“Paris Wood, Naturellement urbain”, Artiste-Ouvrier raconte son voyage au pochoir…

Suite et fin de ce mercredi-vernissages, avec “Paris Wood, Naturellement Urbain”, par Artiste-Ouvrier au Centre Musical Fleury Goutte d’Or-Barbara. Des inspirations idéales pour conclure une soirée parcourue “De la Sérigraphie au pochoir, schémas cognitifs…”, avec Isa Zaro, poursuivie avec une illustration du “Paganisme”, par Kashink… Du pochoir encore, de la spiritualité aussi… Départ pour l’ultime voyage artistique de cette soirée… La destination, c’est l’Inde, avec Artiste-Ouvrier !

Paris Wood, Naturellement Urbain, par Artiste-Ouvrier, au Centre Musical Fleury Goute d'Or

Paris Wood, Naturellement Urbain, par Artiste-Ouvrier, au Centre Musical Fleury-Goutte d'Or

Il y a dans le pochoir la suggestion de la répétition. Avec Artiste-Ouvrier, elle intervient comme un refrain, elle rythme le joueur de sitare, la danseuse de bharatanatyam. Vishnu, Krishna, Ganesh, la plus célèbre des lignées indiennes fait naturellement partie du voyage… La route des Indes empruntée par Artiste-Ouvrier, est faite de dentelles délicatement découpées pour mieux être partagées… avec le spectateur mais aussi avec Jérôme Mesnager. Ici ou là, Corps Blanc, désarmé par tant de bras, fait une apparition dans l’iconographie hindouisto-pochoiriste.

Passionné par le détail, attiré par des univers spirituellement connotés, Artiste-Ouvrier rapporte de son voyage des images traditionnelles et safranées. Les épices jalonnent le chemin de l’ancienne Madras proposé par l’artiste. C’est par la couleur qu’elles expriment leur richesse : leur saveur est visuelle. Lors de ce vernissage, elles étaient à découvrir sur des bâches peintes dans le Tamil Nadu, au Sud de l’Inde, alors que défilaient sur grand écran des photos aux accents tamouls, faisant découvrir l’artiste in situ.

Allumer de l’encens (Nag Champa, s’il vous plait), écouter un peu de Ravi Shankar, savourer des chutneys colorés, sentir la maille légère d’un Bénarès, à faire toute l’année pour mettre un peu d’Inde dans le quotidien… Mais en ce moment, l’Inde se voit dans le prisme du street art et c’est à “Paris Wood” que ça se passe, jusqu’au 25 mars 2012 !

WCA Rules, à la galerie Boucherie Vaudran

WCA Rules, à la galerie Boucherie Vaudran

Sur le point de m’envoler outre-atlantique à ce moment, je ne pourrais pas assister au vernissage, ni voir l’expo “WCA Rules”, à la Galerie Boucherie Vaudran (39 rue Auguste Rey, à Saint Prix). Working Class Artist, l’Ecole de pochoir, crée par Artiste-Ouvrier en 2005, y présente les travaux individuels et collectifs d’Artiste-Ouvrier, Jana & Js, Sane2 et Adel… A découvrir dès le vernissage du 22 mars et jusqu’au 14 avril 2012 !

“Paris Wood, Naturellement urbain”, par Artiste-Ouvrier
Jusqu’au 25 mars 2012
Centre Musical Fleury Goutte d’Or
1 rue de Fleury
75 018 Paris
M° Barbès-Rochechoir (2 ou 4)

Une impression peut en cacher une autre, avec Isa Zaro…

Isa Zaro, à la galerie Batignolles's Art

Isa Zaro, à la galerie Batignolles's Art

Un mercredi riche en vernissages… Direction le Nord parisien ! On commence tout de suite avec Isa Zaro, chez Bartignole’s Art. Elle y présente “De la sérigraphie au pochoir, schémas cognitifs…”, jusqu’au 18 mars 2012.

Comme une drôle d’impression ?! Non, pas exactement… Avec Isa Zaro, Les impressions, explorées dans une grande diversité de techniques, sont ici support, là sujet principal… Un travail en superpositions,  qui se devine par étape. Si le personnage appelle à la lecture du message, c’est pour mieux attirer vers les effets de motifs et s’abandonner dans un univers aux fonds colorés et nuancés, musicaux parfois, à l’image des partitions qu’elle intègre à ses toiles ou sur lesquelles elle compose en couleurs.

Si les schémas cognitifs auxquels Isa Zaro fait appel sont multiples, le principal relève d’une recherche esthétique. Des envies et des explorations que l’artiste partage. L’exposition est en effet l’occasion pour elle de présenter des collaborations avec Gregos, Mosko & Associés, Epsylon Point et Max Living Art. De quoi placer ces approches de l’impression, de la sur-impression, dans des perspectives supplémentaires. Complémentarité dans les approches au pochoir ou le travail en volume, l’artiste étaye sa palette technique au travers de rencontres sur toile, sur bois ou sur vinyles.

En droite lignée de cette idée de partage et de mélange des genres, l’artiste propose des performances et des ateliers pour enfants ou adultes, à la galerie Batignolle’s Art, les 14 et 17 mars. Mêler et mêler encore, pour cette expo, les partitions ne sont pas là par hasard, elles sont annonciatrices ! Le 18 mars 2012, Isa Zaro conclura son expo en musique, avec un Happy End Musical qui réunira ses amis musiciens, parmi lesquels elle compte Troy, Kouka, Mikko et Michael !

La suite du parcours de ce mercredi en remontant la rue la condamine, avec “Paganism”, par Kashink, à la Galerie Ligne 13, puis direction Barbès et “Paris Wood, Naturellement Urbain”, par Artiste-Ouvrier, au Centre musical Fleury Goutte d’Or – Barbara, c’est dans les jours à venir, sur ComCam&Co… A suivre !

“De la sérigraphie au pochoir, Schémas Cognitifs”, par Isa Zaro,
Jusqu’au 18 mars 2012
Galerie Batignolles’s Art
35, rue la Condamine
75 017 Paris
M° La Fourche (13)

La parisienne d’en face vous livre son histoire

Pas loin de deux mois pour que l’idée mijote dans ma tête, que la peinture gagne la toile, que les pochoirs bleuissent, que le papier soit déchiré, que les mots soient assemblés, que les regards se croisent, que la colle sèche…

Je vous propose de rencontrer La parisienne d’en face ! Née des mots de Paris Match des années 1950, elle vous livre des bribes de son histoire…

La parisienne d'en face

La parisienne d'en face

Acrylique, pochoir et collage sur toile
50 x 70

La (Galerie) Ligne 13 mène au pochoir avec Sane2 et Artiste-Ouvrier !

Freestyle par Artiste-Ouvrier et Sane2 à la galerie Ligne 13

Freestyle par Artiste-Ouvrier et Sane2 à la galerie Ligne 13

Samedi soir, à la Galerie Ligne 13, avait lieu le vernissage de “Free Style”, une expo placée sous le signe du pochoir, qui réunit Sane2 et Artiste-Ouvrier. A découvrir jusqu’au 25 novembre 2011.

Si l’on connait mieux les lettrages enlacés de Sane2, c’est une agréable surprise de découvrir ses pochoirs. Une approche du balayeur parisien traitée avec humour, une série “Mémoires ouvrières”, qui reprend le portait d’une affiche de propagande, entre autres… Les sujets de Sane2, aux couleurs nuancées dans des tons particuliers font appel à des références détournées. Les lettrages se mêlent aux pochoirs, rendant un peu plus explicite le message de Sane2… Un détour plus direct par lettrage aussi est proposé par l’artiste au travers de deux diptyques. Sur le coup, difficile de croire qu’il s’agit de pochoir… c’est en fait le cas, Sane2 les a créés sur la base de ses propres graffs.

Artiste-Ouvrier, fidèle a ses muses, les met à l’honneur. Si lors de son expo chez Gabriel&Gabriel, c’est dans des tiroirs qu’il présentait ses travaux sur bois, cette fois c’est sur des caisses qu’il a travaillé. Utilisant les côtés de ces supports, il donne du volume à son travail, une forme de perspective. Il joue ainsi avec ses personnages et les décline sur différents tons, assurant la complémentarité des couleurs. Sur toile, les effets de transparence obtenus par l’artiste sont étonnants et témoignent, s’il le fallait, de la maîtrise d’Artiste-Ouvrier qui joue ainsi sur plusieurs plans. On retrouve également Artiste-Ouvirer dans son travail de reproduction… Un coup de coeur particulier pour les Raboteurs de Caillebotte réinterprétés dans la profondeur du bleu…

Si le pochoiriste et le graffeur se sont retrouvés, c’est également pour présenter des travaux à quatre mains. Des collaborations qui enrichissent le travail de l’un par celui de l’autre. Statues et monuments profitent notamment de ce travail en duo.

Dans le premier espace de la galerie, on retrouve quelques pièces de Ender, Anis, Mosko&Associés, No Rules Corps, EZP, VLP, Snez…

Retrouvez Sane2 et Artiste-Ouvrier le dimanche 20 novembre, de 14h à 17h lors d’une performance à la galerie !

 
“Free Style”, par Sane2 et Artiste-Ouvirer
Jusqu’au 25 novembre 2011
Galerie Ligne 13
13 rue de la Condamine
75 017 Paris
M° La fourche (13)

Camille Jochaud du Plessix

Paris, galerie à ciel ouvert : visite guidée de Romuald Stivine et Vito del Forte avec Paris Street Art

Paris Street Art, visite guidée de Romuald Stivine et Vito Del Forte

Paris Street Art, visite guidée de Romuald Stivine et Vito Del Forte

Ayant commencé, il y a quelques mois déjà, mon initiation au street art parisien, est venu le moment de me trouver des repères. En effet, si certains artistes sont pour moi de plus en plus identifiables, la galerie à ciel ouvert qu’est Paris reste parfois un peu confuse.

Il y a quelques semaines, j’ai donc (enfin) investi dans Paris Street Art, de Romuald Stivine et Vito del Forte, publié en 2008, aux éditions Prestel. Ce petit bouquin permet de se familiariser avec quelques grands noms du milieu, de repérer leur graphisme, d’admirer des oeuvres qui ont été remplacées par d’autres.

Si la riche série de photo est le plus souvent identifiée, on y trouve également quelques “Unknown” dont on se délecte également des oeuvres… Les “identifiés” sont nombreux dans ce “catalogue d’expo éphémère” : Space invader, Zbs, 36Recyclab, Duster 132, Wk Interact, M.BW, Sich, Pq, David Gouny, Poch, Spizz, Gilbert, Mezzoforte, André, Fremantle, Dolk, Mimi le clown, Sixo, Teurk, Krsn, Aches, Kros, Turbo, 3615, Le cyklop, Titi Freak, Zezão, Alexandro Vasmoulakis, Koeurélé, June, Mesnager, Jean-Luc Duez, Jb.Leonardi, L’Atlas, Popay, Nekotwo, Koléo, G, Dan23, Lem, Jana&JS, Mosko&Associés, Artiste-ouvrier, Marybel, Belleville jungle, Le Chevreuil, Olivia, Nemo, C215, Monsieur qui, FKDL, Honet, Daniel Melim, Jef Aérosol, Miss.tic, Lyl, Koléo, Wanda Savy, Native, Pixal Parazit, Shaka&Nosbé, Teurk-Jaya, hao, Gorelaume, Microbo, Disco shoes, Aleteia, The Plug, Peripheral media project et Dominique Larrivaz.

Une petite merveille qui éclaire pas mal de lanternes et donne envie de compléter la collec avec les éditions consacrées à Munich, Berlin, Londres (une acquisition prochaine en prévision de quelques jours so british au mois d’août) et New York (juste pour le plaisir en attendant “the big day”)…

Sreet Art Paris,
Romuald Stivine et Vito Del Forté
Éditions Prestel
2008

Camille Jochaud du Plessix

Shadows and Reflections ou les multiples dimensions du pochoir à la galerie Magda Danysz

Group Show à la galerie Magda Danysz

Vhils - Shadows and Reflections à la galerie Magda Danysz

Il y a déjà près d’une dizaine de jours que j’ai (trop rapidement) parcouru le vernissage de Shadows and Reflections, à la galerie Madga Danysz… mais il n’est pas trop tard pour vous parler de cette expo collective. Jef Aérosol, Blek le rat, C215, Miss.Tic, Kris Trappeniers et Vils se sont donnés rendez-vous pour mettre en regard leurs approches du pochoir.

La féminité et les jolis mots de Miss.Tic, les malicieux rongeurs de Blek le Rat, les étonnantes découpes de Vhils, les visages filaires de Kris Trappenniers jalonnent les murs et donnent au pochoir des dimensions multiples, dégageant des émotions nuancées.

A l’étage, on commence par retrouver le “Chuuuttt”, de Jef Aérosol, celui que l’on peut voir à grande échelle Place Stravinsky, depuis quelques semaines. Puis c’est la découverte des toiles et d’une installation de C215, qui a fait entrer dans la galeries certains des supports favoris de ses portraits, “glanés” dans la rue (le mot est faible compte tenu des volumes…).

… Et lorsque j’arrive dans le troisième espace d’exposition, Jef Aérosol est là… il prend la pause, dans sa dégaine tout droit sortie d’un album rock. La photo est prise face à un angle de murs que l’artiste s’est approprié. Le parcours “fléché”, où l’on retrouve des personnages familiers, il invite à découvrir une série de toiles aux fonds colorés, un chemin dont les visages font voyager d’un continent à l’autre. Le pochoir se propose ainsi de devenir une empreinte de l’humanité…

Galerie Magda Danysz
Shadows and Reflection
Jusqu’au 30 juillet 2011
78, rue Amelot
75 011 Paris
M° Saint Sébastien-Froissard

Camille Jochcaud du Plessix

Un dimanche dans mon atelier : un début pour A Bout de Souffle

Premier essai sur A Bout de Souffle, une catastrophe qui ne méritait pas un billet sur ComCam&Co. Dimanche après-midi, je n’ai vu le soleil que de ma fenêtre…

Bon, ce n’est toujours pas le résultat que je veux atteindre, mais travailler sur cette toile m’a permis de préciser mon idée. Voilà le premier jet.

Le temps de “m’approprier” un peu plus les mots fantastiques de Truffaut pour Godard (oui, oui, le scenario est bien de Truffaut !) et je vous montre la deuxième étape !

A Bout de Souffle - premier jet

A Bout de Souffle - premier jet

Ma petit’ robe attendra lundi !

Premiers résultats au pochoir… c’est un début !

Premier essai au pochoir

Premier essai au pochoir

Le pochoir est une technique que j’aime tout particulièrement… Mais jamais je n’aurai cru m’y mettre un jour. Sauf que cette semaine, mes élans créatifs sont plus forts que moi…

Lundi, énorme session collage.
Mardi, équipement, photocopies et découpage.
Mercredi, tout est prêt pour les premiers essais.

Un peu fébrile au départ, je n’ai eu d’autre choix que de raffermir ma main pour saisir d’une bombe de peinture (aléluia !). Quelques agitations, au son du mélageur et c’est parti pour les premiers essais.

D’abord, un par un… Et je superpose !

Premier pochoir sur toile

Premier pochoir sur toile

Voilà ce que ça donne.

Premier constat, le plus difficile est de superposer les pochoir sur les aplat de couleurs déjà fait.

Si je ne me suis pas trop mal débrouillée pour l’essai dans mon cahier, j’ai eu un peu plus de mal avec ma première tentative sur toile… La technique reste à précier, mais l’esprit est là…

Je fais mieux et je vous montre très vite ce que ça donne : le deuxième pochoir est prêt et dans ma tête, ça bouillonne d’idées !

Nomades + Street art = un coup de coeur pour Artiste Ouvrier à la galerie Gabriel & Gabriel

Artiste Ouvrier à la galerie Gabriel & Gabriel

Artiste Ouvrier à la galerie Gabriel & Gabriel

Hier soir, j’étais lancée dans une interminable conversation au téléphone quand je suis arrivée devant la galerie Gabriel & Gabriel.

La lumière s’éteint. Mon visage se décompose. Elle se rallume, telle une invitation à entrer quasi-personnelle ! Mon visage, se rallume, lui aussi.

C’est alors que je fais la rencontre de Gabriel et Gabriel, Athy Gabriel Poulin et Gabriel Bardaux, publicitaire et architecte devenus galeristes, je l’apprendrai par la suite. Ils présentent dans leur galerie, spécialisée dans les arts graphiques, numérique et la photographie, “Nostalgie du temps présent”, une expo d’Artiste Ouvrier.

C’est une véritable révélation ! Si un premier regard d’ensemble me charme, je suis définitivement séduite lorsque je prends le temps de m’intéresser aux oeuvres avec plus d’attention.  Artiste Ouvrier, street artist qui travaille au pochoir, est un orfèvre.

Ses pochoirs sont faits de centaines, parfois de milliers, de découpes. Et si la précision est de mise pour les concevoir, elle l’est aussi dans la composition des couleurs. Artiste Ouvrier crée des nuances, joue sur les contrastes au travers des morceau de dentelles, “empreintes en creux” de ses œuvres.

Son travail est rendu plus extraordinaires encore par les supports choisis. Le plexi, sur lesquels les œuvres sont faites de multiples couleurs, apporte une belle transparence et raccroche d’une manière particulièrement intéressante le street artist du mur. Une des reproductions, inspiré par Klimt (peintre de mon top 2 personnel), m’éblouit, sa technique s’adaptant à merveille à l’oeuvre d’origine. Le béton composite, sur lequel les œuvres sont réalisées en bichromie, lui aussi, présente un rapport spécifique au mur, se rapprochant de celui de la rue. Les noirs et blancs, en positif ou en négatif, constituent une approche complémentaire au traveil sur plexi.

Au sous-sol, est proposée une installation de tiroirs, à propos desquels Garbiel & Gabriel m’expliquent que c’est un support surprenant : Artiste Ouvirer a opté pour la récup’. Portraits et reproductions au pochoir, les fonds de tiroirs sont sublimés par l’artiste. L’installation dans sa forme est parfaite. Je pourrais rester là pendant des heures, cherchant à voir le moindre détail, à observer les aplats de couleurs.

Mon parcours du travil d’Artiste Ouvrier a été rendue plus intéressant encore par les explications de Gabriel & Gabriel. Une visite, trois rencontres, de belles images plein la mémoire et une conviction un peu plus forte qu’être nomade, c’est passer de la rue à la galerie pour y trouver des trésors… de la rue !

Artiste Ouvrier, Nostalgie du temps présent
Gabriel & Gabriel
68, rue du Vertbois
75 003 Paris
M° Art et Métiers (3 ou 11)

Camille Jochaud du Plessix

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