Clichés « old school » pour la « hole school » de Sten Lex, à la Galerie Magda Danysz, jusqu’au 10 novembre 2012

Sten Lex, Solo Show, à la Galerie Magda Danysz, Octobre 2012

Sten Lex, Solo Show, à la Galerie Magda Danysz, Octobre 2012

Avis aux rétines sensibles… sensibles à quoi ? A l’art urbain, au noir et blanc, aux jeux d’optique ou encore aux années 60 et 70 ! La Galerie Magda Danysz présente un solo show du duo italien et urbain Sten Lex… C’est l’occasion de découvrir, au fil de chutes ondulantes, un trombinoscope pas comme les autres, jusqu’au 10 novembre 2012 !

Ne vous attendez pas à voir cette expo de manière passive… Immédiatement, le spectateur est acteur des œuvres présentées, c’est à lui qu’appartient de trouver la bonne distance pour percevoir les portraits de Sten Lex. L’expression « lire entre les lignes » n’a jamais trouvé meilleure application visuelle… Sous les bandes noires se révèlent un visage, la photo d’un inconnu d’hier ou d’aujourd’hui. Dans une élaboration incontestablement minutieuse, un procédé que ces artistes ont nommé « hole school », se forment droites, courbes et motifs. Là où l’on pouvait penser qu’il n’y avait pas plus statique qu’une photo, le mouvement est donné. Les stigmates de ces créations pendent des toiles, un suspend qui suggère une continuité et détourne, le temps d’une  bande de papier, de l’entêtant jeu qui mène du street art à l’op’art !

Lorsqu’ils abordent la couleur, Sten Lex restent sur des « basiques ». C’est au travers de croisillons en « RVB »* que Sten Lex proposent de découvrir le reflet un brin kitsch du passé. Les lignes se croisent et se recroisent là aussi pour souligner les traits de ceux qui ont pris la pose. Puis Sten Lex quittent le chemin quasi géométrique perçu jusqu’ici et s’expriment dans des formes « plus libres ». Si le « trait » est différent, la technique reste la même : la composition ne se fait pas dans l’ajout de matière mais au contraire dans son retrait. L’approche du portrait est « plus classique » que cinétique. Le duo laisse là encore l’empreinte de la découpe pendre, comme si une seconde peau se détachait, tel des lambeaux, des personnages passés sous les lames de leurs cutter.

Retirer pour mieux montrer, prendre du recul pour percevoir les détails… Sten Lex vont à contresens des « habitudes artistiques » et mettent leur public en mouvement grâce un jeu visuel tout en subtilité… D’ici le 10 novembre, un seul mot pour cette expo : andiamo !

*RVB = « rouge-vert-bleu », format de codage des couleurs en informatique.

Sten Lex, Solo Show

Jusqu’au 10 novembre 2012

Galerie Magda Danysz

Du mardi au vendredi, de 11 à 19h, le samedi de 14 à 19h

78, rue Amelot

75 011 Paris

M° Saint Sébastien Froissard (8) 
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