Le paradoxe comme bonne étoile de Corinne Dauger pour l’expo « Eclats de Chantier »…

Corinne Dauger et Christofle présentent « Eclats de Chantier »

Corinne Dauger et Christofle présentent « Eclats de Chantier »

Jeudi soir, avait lieu le vernissage de la nouvelle exposition personnelle de Corinne Dauger, « Eclats de Chantier ». Un titre inattendu dans un endroit où l’idée de chantier semble assez surprenante : aux Salons Christofle. Une expo placée sous le signe du paradoxe… un paradoxe qui semble être une bonne étoile pour l’artiste ! A découvrir jusqu’au 10 novembre 2011.

Le premier espace place le visiteur dans le contexte. Plots, casques, gravas, pas de doute, l’installation confirme que Corinne Dauger traite du chantier au sens littéral du terme. Un montage vidéo offre un parcours de chantier se déroulant à travers le monde, évocateur du voyage de l’artiste.

La mise en contexte passée, l’expo peut alors commencer. Tout d’abord, Corinne Dauger présente une série de photos. Ayant parcouru le monde d’un chantier à l’autre, elle en a saisi les détails. Rapports de taille mis en exergue, ouvertures curieuses, perspectives interminables, c’est particulièrement lorsque les matériaux créent des effets de motifs que l’artiste décline le chantier au féminin… ou encore lorsqu’une mèche s’échappe, ici ou là.

Deux dimensions pour ces visites de chantiers, d’un triptyque à l’autre. Mes préférés, les petits formats. Les photos proposées sur les deux faces obligent à tourner autour des installations. L’épaisseur du plexis suggère la photo suivante pour former un parcours guidé. Le rapport de taille renversé n’est pas sans faire penser à l’idée de maquette, de reconstitution.

Arriver dans l’espace suivant, donne tout son sens à la collaboration de Corinne Dauger avec Christofle. L’artiste a fait des plaques d’argent de la célèbre maison son support. Ses photos sérigraphiées sur ces bases à l’éclat particulier sont ensuite travaillée à la peinture à l’huile par l’artiste. Le résultat, tant par le fond que par la forme, témoigne de l’intérêt de Corinne Dauger pour la matière.

Ses travaux sur plaques d’aluminium présentés lors de « Féminin singulier » à l’espace Lhomond m’ont laissé une impression de transparence. Cette fois, la brillance mate de l’argent donne un éclat différent aux œuvres. Détails de chantiers, toits parisiens, gares, les structures sont omniprésentes. Il y apparait parfois l’un des énigmatiques personnages féminins de Corinne Dauger, toute de sensualité vêtu.

Si les chantiers sont des univers masculins à l’extrême, Corinne Dauger a su se les approprier pour leur donner sa dimension féminine… à découvrir, chez Christofle, jusqu’au 10 novembre 2011.

Eclats de chantier, par Corinne Dauger
Jusqu’au 10 novembre 2011
Les salons Christofle
9, rue Royale
75 008 Paris

Camille Jochaud du Plessix

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