Les nuances héroiques de l’Amérique d’Ikon, c’est Amerikonology !

Amerikonology, par Ikon, à la Galerie Lefeuvre

Amerikonology, par Ikon, à la Galerie Lefeuvre

Jeudi soir, direction la Galerie Lefeuvre pour le vernissage d’Ameikonology, par Ikon. Au programme, héroisme revu et corrigé pour une Amérique re-visitée !

Embarquer pour cette expo, c’est choisir pour commandant de bord Captain America. Mis en abyme par l’artiste, l’emblème étoilé s’étale sur des pages de comics relatant l’histoire du héros ! Une technique mixte qui joue sur les transparences et que l’on retrouve sur des représentations du drapeaux américains déclinés dans différentes nuances.

Les nuances… Celle d’un vert remplaçant le rouge du star spangled banner, par exemple, mais pas seulement. Le héros masqué, dont l’un des rôles est ici celui de toile de fond, est parfois remplacé par d’autres énergies d’une certaine culture américaine. Le milieu du skate et de la glisse, pour l’univers urbain, quelques rames de métro, pour les influences et l’environnement de l’artiste recomposent l’incontournable drapeau. Plus sombre, les étoiles deviennent crânes, plus ironique, ce sont les personnages de la “rue Sésame” qui prennent place sur la bannière étoilée !

N’oubliant pas ses incontournables, cette expo est également l’occasion de retrouver les personnages d’Ikon… Batman, Wonderwoman, Daredevil, Spiderman ou, plus proche de nous franchouillards, Astérix, pour ne citer qu’eux (et leurs noms orginaux)… Son héroïque famille a fait ce que l’on peut imaginer comme une énorme cure de Mac Do, avant de s’installer, avec humour, sur toile !

Ameikonology, par Ikon
Jusqu’au 19 février 2012
Galerie Lefeuvre
164 due du faubourg Saint-Honoré
75008 Paris
M° Saint Philippe du Roule (9)
 

Camille Jochaud du Plessix

Street Kube, quand le street art brise la glace de l’hôtel Murano !

Jamin au vernissage de Street Kube

Jamin au vernissage de Street Kube

Mardi soir, après le vernissage de l’”explosition” de Rero et Pech au Musée en Herbe, direction le XVIIIème pour la soirée événement de Street Kube. En effet, ce mois de novembre, le street art se donne rendez-vous au Kube.

Street Kube est née de la collaboration d’Art by Louis, de l’hôtel Murano, des galeries Mathgoth et Ligne 13 et de street artists. Diversité des styles et des techniques offrent un panorama intéressant de l’art urbain. Figures de proue et artistes montants se retrouvent donc dans ce lieu atypique. D’un espace à l’autre le parcours est riche et contrasté. Certains travaux exposés le long du fameux “Ice bar” profitent de la lumière bleutée de la glace…

Kamion au vernissage de Street Kube

Kamion au vernissage de Street Kube

Le jour du vernissage deux performances étaient réalisées en direct par Kamion et Jamin, artiste de la “street scène” australienne. C’était également l’occasion de rencontrer certains des artistes exposés. Pour ceux qui auraient manqué cette occasion, des Arty Brunches sont organisés les dimanches !

Le Kube propose ainsi de découvrir Mosko & Associés, EZP, Anis, Sane2, Artiste-Ouvrier, Nassyo, Bruce, Miss.Tic, A1One, Katre, Zalez, Pierre Baltazard, Poulp Pistolz, Broise-Okuuchi, Julien Surdeau et JP Malot, sans oublier la projection vidéo d’Arnaud Pagès…

Une programmation à découvrir au Kube, jusqu’au 29 novembre 2011…

Street Kube par Art by Louis
Jusqu’au 29 novembre 2011
1 passage Ruelle
75 018 Paris
M° La Chapelle (2) ou Max Dormoy (4)

Camille Jochaud du Plessix

La nouvelle “Explosition” du Musée en Herbe avec Rero et Pech !

Rero au Musée en Herbe

Rero au Musée en Herbe

Mardi soir, le Musée en Herbe présentait un nouvel opus de l’”Explosition” qui a pour titre “Is you child a tagger ?”… Au programme, Rero et Pech, jusqu’au 27 novembre 2011 !

Le parrain, Rero
Expo au Musée en Herbe et intervention sur l’école Romain Rolland des Lilas placent l’artiste au verbiage complètement “barré” (je sais, c’est facile) dans une nouvelle approche. Il s’adresse en effet à un public intransigeant et dont la franchise n’a d’égal que l’innocence : les enfants ou ceux qu’adultes aujourd’hui nous sommes restés… Un paquet où les craies remplace les clopes, des ardoises, une porte de frigo aux magnets multi-colores, des reproductions de lettres de Scrable sont les supports qu’il s’est choisi… Les messages qui se cachent sous les lignes de Rero sont subversifs et drôles comme d’habitude… Je me garde de vous les livrer, ce serait trop facile ! (Exception faite du visuel qui illustre ce billet et qui donne une idée de l’état d’esprit de l’expo) Mieux vaut les découvrir directement au musée… Ce peut-être également l’occasion de voir quelques photos de son intervention aux Lilas, agrémentées de leurs “Uncontroled documents”.

Le filleul, Pech
Epaisseur, couches et sur-couches de peinture permettent à Pech de donner du volume à ses sujets. Portraits, paysages, détournements, Pech s’illustre dans des compositions faisant intervenir profondeur et perspective. Ses travaux, l’artiste les exécute au moyen d’une palette de couleurs particulièrement riche et nuancée. Dans des jeux de ton sur ton, l’artiste expose également quelques dessins révélant un trait à la fois vif et précis.

Pour cette nouvelle “Explosition”, la sobriété de Rero et la prolifération de couleurs de Pech sont l’occasion de découvrir des styles à la fois très différents et complémentaires.

Le musée en herbe
L’Explosition :  Rero et Pech
Jusqu’au 27 novembre 2011
21 rue Hérold
75 001 Paris
M° Chatelet (1, 4, 7, 11 ou 14) ou Sentier (3)

Camille Jochaud du Plessix

La (Galerie) Ligne 13 mène au pochoir avec Sane2 et Artiste-Ouvrier !

Freestyle par Artiste-Ouvrier et Sane2 à la galerie Ligne 13

Freestyle par Artiste-Ouvrier et Sane2 à la galerie Ligne 13

Samedi soir, à la Galerie Ligne 13, avait lieu le vernissage de “Free Style”, une expo placée sous le signe du pochoir, qui réunit Sane2 et Artiste-Ouvrier. A découvrir jusqu’au 25 novembre 2011.

Si l’on connait mieux les lettrages enlacés de Sane2, c’est une agréable surprise de découvrir ses pochoirs. Une approche du balayeur parisien traitée avec humour, une série “Mémoires ouvrières”, qui reprend le portait d’une affiche de propagande, entre autres… Les sujets de Sane2, aux couleurs nuancées dans des tons particuliers font appel à des références détournées. Les lettrages se mêlent aux pochoirs, rendant un peu plus explicite le message de Sane2… Un détour plus direct par lettrage aussi est proposé par l’artiste au travers de deux diptyques. Sur le coup, difficile de croire qu’il s’agit de pochoir… c’est en fait le cas, Sane2 les a créés sur la base de ses propres graffs.

Artiste-Ouvrier, fidèle a ses muses, les met à l’honneur. Si lors de son expo chez Gabriel&Gabriel, c’est dans des tiroirs qu’il présentait ses travaux sur bois, cette fois c’est sur des caisses qu’il a travaillé. Utilisant les côtés de ces supports, il donne du volume à son travail, une forme de perspective. Il joue ainsi avec ses personnages et les décline sur différents tons, assurant la complémentarité des couleurs. Sur toile, les effets de transparence obtenus par l’artiste sont étonnants et témoignent, s’il le fallait, de la maîtrise d’Artiste-Ouvrier qui joue ainsi sur plusieurs plans. On retrouve également Artiste-Ouvirer dans son travail de reproduction… Un coup de coeur particulier pour les Raboteurs de Caillebotte réinterprétés dans la profondeur du bleu…

Si le pochoiriste et le graffeur se sont retrouvés, c’est également pour présenter des travaux à quatre mains. Des collaborations qui enrichissent le travail de l’un par celui de l’autre. Statues et monuments profitent notamment de ce travail en duo.

Dans le premier espace de la galerie, on retrouve quelques pièces de Ender, Anis, Mosko&Associés, No Rules Corps, EZP, VLP, Snez…

Retrouvez Sane2 et Artiste-Ouvrier le dimanche 20 novembre, de 14h à 17h lors d’une performance à la galerie !

 
“Free Style”, par Sane2 et Artiste-Ouvirer
Jusqu’au 25 novembre 2011
Galerie Ligne 13
13 rue de la Condamine
75 017 Paris
M° La fourche (13)

Camille Jochaud du Plessix

Voyager avec Kouka à Flateurville…

Kouka à Flateurville

Kouka à Flateurville

Tel qu’annoncé la semaine dernière suite à sa performance au MUR, le vernissage de Kouka avait lieu hier soir à Flateurville. Une expo grand format à découvrir au milieu de ce grand délire qu’est “le hangar de Marcel”!

En entrant par le “jardin” (non sans étonnement s’il s’agit d’une première visite), une vidéo permet de découvrir Kouka lors de ses voyages en Afrique, au Gabon et au Congo (pour la voir, le lien est à la fin de ce billet). Au son des percussions, un mouvement, un visage et l’artiste à l’oeuvre constituent l’entrée en matière.

La visite se poursuit, d’une installation incongue à l’autre… pour arriver dans l’espace d’exposition. Là, est présentée ce que je suis tentée d’appeler une “Kouka car”. La mini (d’époque), rouge, est en pole position, prête à faire entrer le spectateur intrigué dans l’univers de l’artiste.

Si dans le véhicule, on retrouve le personnage de la série “Sans titre”, c’est presque dans regard en miroir. Sur toile, à quelques mètres de hauteur, il est impressionnant de croiser les yeux de ce personnage masqué. Un personnage évocateur qui peut couvrir de mutilples sens.

HLM (Habitant les murs) est présenté dans deux versions qui témoignent, s’il le fallait, de l’intérêt de Kouka pour le support. Assemblages de cartons constituant la base de fonds blancs pour ses foules de personnages rouges ou affiches déchirées bleues et vertes pour des personnages blanc, les rapports à la matière rendent bien particulières chacune des oeuvres, chacun de ses groupes qui participent un peu plus à une réflexion identitaire chère à Kouka (et dont il a déjà été question sur ComCam&Co lors de l’expo de Kouka à la New heArt city Gallery).

En face, on retrouve les guerriers Bantu de Kouka. Des protraits face et profil sur fond de paroles de chanson (je crois)
de l’artiste multifacettes (il peint, il rap aussi), des regards durs et décidés qui survellent le visiteur. Leurs visages, dans leurs nuances de noir et de gris, sont expressifs et profonds, protecteur d’une civilisation, d’une culture venue d’ailleurs. En les regardant bien on entendrait presque les murmurs d’un chant traditionnel cadancé… un conseil : se laisser embarquer dans un imaginaire libre de l’interprétation de chacun… un imaginaire peut-être pas tout à fait exact (qu’importe) mais qui laisse échapper des odeurs de terre chaude et donne à chacun des envies de voyage…

La vidéo des Guerriers Bantu de Kouka est ici !

Kouka à Flateurville
Les jeudi soir jusqu’au 5 novembre 2011
Le Hangar de Marcel
24 cour des petites écuries
75 010 Paris
M°Château d’eau (4) ou Bonne Nouvelle (8 ou 9)

Camille Jochaud du Plessix

Le tissu devient papier conmme la colle remplace le fil, avec FKDL à la Little Big Galerie !

FKDL à la Little Big Galerie

FKDL à la Little Big Galerie

L’été dernier, j’ai eu l’occasion de suivre FKDL dans le quartier des abbesses lors d’une après-midi de collage

Hier soir, retour aux abbesses, à nouveau à la rencontre de FKDL… Si sur mon chemin j’ai fait quelques détours pour découvrir les derniers personnages collés par l’artiste, c’est surtout pour le vernissage du collagiste à la Little Big Galerie que j’ai rejoint la butte Montmartre !

On connaît FKDL pour l’habillage des ses silhouettes élancées… Le nouveau support qu’il a choisi pour ses personnages ne saurait être plus approprié : il s’agit de patrons des années 1950 ! Sur les replis d’une jupe, entre les lignes d’une robe ajustée, les protagonistes de papiers ont pris les couleurs d’un autre temps. FKDL, déjà adepte de la mise en abyme, notamment avec l’idée de coller ses collages dans la rue, décline le procédé sous une forme différente : l’habillage de patrons…

Petits et grands formats, travaux sur les fonds, les personnages ou les deux… les toiles qui complètent cette première partie de l’expo donnent une idée de la manière dont l’artiste a, jusqu’à présent, fait vivre et évoluer ses personnages dans son approche du collage.

A l’étage, c’est principalement la technique de collage au scotch de FKDL qui est représentée. Jeux de mots, de motifs et de couleurs, de regards, parfois… Sur de petits formats carrés, les silhouettes noires se baladent sur des fonds éclatants, “entrecollés” de quelques jolis mots. De la même manière qu’il habille, l’artiste découpe le verbiage et en fait de nouveaux assemblages aux résonances poétiques, ironiques ou musicales…

Un premier coup d’oeil sur le travail de FKDL, c’est se voir proposer une invitation à observer les détails… entrer dans le détail d’un collage, c’est parcourir un univers imaginaire, hors du temps… A découvrir, jusqu’au 14 novembre à la Little Big Galerie !

Deux séances de dédicace de FKDL auront lieu à la Little Big Galerie, les samedis 15 octobre et 5 novembre de 16h à 19h30.

FKDL – Collage
Jusqu’au 14 novembre 2011
Little Big Galerie
45, Rue Lepic
75 018 Paris
M Abbesses (12) ou Blanche (2)

Camille Jochaud du Plessix

Félins, la jungle est incontestablement urbaine à la Galerie Oblique

Mosko et Anis pour la performance à la Galerie Oblique

Mosko et Anis pour la performance à la Galerie Oblique

Hier soir, dans le cadre du vernissage de son expo “Félins”, Mosko et Associés réalisaient une performance avec Anis à la Galerie Oblique. Etant moi-même dompteuse de panthère lilliputienne, un détour s’imposait !

Ils ont le regard fier ou le pas lent et assuré… Si l’on aperçoit un rugissement ici ou là, c’est surtout dans la sérénité que la jungle colorée de Mosko et Associés s’anime. Lions, tigres (du Bengal, à en croire les découpes de journaux qui constituent les fonds de certains pochoirs), guépards et panthères forment la savane sur bois de l’artiste. On retrouve effectivement ce matériau pour nombre d’oeuvres et notamment des planches de recup’, rappelant l’univers urbain de l’artiste.

La jungle devient parfois cirque… C’est incontestablement ce qu’évoquent les animaux de Mosko en découpes sur des étoiles rouges ou l’affiche de cirque déchirée qui nourrit le fond d’une oeuvre. Cirque ou jungle, les félins de Mosko saisis dans diverses attitudes sont tous un peu plus fascinants. S’ils ne semblent pas agressifs, ils restent à l’affut d’une proie, en l’occurrence, le spectateur en plein safari urbain !

Avec ce bestiaire hors du commun, Mosko et Associés rappellent à quel point la nature est créative : les pelages des fauves sont à eux seuls de sublimes motifs réinterprétés à merveille par l’artiste. Un fond fleuri et coloré ajoutera parfois une note d’exotisme à l’oeuvre.

La galerie semble se prêter parfaitement à l’expo : quelques pierres apparentes rappellent les murs “bruts” de Paris. A proximité de cet espace, une immense photo permet d’avoir un aperçu du travail de Mosko et Associé dans la rue, sous l’objectif de Gérard Faure.

Mosko et Associé proposent aussi de découvrir quelques collaborations… Avec Artiste-Ouvrier, le tigre se rapproche de son milieu d’origine, puisque c’est dans un univers inspiré par la mythologie indienne que se promène la bête ! Avec l’homme blanc de Jérôme Mesnager le guépard semble avoir été dompté… En regard avec la performance de la soirée, c’est dans la végétation riche et bleue d’Anis que le fauve prend la pause…

Le zoo de Mosko, imaginaire et imaginatif est à visiter jusqu’au 5 novembre 2011 à la Galerie Oblique.

Félins, par Mosko et Associés
Jusqu’au 5 novembre 2011
Galerie Oblique
17 rue Saint Paul
75 004 Paris
M° Saint Paul (1)

Camille Jochaud du Plessix

“Urban trees” et “L’insensé”, Korny et Géraldine Pole s’exposent à la Galerie Frichez-nous la Paix

Korny et Géraldine Poles, en octobre à Frichez-nous la Paix

Korny et Géraldine Poles, en octobre à Frichez-nous la Paix

Hier soir, passage en coup de vent à Frichez-nous la Paix, alors que le vernissage l’expo de Korny d’HEC (le collectif Haut En Couleurs) et de Géraldine Poles n’avait pas encore vraiment commencé Quelques mots… malheureusement presque tout aussi brefs que mon passage à la galerie…

Korny présente une série d’oeuvres sur les “Uruban trees”… Poteaux électriques et pylônes forment les troncs de ces arbres des villes, fils et barbelés deviennent les branches… Au travers de ces linges et de ces perspectives, l’artiste a créé des jeux de couleurs, dans des nuances de rouge et de vert. Tâches de peinture et des effets de motif apportent énergie et lumière à ces arbres sans feuilles. L’artiste a su travailler ces support d’une manière intéressante. Peignant sur verre, Korny a obtenu un bel effet de transparence.

Korny et Géralidine Pole à Frichez-nous la Paix et à 360° !

Korny et Géralidine Pole à Frichez-nous la Paix et à 360° !

Korny a invité, pour l’occasion Géraldine Poles, à participer à cette exposition. Elle propose une série de dessins en petits formats sous le titre “L’insensé”… Son univers est un brin débridé, le trait est fin et précis… Si elle a recours à la couleur, c’est avec parcimonie. Ses personnages un peu étranges s’entremêlent, se déforment, composants les motifs d’autres personnages… Un univers un peu sombre mais pas sans humour… Incontestablement emprunt d’un fort décalage…

Korny et Géralidine Pole à Frichez-nous la Paix et à 360° !

Korny et Géralidine Pole à Frichez-nous la Paix et à 360° !

Une expo en duo, à découvrir jusqu’au 11 octobre 2011 à la galerie Frichez-nous la Paix !

PS : merci à Korny pour ses photos !

Frichez-nous la Paix
Korny – Urban Trees et Géraldine Poles – L’insensé
Du 29 septembre au 11 octobre 2011
22 bis rue Dénoyez
75 020 Paris

Camille Jochaud du Plessix

Back in Black : retour sur une expo haute en couleurs par Pioc PPC à la galerie 770

Le vernissage de Pioc PPC à la galerie 770

Le vernissage de Pioc PPC à la galerie 770

Hier soir, à la galerie Seven Seventy, avait lieu le vernissage de “Back in Black”, l’expo de Pioc PPC, à découvrir jusqu’au 11 octobre 2011.

Sur la vitrine, devant laquelle adeptes de street art et street artists se font de plus en plus nombreux en ce début de soirée, le litmotiv de Pioc PPC, une tête de loup, donne le ton de l’expo ! Pour l’événement, un DJ est aux platines, il rythme le parcours, la série de rencontres que la galerie Seven Seventy donne à voir.

C’est l’occasion pour l’artiste de montrer son travail sur toile (des grands formats, s’il vous plait !) Sur des fonds rayonnants, des effets de motifs vert, violet, jaune, orange révèlent une passion de l’artiste pour les couleurs, mais également pour les motifs, parfois des motifs dans le motif, créant un effet de mise en abyme particulièrement intéressant… Sans oublier les papillons qui , par nuées, parcourent certaines toiles. Sur ces fonds, la tête de loup prend place comme un emblème. Composées également de motifs, elles donnent l’effet d’un incroyable tatouage chamanique…

Les indiens, ceux du nouveau monde, tiennent en effet une place prépondérante dans le travail de Pioc. Une présence qui donne quelque chose d’originel au travail de l’artiste. Une présence qui interroge aussi, peut-être. Ces personnages incarnent en tout cas une force silencieuse, à mi-chemin entre instinct guerrier et sérénité.

… Des rencontres, disais-je. Celle des personnages, certes, mais pas seulement ! L’exposition permet aussi de découvrir quelques collaborations.  De face, ce travail commun est si bien réalisé qu’il s’avère peu soupçonnable. C’est en changeant très légèrement d’angle qu’un Gregos fera son apparition dans l’une des toiles de l’artiste. Tarek, a réalisé avec l’artiste une toile en lettrage, le “wolf” appelant le portait du loup de Pioc PPC. Une seconde toile avec Tarek aurait presque tendance à interroger avec humour et provocation sur l’instinct animal qui sommeille en chacun. De l’humour, Apo et Pioc en font preuve… le loup est entré dans la volière… Enfin Naho a composé un collage jouant sur la rondeur, le mouvement et les couleurs sur lequel on retrouve ce loup devenu incontournable !

Envie d’en voir plus en images ? Prenez-en plein la vue en faisant un tour sur le Flickr de Paris Tonkar, le lien est dans les commentaires !

Galerie 770
Back in Black par Pioc PPC 
Jusqu’au 11 octobre 2011
18 rue Dauphine
75 006 Paris
M° Odéon

Camille Jochaud du Plessix

Le street art se rêve : Jérôme Mesnager et Artiste-Ouvrier au Musée en Herbe

Jérôme Mesnager et Artiste Ouvrier au Musée en Herbe

Jérôme Mesnager et Artiste Ouvrier au Musée en Herbe

Ouh la la… comme elle n’est pas évidente cette rentrée… Pourtant, ce ne sont pas les événements qui manquent mais retrouver le bon rythme n’est pas chose facile.

Alors pour reprendre en douceur, rien de tel qu’une visite au Musée en Herbe pour découvrir un nouvel opus de l’Explosition. Un petit rappel rapide : l’Explosition se déroule en parallèle de l’expo “Les Hiérohlyphes de Keith Haring”. “Ma Première Galerie” accueille quinze street artistes reconnus qui parrainent des artistes en devenir. Au programme s’ajoutent des ateliers pour les enfants… de quoi avoir envie de retrouver ses culottes courtes !

Pour ce nouvel opus, le Musée en Herbe présente Jérôme Mesnager et Artiste-Ouvrier. Deux univers poétiques et complémentaires, deux styles qui se rencontrent pour un voyage imaginaire…

Le parrain – Jérôme Mesnager

On retrouve évidemment le familier corps blanc… Familier, peut-être pas tant que ça ! Sur ses toiles ou sur une reproduction d’entrée de métro, les silhouettes sont cette fois féminines. Elles donnent l’impression d’être les actrices d’un rêve éveillé. Des pauses lassives et des ondulations quasi-divine parcourent les toiles…

Le filleul – Artiste-Ouvrier

Pour le coup, je ne suis pas sûre que le principe de l’artiste reconnu parrainant l’artiste en devenir s’applique au duo qui expose au Musée en Herbe ce mois-ci… Le pochoiriste, présente d’exceptionnelles reproductions. Gustave Klimt, Gustave Moreau, Mucha, pour ne citer qu’eux, sont à redécouvrir dans le regard de l’artiste “dentellier”, toiles ou volet récupéré les découpes deviennent merveilles aux couleurs nuancées…

Et puis il y a les travaux communs. L’énergique silhouette, le trait simple et subtil de Jérôme Mesnager et l’art du détail d’Artiste-Ouvrier sont incontestablement complémentaires. Cette fois, c’est bien l’homme blanc que Mesnager a représenté dans des univers inspirés par d’autres cultures et d’autres temps. Une fenêtre ouverte laisse entrevoir un dialogue de l’un à l’autre. Le spectateur semble avoir pour mission de traduire cet échange…

Au-delà des travaux en commun, cette exposition m’a donnée l’impression que ce regard en miroir s’appliquait aussi aux travaux de chacun des artistes. Une inspiration onirique, des choix de couleurs particuliers sont propices à une mise en parallèle…

C’est une exposition très poétique que le Musée en Herbe propose jusqu’au 25 juillet. Les vacances sont finies, certes. Mais peut-être reste-t-il un peu de place au rêve…

Le musée en herbe
L’Explosition : Jérôme Mesnager et Artiste Ouvrier
Jusqu’au 25 septembre 2011
21 rue Hérold
75 001 Paris
M° Chatelet (1, 4, 7, 11 ou 14) ou Sentier (3)

Camille Jochaud du Plessix

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