Macadamisme #1, premier opus du projet culturel à la Crémerie de Paris

Première édition de Macadamisme à la Crémerie de Paris

Première édition de Macadamisme à la Crémerie de Paris

La citation de John Steinbeck, extraite de La Perle, qui introduit cette exposition, en explique mieux le concept que je ne saurais le faire : « Une ville ressemble à un animal. Elle possède un système nerveux, une tête, des épaules et des pieds. Chaque ville diffère de toutes les autres : il n’y en a pas deux semblables. Une ville a des émotions d’ensemble ».

Peter McLane, Fazer et Thibault de Puyfontaine proposent de faire découvrir leur vision de la ville, lors de « Macadamisme ». Ce nouveau projet culturel décline l’urbain, la ville, ses facettes, la manière dont elle change, au travers de techniques et d’artistes d’horizon divers. Pour sa première édition, l’expo se déroule sur trois jours.

J’en reviens à Steinbeck, pour atteindre la ville. Voilà mon émotion d’ensemble, le corps que j’ai vu se dessiner sous mes yeux.

La tête. Peter McLane et le digital painting. Dans une sorte de collage, auquel le numérique permet de créer des jeux de « nette transparence », les éléments s’assemblent et se décomposent, donnent une impression de vitesse. Dans le système nerveux, un portrait de Basquiat ou de Warhol, un « love land » surréaliste, l’effervescence d’une nuit new-yorkaise. Au travers de l’image retravaillée, on trouve clairement la trace du pinceau. Un mariage intéressant.

Les épaules. Fazer et le graff. C’est à la fois la structure et la souplesse. L’urbain est abstrait. Dans certains tableaux, apparaissent les contours de la ville dans sa verticalité. Dans d’autres, le graff est un moyen d’en souligner l’énergie. A l’image de ces photos où phares et foules forment des lignes floues. Je retrouve ce mouvement dans ces toiles, des flots décidés qui se croisent et s’entrecroisent à l’infini.

Les pieds. Thibault de Puyfontaine et la photographie. Mon coup de cœur de la soirée. Les pieds et une main tendue pour voyager jusqu’au Caire ou à Alexandrie. Avec Thibault de Puyfontaine, les débuts de soirée deviennent points du jour. Une chaise, une porte ouverte, les marches d’un escalier laissent deviner l’activité diurne. La nuit tombe doucement, les couleurs changent, les conversations de la journée se font murmures, les odeurs s’atténuent. Le photographe capte la lumière et anime les sens.

Macadamisme
Jusqu’au 17 avril (faut pas trainer !)
La Crèmerie de Paris
11, rue des déchargeurs
75 001 Paris
M°Châtelet les Halles (1, 4, 7, 11 ou 14)

Camille Jochaud du Plessix

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s