Voyager avec Kouka à Flateurville…

Kouka à Flateurville

Kouka à Flateurville

Tel qu’annoncé la semaine dernière suite à sa performance au MUR, le vernissage de Kouka avait lieu hier soir à Flateurville. Une expo grand format à découvrir au milieu de ce grand délire qu’est « le hangar de Marcel »!

En entrant par le « jardin » (non sans étonnement s’il s’agit d’une première visite), une vidéo permet de découvrir Kouka lors de ses voyages en Afrique, au Gabon et au Congo (le lien est à la fin de ce billet). Au son des percussions, un mouvement, un visage et l’artiste à l’œuvre constituent l’entrée en matière.

La visite se poursuit, d’une installation incongrue à l’autre… pour arriver dans l’espace d’exposition. Là, est présentée ce que je suis tentée d’appeler une « Kouka car ». La mini (d’époque), rouge, est en pôle position, prête à faire entrer le spectateur intrigué dans l’univers de l’artiste.

Si dans le véhicule, on retrouve le personnage de la série « Sans titre », c’est presque dans un regard en miroir. Sur une toile immense et en longueur, à quelques mètres de hauteur, il est impressionnant de croiser les yeux de ce personnage masqué. Un personnage évocateur qui peut couvrir de multiples sens.

HLM (Habitant les murs) est présentée dans deux versions qui témoignent, s’il le fallait, de l’intérêt de Kouka pour le support. Assemblages de cartons constituant la base de fonds blancs pour ses foules de personnages rouges ou affiches déchirées bleues et vertes pour des personnages blanc, les rapports à la matière rendent bien particulières chacune des œuvres, chacun de ses groupes qui participent un peu plus à une réflexion identitaire chère à Kouka (et dont il a déjà été question sur ComCam&Co lors de l’expo de Kouka à la New heArt city Gallery).

En face, on retrouve les guerriers Bantu de Kouka. Des potraits face et profil sur fond de paroles de chanson (je crois) de l’artiste multifacettes (il peint, il rap aussi), des regards durs et décidés qui surveillent le visiteur. Leurs visages, dans leurs nuances de noir et de gris, sont expressifs et profonds, protecteur d’une civilisation, d’une culture venue d’ailleurs. En les regardant bien on entendrait presque les murmurs d’un chant traditionnel cadancé… un conseil : se laisser embarquer dans un imaginaire libre de l’interprétation de chacun…

La vidéo des Guerriers Bantu de Kouka est ici !

Kouka à Flateurville
Les jeudis soir jusqu’au 5 novembre 2011
Le Hangar de Marcel
24 cour des petites écuries
75 010 Paris
M°Château d’eau (4) ou Bonne Nouvelle (8 ou 9)

Camille Jochaud du Plessix

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