeurs peint par Léger en 1950 est ici remplacé par un squelette de bois. Les positions des ouvriers, les casquettes, les poutres, tout y est.

- Façade, de Werner Mantz (prise de vue 1928, tirage 1977). C’est l’oeuvre que j’ai choisie… J’attends les résultats du concours pour livrer ma critique se ComCam&Co quelque soit le résultat… Je suis contente d’avoir participé à l’expérience, qui suppose un ton différent de celui que j’adopte sur ce blog…

En attendant, je ne peux que vous inciter à aller voir cette expo, à aller naviguer entre les périodes et les genres et à faire quelques escales au gré de votre sensibilité !

Galerie Michèle Chomette
24, rue de Beaubourg
75 003 Paris
M° Rambuteau (11)

Corinne Dauger “pause” la question de la sensualité au Féminin singulier

Corinne Dauger présente Féminin Singulier, à l'Espace Lhomond

Corinne Dauger présente Féminin Singulier, à l

Du 26 au 29 mai 2011, l’espace Lhomond accueille Féminin Singulier, une exposition personnelle de Corinne Dauger. Jeudi 26 mai, avait lieu le vernissage de cet hommage à la sensualité.

Lorsque j’entre dans l’Espace Lhomond, la fille de l’artiste m’explique qu’à cet étage, sont présentées une des dernières techniques pratiquées par l’artiste qui allie la sculpture à la peinture. Un travail très épuré, proche de l’abstraction, sert de décors à de petite sculptures de bronze.

Je me retourne… et comprends immédiatement le titre de l’expo. La série “Woman in black”, est composée de toiles hautes. Sur chacune d’elles, une femme est assise dans une fauteuil Chesterfield, dans des pauses variées, des attitudes choisies. Singulières, parce que les modèles sont seuls sur les toiles, chacune se suffisant à elle-même. Singulières parce qu’elles sont énigmatiques, le plus souvent sûres d’elles, toujours mystérieuses. Elles semblent aussi sombres que l’environnement dans lequel elle se trouvent, la luminosité de leurs cheveux blonds révélant une fausse innocence. Un brin d’imagination me suffit pour entendre leur voix. Dans un voile de fumée, pratiquant à merveille l’économie des mot, l’une d’elle me murmure : “Intriguée ? Ce n’est qu’un début.”

Je prends ces mots pour une invitation à découvrir la suite de l’expo. Au sous-sol de la galerie, j’arrive dans un univers urbain, presque industriel et en même temps très lumineux, hors du temps. La présence féminine, sur chacun des grands formats, aussi étonnante soit-elle, ne semble pas incohérente. Les femmes mises en scène par Corinne Dauger sont sensuelles et provocatrices sans être vulgaires, elles toisent, comme pour affirmer leur féminité dans des paysages citadins en décalage. Le trait rappelle les toiles d’Edward Hooper : le réalisme se révèle dans une mise en lumière particulière et un art du détail porteur de sens.

Le détail, justement, Corrine Dauger en joue, comme les jambes aux courbes délicates représentées sur quelques toiles jouent des ombres. Sublimé par des talons, le galbe devint une ligne de conduite. Sur le chemin, quelques sculptures de bronze : un escalier monté gracieusement par une femme en robe du soir, quelques sacs-à-main (inspirés du célèbre Brick Lane d’Hermès, me semble-t-il…), accessoire féminin par excellence. Tout juste fermé, attrapé à la volée, l’un de ces sacs est peut-être l’indispensable compagnon d’un voyage qui commence dans une gare. Parmi les photos imprimées sur des plaques de métal, mon attention est retenue par ce quai, cette horloge qui annonce départ proche, une arrivée, peut-être, une fuite, pourquoi pas ?

Dans la seconde partie du sous-sol de l’Espace Lhomond, une série de toiles forme à sa manière une sorte de galerie de portraits. La féminité, sans la femme elle-même, c’est un vêtement égaré, un accessoire déposé ici ou là. Dans cette série noire, qui fait échos aux “Women in black” du rez-de-chaussée. La plus troublante est, pour moi, la toile sur laquelle une femme est allongée de dos, dans une robe noir, “Tomorow is another day”. Sa pause lassive, ses courbes généreuses en font une sorte d’odalisque moderne.

On l’aura compris, l’artiste décline les technique et son sujet. Si Féminin Singulier rend artistiquement hommage aux femmes, Corinne Dauger est allée plus loin dans son idée. Histoire d’apporter une résonance supplémentaire à cette exposition, le blog Féminin Singulier lui permet à de donner une autre facette à sa démarche. Portraits de blogueuses « à la manière de l’artiste » et questions/réponses sur la féminité, la manière singulière dont elle s’exprime pour chacune, donnent une portée 2.0 au projet.

Féminin Singulier, par Corinne Dauger
Du 26 au 29 mai 2011
Espace Lhomond
21, rue Lhomond
75 005 Paris
M° Place Monge (7)

Camille Jochaud du Plessix

“This is not that” : réflexion sur la photographie indienne contemporaine à la Galerie Duboys

This is not that, à la galerie Duboys

This is not that, à la galerie Duboys

Manu d’la fac retrouvé, nous poursuivons le parcours Nomade des galeries à la galerie Duboys qui présente “This is not that”, une exposition regroupant 10 photographes indiens, donnant, chacun à leur manière, leur point de vue sur leur pays.

La diversité est presque un mot d’ordre de cette exposition. La diversité, c’est celle des multipes visages du sous-continent indien. La diversité, c’est aussi celle des approches photographiques de l’Inde moderne. On découvre lors de cette expo plusieurs réalités, celles de Binu Bhaskar, Dhruv Bashkar, Fabien Charunau, Niel Chowdhury, Pradeep Dalal, Soham Gupta, Swapan Parekh, Zubin, Pastakia, Brijesh Patel et Mahesh Shantaram.

Le quotidien, le rural et l’urbain, les gens… l’Inde se dévoile, elle retire son sari et se révèle par les regards contrastés et complémentaires des artistes. Si l’on montre l’effervescence d’un peu plus d’un milliard de personnes, on ne donne pas seulement à voir. Les photos exposées n’agissent pas que sur la vue, ce sont aussi des odeurs d’épices, des mouvements de foule, la ville qui résonne, une sorte d’invitation dans un ballais moderne, une danse qui n’en fini pas, jour comme nuit. on trouvera pet-être un peu plus de quiétude dans un cinéma ou sur une route de campagne.

Une petite mention spéciale pour les oeuvres de Niel Chowdhury, dont les extraordinaires photo-montages sont une synthèse efficace et haute en couleurs de l’Inde d’aujourd’hui, entre héritages et dynamisme économique.

This is not that
Du 20 mai au 19 juin 2011
Galerie Duboys
6 rue des Coutures Saint Gervais
75 003 Paris

Camille Jochaud du Plessix

Macadamisme #1, premier opus du projet culturel à la Crémerie de Paris

Première édition de Macadamisme à la Crémerie de Paris

Première édition de Macadamisme à la Crémerie de Paris

La citation de John Steinbeck, extraite de La Perle, qui introduit cette exposition, en explique mieux le concept que je ne saurais le faire : “Une ville ressemble à un animal. Elle possède un système nerveux, une tête, des épaules et des pieds. Chaque ville diffère de toutes les autres : il n’y en a pas deux semblables. Une ville a des émotions d’ensemble”.

Peter McLane, Fazer et Thibault de Puyfontaine proposent de découvrir chacun leur ville, lors de “Macadamisme”. Ce nouveau projet culturel décline l’urbain, la ville, ses facettes, la manière dont elle change, au travers de techniques et d’artistes d’horizon divers. Pour sa première édition, l’expo se déroule sur trois jours.

J’en reviens à Steinbeck, pour atteindre la ville. Voilà mon émotion d’ensemble, le corps que j’ai vu se dessiner sous mes yeux.

La tête. Peter McLane et le digital painting. Dans une sorte de collage, auquel le numérique permet de créer des jeux de nette transparence, les éléments s’assemblent et se décomposent, donnent une impression de vitesse. Dans le système nerveux, un portrait de Basquiat ou de Warhol, un “love land” surréaliste, l’effervescence d’une nuit new-yorkaise. Au travers de l’image retravaillée, on trouve clairement la trace du pinceau. Un mariage intéressant.

Les épaules. Fazer et le graff. C’est à la fois la structure et la souplesse. L’urbain est abstrait. Dans certains tableaux, apparaissent les contours de la ville dans sa verticalité. Dans d’autres, le graff est un moyen d’en souligner l’énergie. A l’image de ces photos où phares et foules forment des lignes floues, je retrouve dans ces toiles ce mouvement, ces flots décidés qui se croisent et s’entrecroisent à l’infini.

Les pieds. Thibault de Puyfontaine et la photographie. Mon coup de cœur de la soirée. Les pieds et une main tendue pour voyager jusqu’au Caire ou à Alexandrie. Thibault de Puyfontaine fait des débuts de soirée des points du jour. Une chaise, une porte ouverte, les marches d’un escalier laissent deviner l’activité diurne. La nuit tombe doucement, les couleurs changent, les conversations de la journée se font murmures, les odeurs s’atténuent. Le photographe capte la lumière et anime les sens.

Macadamisme
Jusqu’au 17 avril (faut pas trainer !)
La Crèmerie de Paris
11, rue des déchargeurs
75 001 Paris
M°Châtelet les Halles (1, 4, 7, 11 ou 14)

Camille Jochaud du Plessix

Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.

Joignez-vous à 433 followers