Tilt explore la saturation, avec « Magic and destroy », à la Galerie WallWorks, jusqu’au 27 juillet 2013 !

"Magic and destroy", par Tilt, à la Galerie Wallworks, jusqu'au 27 juillet 2013

« Magic and destroy », par Tilt, à la Galerie Wallworks, jusqu’au 27 juillet 2013

Avec « Magic and destroy », la Galerie WallWorks présente les travaux récents de Tilt, jusqu’au 27 juillet 2013. Support ou sujet des œuvres, les objets, parfois issus du quotidien,  gardent les marques d’usages répétés. Ils deviennent ici, d’un coup de peinture magique, les éléments d’une réflexion au cœur de laquelle la récurrence est reine.

Longtemps, le fait d’appeler son modèle « Monseigneur » était réservé aux portraitistes classiques. Pourtant, Tilt ne s’en prive pas et a fait de la célèbre pince l’une de ses muses. Assurant l’étalonnage des couleurs avec une mire (mise à l’amende par l’explosion de la TNT), Tilt fait émerger tête de mort et grenade, cagoule et extincteur, des bublle  letters caractéristiques que sont sa signature. La lettre forme le trait et le trait donne corps à l’objet… Sur papier ou sur toile, certains de ces outils et concepts forment une sorte d’invitation à revenir aux fondamentaux du graffiti.

En effet, l’accumulation des signes précède la saturation des tags et la figuration laisse place à une quasi-abstraction. Banquette de train, lavabo, valises ou demi-Fiat 500, Tilt réinvente le vandalisme et interroge sur les recouvrements successifs, touchant ainsi à l’ADN de l’univers graffiti. Comme dans la rue, pastelles, vives ou fluo, les tonalités de couleurs se suivent et ne se ressemblent pas. Si certains mélanges semblent au premier abord hasardeux, ils portent en eux le lot de spontanéité inhérent au tag. Sur toile, ces effets d’infinies superpositions sont « mangées » par un aplat de blanc… Réunissant le spectre des couleurs, le blanc symbolise peut-être ici le spectre de la voirie qui pèse sur les murs graffés, une nouvelle surface neutre à recouvrir…  et le cycle se poursuit, il est également illustré par deux vidéos où le noir recouvre indéfiniment le blanc.

Pour finir, en Fiat ou en train, dont les portes signées par l’artiste sont présentées, choisissez votre véhicule : les transports urbain de Tilt peuvent vous mener loin. Commun dans le concept, différent pour chaque culture, porteur de richesse au sens littéral du terme, l’objet de fortune utilisé par l’artiste, c’est le billet. Le flop aérien de Tilt passe d’une devise à l’autre et prend à chaque fois les couleurs du drapeau local.

Si lorsqu’il est gum le bubble colle aux basques, lorsqu’il est de Tilt,  il frappe les esprits… A ces trois aspects de son travail s’ajoutent quelques sculptures, à découvrir, jusqu’à la fin juillet !

"Magic and destroy", par Tilt, à la Galerie Wallworks, jusqu'au 27 juillet 2013

« Magic and destroy », par Tilt, à la Galerie Wallworks, jusqu’au 27 juillet 2013

« Magic and destroy », par Tilt
Jusqu’au 27 juillet 2013
Galerie Wallworks
Du lundi au samedi, de 14 à 19h
4, rue Martel
75 010 Paris
M°Bonne Nouvelle (8 et 9)
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